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nombre réponses : 25

#0 Re : -1 »  Le P2P ou P3P décentralisé et anonyme en 2014 » Le 19/09/2014, à 11:45

Wacken
Réponses : 7
voxpopuli a écrit :

Torrent (avec option chiffrement requis) + Retroshare wink

Les vpn ne servent strictement a rien si tu ne sais pas qui est derrière ni se que font les admins (donc a part si tu es l'admin du VPN planqué quelque part difficile d'accès)

RetroShare est surement le logiciel qui a le plus d'avenir concernant le F2F (Friend-to-Friend)... Le jour où les développeurs se pencheront sur la facilité d'utilisation ! Pour le moment, il faut vraiment s'accrocher pour se faire un "cercle d'amis" suffisamment grand pour que les downloads atteignent une vitesse correcte. A côté de ça, OneSwarm est quasi mort, et iMule ne bouge plus beaucoup non plus.

Sinon, Torrent derrière un VPN ou via une seedbox. L'idéal étant de l'administrer toi-même...

#1 Re : -1 »  NAS sous openmediavault. » Le 16/08/2014, à 21:03

Wacken
Réponses : 16
chinois02 a écrit :

Or le bitrate d'une vidéo en full HD atteint vite 30 à 40 Mo/s...pas possible de faire une lecture à la volée du futur NAS au HTPC.

Ca fait beaucoup ça... 35 Mo/s * 5400 s = 189 000 Mo = 185 Go pour une vidéo durant 1h30.
Généralelent, les plus gros MKV en HD font de l'ordre de 10 Go = 10240 Mo pour 1h30, soit environ 2 Mo/s.* Sachant qu'il est possible de trouver des vidéos de 2 heures en full HD qui font 6-8 Go avec une qualité impeccable, la vitesse du réseau ne me semble pas être un soucis. Bien sûr, si tu veux regarder des vidéos 4K en 3D, là il peut y avoir des soucis.

Le plus important, à mon avis, concerne la qualité/stabilité du réseau et le protocole utilié sur le NAS. La stabilité peut affecter la qualité du "streaming" (NFS, Samba ou SSH n'étant pas adapté nativement au streaming), mais ça peut être compensé par une gestion efficace du cache par XBMC (voir ici). Le protocole peut affecter la charge CPU du NAS et du HTPC, et ça peut être assez lourd si on parle de SSH, comme dit avant. Mieux vaut utiliser NFS, qui ne chiffre pas les données et donc économise le CPU.**

* Un fichier Blueray "RAW" (non recompressé) tourne à environ 36 Mbit/s, soit 4.5 Mo/s.
**Note que j'utilise personnellement la combinaison AutoFS + SSHFS, plus simple à configurer que NFS. Mais mes machines sont suffisamment puissantes pour supporter la charge...

#2 Re : -1 »  NAS sous openmediavault. » Le 21/08/2014, à 20:58

Wacken
Réponses : 16

C'est quoi comme CPL 80 Mbps ? 200 Mbps ? En plus pour le CPL, ça dépend de la qualité de ton installation électrique (ne pas brancher le CPL sur un multiprise, ça affecte réellement les performances)

Concernant le RAID 1, toujours tenir compte du fait que ce n'est pas une solution de backup, mais une solution qui permet de remettre rapidement en route le serveur si un disque crève. Souvent, les disques sont achetés en même temps, donc viennent du même lot de production, et seront utilisés de manière identique par le RAID 1. Résultat, si un disque claque, l'autre risque de suivre rapidement... Je préfère un backup externe, avec un disque de backup branché occasionnellement.

#3 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 03/09/2014, à 07:49

Wacken
Réponses : 151
The Uploader a écrit :

Une Ubuntu/Kubuntu LTS ne sera pas moins stable (5 ans de support, une nouvelle LTS tous les deux ans, mise à niveau sans problème) et fiable, et avec GIMP / G'MIC / Inscape / Krita / Blender on a tout ce qu'il faut pour faire des graphismes.

Sauf qu'en fait, c'est beaucoup moins pratique que la suite Adobe. Si tu passes ta journée à faire du graphisme, Ubuntu n'est pas adapté.

#4 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 03/09/2014, à 13:34

Wacken
Réponses : 151
cervo a écrit :
alius a écrit :

c'est vrai, de mon coté j'ai une Debian wheezy qui tourne en non stop depuis un ans environ, je n'ai jamais eu besoins de faire un seul reboot.

ignus  a écrit :

Ok smile. Utilise une Slackware, Debian ou une FreeBsd, tu verras, c'est très stable aussi... Sur un nombre bien plus grand d'architecture matéirelle wink

Ok, cool. Vous confirmez que vous les utilisez pour travailler avec au quotidien? Parce que là drago13 parle "d'ordi de production pour le taf"

Ben moi je travaille avec un Windows 7 au quotidien pour le taf, et j'ai pas à m'en plaindre non plus. Mais j'ai pas les droits d'administration dessus...

Sinon pour Ubuntu (Linux Mint en fait), c'est très stable aussi au quotidien, rien à signaler. Par contre, je fais toujours des réinstallations à partir de zéro quand j'installe une nouvelle version. C'est con, mais c'est bien plus rapide comme ça. Je sauve quelques dossiers de config à partir de mon /home, un ou deux fichiers à partir de /etc, et en quelques minutes c'est configuré. La dernière fois, j'ai installé un SSD, donc réinstallation de Linux Mint 13. J'ai réceptionné le colis à 10h30, j'ai installé dans la tour, installé et configuré le système, et à 13h j'avais un système complètement fonctionnel avec tous les softs nécessaires. Très sincèrement, je peux me permettre 2-3h de boulot une fois tous les 2 ans pour installer une nouvelle LTS.

#5 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 03/09/2014, à 14:31

Wacken
Réponses : 151
ignus a écrit :

Les upgrades ne sont pas difficiles si tu utilises un système stable et surtout quand tu ne le pourraves pas avec des PPA et des pilotes propriétaires smile . Bien souvent, ce sont ces derniers qui foutent le binssssss (dépendances non satisfaites). Mais ta méthode est tout à fait efficace également, hein wink

Bah sous Ubuntu, c'est souvent le cas, du moins après quelques mois quand les packages des dépôts officiels ne sont plus mis à jour (ou seulement les corrections de bugs sont remontées). C'est clair que si tu as une distribution stable, sans PPA ni pilote proprio, les chances que l'upgrade fonctionne sans accroc sont bien meilleures. Mais comme j'ai dit, c'est 2-3 heures de travail à chaque LTS, c'est pas franchement la mer à boire.

#6 Re : -1 »  Quelle alternative face à Google? » Le 14/09/2014, à 16:41

Wacken
Réponses : 10

5 € par personne, donc 500 € pour 100 utilisateurs par mois pour du courriel/agenda/stockage/édition en ligne, c'est effectivement rien du tout. Si on ajoute le fait que les possibilités d'extensions sont virtuellement illimitées... A moins que les asso travaillent avec des données confidentielles ou des "secrets" industriels, ça va être difficile de trouver des arguments convaincants pour gérer ça en interne. D'un autre côté, si les services de Google correspondent aux besoins des utilisateurs, pourquoi changer ?

#7 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 28/08/2014, à 13:17

Wacken
Réponses : 70
Lon-ah852 a écrit :

Je penses que, Apple qui se dit pourtant si bien (pour les graphistes), pose un problème.
En premier, le prix des portables est très cher, ensuite on me dit qu'il n'y a pas de virus et c'est vrai, mais alors pourquoi Apple hors le prix de la machine et des logiciels installés, si l'on veut rajouter d'autres logiciels ils sont payants et cerise sur le gâteau, les graphistes prennent des logiciels Microsoft payants pour leur travail.
Pourtant sous Linux tous les logiciels sont gratuits alors pourquoi ne pas en profiter et on trouve bien l'équivalent de tous les  logiciels Microsoft..

Apple était réputé pour son côté adapté aux graphistes il y a 10 ans, car les Macs avaient effectivement un équipement hardware plus adapté au graphisme. Ce n'est plus le cas maintenant, les Macs n'étant que des PC déguisés. Cependant, Apple joue toujours sur cet argument, et faute de connaissance technique de la part des utilisateurs lambdas, le mythe continue de persister. Si les Macs ont toujours du succès malgré leur prix exorbitant, c'est parce que OSX reste un système très stable et fiable.

Concernant les logiciels utilisés, la majorité des logiciels libres dispos sous Linux sont aussi disponibles sous Windows et OSX. Si beaucoup rivalisent avec les équivalents payants, ce n'est clairement pas le cas dans tous les domaines. Dans le montage vidéo ou le traitement photo, les équivalents libres sont à des années lumières des logiciels professionnels payants. L'achat de ces logiciels, même pour un amateur passionné (par exemple un photographe amateur), est souvent un investissement intéressant sur le long terme. Quant aux professionnels, la question ne se pose même pas : si tu passes ta journée dans un logiciel d'édition photo et qu'un logiciel payant te permet de gagner 2 à 3 fois plus de temps dans ton travail, le calcul est vite fait.

Alors oui, dans la tranche 16-23 ans, il y en a surement beaucoup qui ont un Mac juste pour la frime. Par la suite, quand tu utilises ton ordinateur dans le cadre de ton travail, le pragmatisme est un élément important dans le choix de l'équipement.

#8 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 28/08/2014, à 19:46

Wacken
Réponses : 70
Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

c'est parce que OSX reste un système très stable et fiable.

Je restreindrais la portée de cette affirmation.
D'une part, le fait qu'il ne soit fourni que sur des configurations matérielles bien précise y est pour beaucoup : une grande partie des problèmes rencontrés sous les autres systèmes vient de soucis de pilotes matériels, dûs au fait que ces systèmes doivent gérer énormément plus de matériels différents, souvent (pour les systèmes libres) sans beaucoup d'aide de la part des constructeurs. À partir du moment où le système et le matériel sont maintenus par la même entité et où l'utilisateur ne bricole pas matériellement sa machine, pas mal de problèmes sont dores et déjà réglés.
D'autre part, les utilisateurs de Mac OS X sont (beaucoup plus que ceux des autres systèmes) incités à ne surtout pas sortir des sentiers battus, à se servir de leur ordinateur exactement de la façon dont les concepteurs ont voulus qu'ils s'en servent ; et ont une plus forte tendance à obéir à cette injonction. Or, parmi les problèmes non-liés au matériel que rencontrent les autres systèmes, un grand nombre sont dus au fait que l'utilisateur est « sorti des clous » (installations ne provenant pas des dépôts officiels, notamment). D'où la célèbre expression selon laquelle « le problème réside entre la chaise et le clavier ».
Mac OS X est effectivement un système d'assez bonne facture ; mais sa fiabilité provient aussi, pour une très grande partie, de conditions extérieures très favorables.

Je ne nie pas cette situation, mais la conclusion est la même : si tu suis les rails posés par Apple, il est peu probable que tu aies des problèmes d'instabilité avec ton OS. Beaucoup d'utilisateurs s'en contentent, et ils ont raison si ces rails leurs conviennent.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Dans le montage vidéo ou le traitement photo, les équivalents libres sont à des années lumières des logiciels professionnels payants.

Autant, j'admets ça volontiers pour le montage vidéo ; autant, pour le traitement photo, je ne parlerais pas d'« années lumières », loin de là. Il y a quelques retards manifestes (j'ai évoqué un point en particulier dans mon message précédent) ; mais pour l'essentiel, la différence entre les logiciels libres et privatifs (gratuit ou payant est hors-sujet ; et certains logiciels libres sont tout à fait adaptés aux, si ce n'est développés spécifiquement pour les, usages professionnels) vient du fait que, les interfaces étant souvent radicalement différentes, les habitués de l'un ne retrouvent pas les fonctionnalités qu'ils cherchent dans l'autre, alors que ces fonctionnalités sont pourtant présentes.

C'est dommage, je ne retrouve plus l'article de Cyrille Borne au sujet du format RAW (il le mentionne ici, mais le lien est mort). Si mes souvenirs sont bons, la conclusion était qu'il n'existe (n'existait ?) pas sous Linux un soft libre capable de décoder rapidement les fichiers RAW produits par les appareils photos, même si les spécifications étaient connues. Il mentionnait un temps de décodage de plusieurs minutes par cliché avec les softs libres dispos, contre quelques secondes pour les softs commerciaux (dont la suite Adobe). Ca ne représente pas grand chose si on a quelques photos à traiter, mais si on parle de centaines de clichés par session photo, l'utilisation d'une solution libre n'est pas envisageable. Ce n'est qu'un exemple, mais ça montre déjà que dans la chaine de production, tous les maillons ne valent pas les softs proprios dans ce domaine. Et si un maillon est foireux, c'est toute la chaine qui en subit les conséquences. Concernant le support du CMNJ sous Gimp, on en parle depuis... au moins 2005-2006, à l'époque où j'ai découvert Linux. Le support était soit-diant "en cours de développement". En 2014, on attend toujours. C'est un autre exemple de point noir dans la chaine de production : si le professionnel ne peut pas sortir son fichier final en CMNJ, aucune raison d'utiliser Gimp.

Au sujet des interfaces nouvelles, c'est partiellement vrai. Si je prends l'exemple de la suite Adobe (exemple repris par une discussion que j'ai eue avec un graphiste), l'intérêt est que c'est suite cohérente : tu importes tes photos RAW dans Lightroom, tu fais des modifs basiques (luminosité, contrastes), puis si tu veux aller plus loin tu ouvres dans Photoshop, voire dans Illustrator si tu veux ajouter du dessin vectoriel, et tu conclus dans InDesign pour intégrer tout ça dans une publication. Tu utilises une suite cohérente, tu importes sans problème la sortie d'un maillon de la chaine dans le maillon suivant. Les maillons sont même interconnectés entre eux (exemple du lien : tu synchronises le fichier Illustrator avec tes modifs dans Photoshop, de sorte qu'une modif dans Photoshop est prise en compte en temps réel dans Illustrator). Et en plus l'interface suit la même logique tout au long du processus.

Essaie de faire la même chose en version libre, c'est la croix et la bannière : tu galères avec un premier soft pour traiter tes photos RAW en masse et faire un premier tri (quel logiciel libre permet de le faire d'ailleurs ?), puis tu importes ça dans Gimp qui a une logique de fonctionnement totalement différente, tu dois utiliser Inkscape (qui n'a plus bougé depuis bientôt 2 ans) pour ajouter du vectoriel, en croisant les doigts pour que le module d'import du XCF fonctionne correctement. Et finalement tu importes dans Scribus, qui ne supporte de toutes façons pas le XCF, donc tu dois passer par le PNG ou le JPG. Youpiiii... Imagine que tu remarques sur le résultat final un détail à modifier sur la photo de base, tu es bon pour reprendre tout le processus. Avec en plus l'obligation d'utiliser 3 ou 4 logiciels différents, chacun avec une interface qui lui est propre.

Je suis conscient que l'habitude de l'interface fait beaucoup dans le choix de l'utilisateur, mais là on parle d'une interface cohérente avec la suite Adobe contre 4 interfaces totalement différentes pour les logiciels libres pas nativement compatibles. La courbe d'apprentissage me parait bien meilleure chez Adobe que dans le libre, ainsi que l'efficacité d'une personne maitrisant les 2 chaines...

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

est souvent un investissement intéressant sur le long terme

À condition que le logiciel en question survive sur le long terme. Confer notamment les soucis posés par les formats de fichiers, conduisant à ce qu'il ne soit pas anecdotique qu'un document enregistré par une version donnée d'un logiciel privatif soit plus aisément lisible par un logiciel libre ayant la même fonction que par une autre version du même logiciel privatif.

Ca c'est la théorie, l'exemple du célèbre "format privateur" qui ne sera plus supporté un jour car l'éditeur du "logiciel privateur" aura mis la clé sous la porte. Sauf que les exemples concrets, ils se comptent sur les doigts d'une main. Si dans 5 ans Adobe met la clé sous la porte (on peut rêver) et ton fichier PSD devient illisible, tu fais quoi ? Rien ! Si dans 5 ans Gimp met la clé sous la porte, tu vas faire quoi avec ton fichier XCF si une bonne âme ne se dévoue pas pour fournir un soft qui le prendra en charge ? Pas grand chose de plus... Les formats comme le PSD ou le XCF, tout comme le DOC, XLS, PPT, ODP ou que sais-je, ce sont des formats de travail. Pas des formats de stockage à long terme. Si tu veux être sûr de pouvoir accéder à tes informations dans 5, 10 ou 20 ans (ce qui est déjà rare, à mon avis), tu fais une copie dans un fichier texte, tu exportes en PDF, PNG, JPG ou TIFF, tu l'imprimes et tu le plastifie...

Un exemple souvent donné est l'utilisation de Word contre LaTeX pour l'édition de document. Dans 10 ans, rien ne m'assure que Microsoft supporte encore mon vieux document DOC. Mais dans 10 ans, qui m'assure que mon beau document LaTeX va encore se compiler comme aujourd'hui ? Que les packages ésotériques utilisés pour configurer la mise en page sont encore supportés ? Rien non plus... Au pire, avec le .tex, j'ai encore accès à l'information au format texte. C'est pas terrible, mais l'essentiel est là. Pour le .doc, j'ai plus rien... Sauf si j'ai été malin et que je l'ai exporté en PDF (voire une copie en RTF).

Avec un minimum de jugeotte, on peut très bien s'assurer de l'accessibilité de l'information dans plusieurs décennies. C'est un risque connu de longue date sur les formats privateurs, à l'utilisateur d'y faire attention.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Quant aux professionnels, la question ne se pose même pas : si tu passes ta journée dans un logiciel d'édition photo et qu'un logiciel payant te permet de gagner 2 à 3 fois plus de temps dans ton travail, le calcul est vite fait.

La question se pose surtout d'autant moins que les gens sont généralement plus habitués à utiliser les logiciels privatifs, soit qu'ils les aient achetés par eux-mêmes, soit (cas plus fréquent, et pour lequel cet effet a été prouvé) qu'ils les aient récupéré illégalement : ce n'est pas tant que les logiciels privatifs soient plus efficaces par eux-mêmes, que le fait que l'habitude est pour énormément dans l'efficacité ; et il semble souvent plus rentable pour les entreprises de payer des licences que des formations.

Si le logiciel libre apporte un vrai plus pour le travail quotidien, la formation est un investissement à long terme. Si ce n'est pas le cas, le calcul est simple : une formation professionnelle, ça tourne autour de 400-800 € par personne et par jour. A comparer au prix d'une licence et à la durée moyenne du "turn-over" (durée moyenne avant qu'un employé ne démissionne).

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

le pragmatisme est un élément important dans le choix de l'équipement.

Sans vouloir te vexer, je suis loin d'être convaincu que « pragmatisme » soit le terme qui convient le mieux pour décrire ce que tu disais dans le reste de ce message.

Question de point de vue. Le choix d'un logiciel ne se résume pas au coût de sa licence, surtout à l'heure où le temps a beaucoup plus de valeur que l'argent.

#9 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 09:09

Wacken
Réponses : 70
michel_04 a écrit :

Bonjour,

Wacken a écrit :

C'est dommage, je ne retrouve plus l'article de Cyrille Borne au sujet du format RAW (il le mentionne ici, mais le lien est mort).

L'article de Christophe est là :
Du développement photographique sous Linux* : le format RAW


A+

Merci ! En fait, c'est celui-là dont je parlais : Du développement photographique sous Linux* : le chaînon manquant du Libre. C'est un article très intéressant, écrit par un photographe, sur son expérience avec Linux et le traitement photo.

Je répondrai juste à ça, car j'ai pas le temps :

Elzen a écrit :

Ne démissionne ou ne soit viré. J'emet de gros doutes quant au fait que le turn-over, dans une entreprise donnée, soit principalement dû au fait que les employés décident d'eux-mêmes, au bout d'un moment, d'aller voir ailleurs. À moins bien sûr que les conditions de travail au sein de cette entreprise ne soient si atroces qu'il serait préférable d'être au chômage que d'y bosser…

Tu dois travailler dans le domaine public, j'imagine ? (prof, si mes souvenirs sont bons)
Une entreprise, ce n'est pas un gros méchant patron dont le plaisir caché est de virer ses employés. Une entreprise a tout intérêt à garder ses employés le plus longtemps possible, parce que l'expérience en entreprise est bien plus précieuse que n'importe quelle expérience académique. Un nouvel employé qui arrive, c'est une personne à former qui ne sera pas rentable avant plusieurs mois. Donc le turn-over, c'est bien majoritairement de la part de démissions volontaires, car si tu veux grimper les échelons, c'est plus facile de le faire en changeant d'entreprise.

#10 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 10:40

Wacken
Réponses : 70
ignus a écrit :

Le logiciel libre est un mouvement social, proposant d'autres bases pour construire un système axé sur le partage, la liberté et la fraternité (soit exactement le contraire du logiciel privateur).
Ce qu'en pense les entreprises et consorts, on s'en tartine le fion big_smile
Certes, il y a des situations ou les logiciels privateurs sont plus performants (ça reste à prouver wink )mais c'est bien ce dernier qui retient en otage les utilisateurs et exerce un pouvoir injuste sur eux (vie privée, connaissance de sa machine et du programme). Tant que l'on a pas compris ces quelques fondamentaux, l'utilisateur trouvera toujours le logiciel privateur séduisant et y retournera à la moindre difficulté...

Je suis curieux de connaitre la proportion de contributeurs indépendants par rapport à l'apport des entreprises privées dans le code des logiciels libres. Surtout en ce qui concerne des outils pros (Zabbix ou Odoo, ex OpenERP par exemple). Le côté "tout le monde est copain et se tient la main", je pense que c'est loin de la réalité de beaucoup de logiciels libres, qui sont développés sous licence libre pour des raisons économiques.

#11 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 12:12

Wacken
Réponses : 70
ignus a écrit :
Wacken a écrit :
ignus a écrit :

Le logiciel libre est un mouvement social, proposant d'autres bases pour construire un système axé sur le partage, la liberté et la fraternité (soit exactement le contraire du logiciel privateur).
Ce qu'en pense les entreprises et consorts, on s'en tartine le fion big_smile
Certes, il y a des situations ou les logiciels privateurs sont plus performants (ça reste à prouver wink )mais c'est bien ce dernier qui retient en otage les utilisateurs et exerce un pouvoir injuste sur eux (vie privée, connaissance de sa machine et du programme). Tant que l'on a pas compris ces quelques fondamentaux, l'utilisateur trouvera toujours le logiciel privateur séduisant et y retournera à la moindre difficulté...

Je suis curieux de connaitre la proportion de contributeurs indépendants par rapport à l'apport des entreprises privées dans le code des logiciels libres. Surtout en ce qui concerne des outils pros (Zabbix ou Odoo, ex OpenERP par exemple). Le côté "tout le monde est copain et se tient la main", je pense que c'est loin de la réalité de beaucoup de logiciels libres, qui sont développés sous licence libre pour des raisons économiques.

Ce que tu écris est peut-être vrai dans certains cas mais quand on utilise une distribution communautaire, on s'aperçoit très rapidement que ton assertion est galvaudée wink

Une distribution est un assemblage de logiciels, donc beaucoup (le noyau Linux, MySQL, Java...) sont développés en grande partie par des entreprises privées. Le fait d'utiliser Debian plutôt que Red Hat ne change rien à l'origine des logiciels utilisés.

#12 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 13:52

Wacken
Réponses : 70
ignus a écrit :
Wacken a écrit :

Une distribution est un assemblage de logiciels, donc beaucoup (le noyau Linux, MySQL, Java...) sont développés en grande partie par des entreprises privées. Le fait d'utiliser Debian plutôt que Red Hat ne change rien à l'origine des logiciels utilisés.

Pour les origines, oui bien sûr. Mais la manière dont Debian, Slackware, Gnewsense utilisent les sources est différente de Red Hat, Canonical.
Pour illustrer mon propos, que serait Ubuntu et ses dérivés sans Debian?
Une distribution communautaire ne privilégiera jamais le profit mais assemblera des briques existantes en les améliorant et en donnant les travaux à qui les veut.
Ubuntu est un vieux mot Africain qui signifie « Je n'ai pas réussi à configurer ma Debian »
Bon, faut que j'aille bosser.
Bonne journée à tous et toutes smile

Et que serait Fedora sans Red Hat ? wink Ensuite, je vois pas trop le souci qu'une distribution soit communautaire ou pas. Il suffit de regarder le nombre de dérivées d'Ubuntu. Note qu'Ubuntu, bien que basée sur Debian, s'en éloigne de plus en plus. Le temps où Ubuntu était une Debian Sid plus ou moins stabilisée est révolu.

Elzen a écrit :

Néanmoins, j'émets quelques doutes quant à l'assertion selon laquelle changer de boîte est plus facile pour grimper les échelons, dans le contexte actuel où retrouver une nouvelle boîte est loin d'être garanti.

C'était vrai l'année dernière, ça l'est moins cette année. Mais le principe est le suivant : si tu acceptes un nouveau boulot, c'est pour avoir mieux ou plus. Si une personne a les dents longues (et dans le privé, c'est pas rare), il fera jouer son expérience (quitte à mentir un peu, mais c'est le jeu) pour avoir un meilleur poste ailleurs. De plus, il se peut simplement que le poste qu'il vise ne soit pas libre dans sa boite actuelle, donc pas de possibilité d'évolution rapide. Mais on s'éloigne du sujet...

#13 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 14:00

Wacken
Réponses : 70
alius a écrit :

@pierrecastor:

alors je vais rectiier mon propos d'origine,
Le problème demeurera tant que l'on commercialisera du logiciel dans le but de faire du profit au détriment des autres.
est-ce que tu vois mieux où je veux en venir ?

Un logiciel libre peut être commercialisé (via des services annexes) dans le but de faire du profit au détriment d'autres logiciels (libres ou non). Deux logiciels libres portant sur le même domaine (monitoring, par exemple) restent deux logiciels concurrents. Si ce sont des entreprises privées qui sont derrière, il n'y a aucune raison qu'elles ne soient pas concurrentes aussi.

Le monde du logiciel libre n'est pas le monde des Bisounours, tout comme le monde proprio n'est pas le mal incarné.

#14 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 14:11

Wacken
Réponses : 70
Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Tu dois travailler dans le domaine public, j'imagine ? (prof, si mes souvenirs sont bons)

Certes ; mais je ne pense pas que ce soit censé m'empêcher d'avoir un avis sur le domaine privé, que j'ai (très brièvement) fréquenté, et surtout duquel j'ai énormément d'exemples dans mon entourage. Donc en gros, je ne pense pas que cette interrogation soit pertinente en l'espèce. D'ailleurs, certains domaines publics qui recourent en partie à des contrats à durée déterminée (dont notamment la recherche et l'enseignement supérieur), sont également concernés par le problème.

Wacken a écrit :

Une entreprise, ce n'est pas un gros méchant patron dont le plaisir caché est de virer ses employés. Une entreprise a tout intérêt à garder ses employés le plus longtemps possible, parce que l'expérience en entreprise est bien plus précieuse que n'importe quelle expérience académique. Un nouvel employé qui arrive, c'est une personne à former qui ne sera pas rentable avant plusieurs mois. Donc le turn-over, c'est bien majoritairement de la part de démissions volontaires, car si tu veux grimper les échelons, c'est plus facile de le faire en changeant d'entreprise.

Un employé, ce n'est pas un gros méchant dont le plaisir caché est de partir en laissant sa boîte manquer de main d'œuvre compétente. Un employé a tout intérêt à garder sa boîte le plus longtemps possible, parce que ça lui assure une subsistance un minimum pérenne.
J'admets volontiers avoir été un peu abusifs sur le terme « virer », mais je n'ai jusque là croisé la notion de « turn-over » que dans deux cas : majoritairement, les recours massifs aux CDDs qui n'étaient pas reconduits alors que l'employé avait en moyenne tendance à souhaiter rester ; et de temps en temps, les cas où c'étaient les conditions de travail désastreuses qui incitaient vivement les employés à démissionner.

Dans le privé, tu as (pour schématiser très fortement) les emplois qualifiés et les emplois non qualifiés. Pour les emplois non qualifiés (réassortisseur dans la grande distribution, par exemple), le patron peut se permettre de jouer avec des CDD, parce que tout ce qu'il faut savoir sur le métier, tu l'apprends en une semaine. Pour les emplois qualifiés (recherche, développement, analyse dans le domaine scientifique, industriel ou économique), ta courbe de connaissance ne s'arrête virtuellement jamais. Dans les boulots que j'ai fait, c'était le cas : il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre ou à approfondir. Dans ces cas-là, le patron a tout intérêt à conserver ses employés le plus longtemps possible.

Mais je m'éloigne du sujet....

#15 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 14:29

Wacken
Réponses : 70
ignus a écrit :
Wacken a écrit :
ignus a écrit :

Pour les origines, oui bien sûr. Mais la manière dont Debian, Slackware, Gnewsense utilisent les sources est différente de Red Hat, Canonical.
Pour illustrer mon propos, que serait Ubuntu et ses dérivés sans Debian?
Une distribution communautaire ne privilégiera jamais le profit mais assemblera des briques existantes en les améliorant et en donnant les travaux à qui les veut.
Ubuntu est un vieux mot Africain qui signifie « Je n'ai pas réussi à configurer ma Debian »
Bon, faut que j'aille bosser.
Bonne journée à tous et toutes smile

Et que serait Fedora sans Red Hat ? wink Ensuite, je vois pas trop le souci qu'une distribution soit communautaire ou pas. Il suffit de regarder le nombre de dérivées d'Ubuntu. Note qu'Ubuntu, bien que basée sur Debian, s'en éloigne de plus en plus. Le temps où Ubuntu était une Debian Sid plus ou moins stabilisée est révolu.

Ok, regarde ce lien, et tu constateras que toutes les distributions Linux actuelles descendent de version communautaire.
Si tu ne vois pas la différence entre une distribution communautaire d'une distribution par une entreprise...

Je ne vois pas où tu veux en venir. La majorité des distributions descendent de 3 distributions : Debian, Slackware et Red Hat. Debian est clairement communautaire, Slackware est "communautaire" mais gérée en fait par Patrick Volkerding, et Red Hat est commerciale. La raison est aussi historique : ces 3 distributions étaient les premières.

Il n'empêche que communautaire ou pas, chaque distribution profite du boulot fourni par des entreprises (80 % des logiciels si j'en crois le chiffre avancé par Elzen). Je ne nie pas le travail d'intégration qui est nécessaire pour intégrer tous les logiciels et en faire une distribution cohérente et stable, mais le fait est que l'entreprise privée reste le vrai moteur dans le monde du libre. L'aspect communautaire est également fondamental, cela va sans dire, mais l'un ne fonctionne pas sans l'autre.

#16 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 15:01

Wacken
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Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Je ne nie pas cette situation, mais la conclusion est la même : si tu suis les rails posés par Apple, il est peu probable que tu aies des problèmes d'instabilité avec ton OS. Beaucoup d'utilisateurs s'en contentent, et ils ont raison si ces rails leurs conviennent.

La conclusion n'est pas tout à fait la même, dans la mesure où la portée est fondamentale. Ce n'est pas Mac OS X qui est fiable, c'est la combinaison Mac OS X + ordi Apple + utilisateur « dans les clous ». Or, la plupart des systèmes sont des exemples de fiabilité dans ces conditions. Poser « le système est fiable » en omettant de préciser que c'est parce que les conditions sont par ailleurs quasi-systématiquement bonnes, ça me semble oublier une partie pas négligeable du truc.

Pour l'utilisateur final, la conclusion est bien la même : il a un système stable sans se casser la tête.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

du format RAW

Point de détail sans grand rapport : s'agit-il réellement d'un format ? Il me semblait que chaque sorte d'appareil faisait « à sa sauce » et que les données dites RAW étaient en pratique dans plein de formats différents.

Oui. Certains sont documentés, d'autres non.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Le support était soit-diant "en cours de développement". En 2014, on attend toujours.

L'éternel soucis du manque de moyen. Il existe une solution pour améliorer les choses, note : ça s'appelle « contribuer » wink

(Je ne dis pas ça spécialement pour toi ; c'est aussi un critère énorme dans le « pragmatisme ou pas » au niveau entreprise : tout à fait pragmatiquement, il y a pas mal de cas pour lesquels il serait énormément plus rentable, sur plein de points, de faire développer le truc sur mesure (une mise sous licence libre garantissant que les sous ne vont pas être finalement perdus), que d'utiliser un existant très onéreux et pas forcément génialement adapté lui non-plus)

Si je prends l'exemple de The Gimp, pourquoi une boîte d'infographistes irait payer un développeur pour implémenter des fonctionnalités supplémentaires alors qu'un logiciel propriétaire les possède déjà ? Et si en plus, ce logiciel propriétaire est de qualité ? Et qui va maintenir ces fonctionnalités supplémentaires quand une nouvelle version du logiciel va sortir ? Je ne pense pas que le cout des licences (qui n'est pas énorme concernant Adobe) soit un problème dans ce cas. Ça vaut le coup uniquement si le logiciel libre a des atouts supplémentaires, parce qu'un employé en plus, ça coute plusieurs milliers d'euros par mois.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Ca c'est la théorie, l'exemple du célèbre "format privateur" qui ne sera plus supporté un jour car l'éditeur du "logiciel privateur" aura mis la clé sous la porte.

Non, ce n'est pas la théorie ; et non, pas la peine d'attendre la clef sous la porte.
Je reconnais volontiers ne pas savoir ce qu'il en est pour le graphisme ; en revanche, pour les traitements de textes et tableurs, c'est une réalité constatée sur pas mal de mises à jour de Microsoft Office (ouvre Writer, et regarde le nombre de formats « Microsoft Word » proposés…).
Ce qui se comprend d'ailleurs tout à fait, dans la mesure où l'éditeur de la solution onéreuse a tout intérêt à ce que l'utilisateur repaye pour une nouvelle version plutôt que de conserver l'ancienne, et où changer de format est une stratégie efficace pour y parvenir.

Ce n'est pas le cas partout, mais néanmoins, le fait existe. Et quoique rien ne soit jamais totalement garanti, les formats ouverts et logiciels libres offrent des garanties plus importantes à ce niveau. Ne serait-ce que parce que si le truc n'est plus maintenu au moment où tu as impérativement besoin d'y accéder, ça te coûtera un bras de moins de faire redévelopper un truc sur mesure si le format était ouvert, la doc ayant toutes les chances d'exister encore.

Microsoft assure la compatibilité à chaque nouvelle version. Un document créé avec Office 95 est toujours compatible avec Office 2013. Par contre, l'inverse n'est pas vrai : un document Office 2013 n'est pas forcément compatible avec une version antérieure. C'est exactement la même chose dans le libre : la version n du logiciel est compatible avec la version n-1, mais l'inverse n'est pas forcément vrai. Et c'est tout à fait logique, les softs évoluent, de nouvelles fonctionnalités sont apportées. Note que dans le cas de Microsoft, on parle du format DOCX, introduit en 2007. A l'époque, ça a posé des problèmes. C'était il y a 7 ans...

Si j'essaie de compiler un document développé avec TeX Live 2013, il y a très peu de chances qu'il compile avec TeX Live 1996. Et parfois c'est même pire pour LaTeX : certains packages ne sont plus maintenus ou sont remplacés par d'autres. Ce qui fait que dans le sens inverse, il n'est pas impossible qu'un document créé avec TeX Live 1996 ne compile pas avec TeX Live 2013.

Autre exemple, le langage Python : le code Python 2 n'est pas compatible avec le code Python 3, et inversement. La compatibilité a sciemment été cassée pour des raisons d'évolution.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Les formats comme le PSD ou le XCF, tout comme le DOC, XLS, PPT, ODP ou que sais-je, ce sont des formats de travail. Pas des formats de stockage à long terme. Si tu veux être sûr de pouvoir accéder à tes informations dans 5, 10 ou 20 ans (ce qui est déjà rare, à mon avis), tu fais une copie dans un fichier texte, tu exportes en PDF, PNG, JPG ou TIFF, tu l'imprimes et tu le plastifie...

Je ne crois pas avoir dit le contraire. Néanmoins, si le fait de conserver un produit fini est évidemment une pratique éminemment souhaitable, ça ne veut pas dire que les sources n'auront pas une certaine utilité.

Et notamment, parce que c'est de ça que je parlais au départ et que ta longue réponse a totalement éludé ce point (j'aurais dû tourner ça mieux) : s'il y a besoin d'échanger des sources (parce que documents de travail et collaboration, par exemple) entre deux entités utilisant deux versions différentes du logiciel au même instant t, le fait est que ce sera plus facile de s'en sortir avec du logiciel libre que sans.

Ben non, cf. mon commentaire précédent. Rien ne m'assure qu'une image XCF crée avec Gimp 2014 sera compatible avec Gimp 2005 (je connais pas les versions de Gimp, mais tu auras compris mon propos).

#17 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 15:36

Wacken
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Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Pour l'utilisateur final, la conclusion est bien la même : il a un système stable sans se casser la tête.

Ça dépend précisément de l'utilisateur final en question, puisqu'il est partie de l'équation.

Wacken a écrit :

pourquoi une boîte […] irait payer un développeur pour implémenter des fonctionnalités supplémentaires alors qu'un logiciel propriétaire les possède déjà ?

Je sabre un bout de ton post pour répondre au cas général : entre autres possibles, pour l'autonomie et l'adaptation, ou parce que le coût total serait tout de même inférieur au prix de l'ensemble des licences requises (je ne saurais plus trop donner de détail, mais il me semble avoir déjà croisé le cas).

Après, dans le cas particulier de l'infographie, je ne connais pas suffisamment pour pouvoir donner un avis recevable sur ce point.

Wacken a écrit :

Et qui va maintenir ces fonctionnalités supplémentaires quand une nouvelle version du logiciel va sortir ?

C'est justement sur ce point que le passage au logiciel libre est intéressant : ça permet de garantir qu'il n'y aura, au cas où la boîte d'origine laisserait tomber, qu'à chercher de la maintenance, plutôt qu'à avoir à chercher du rédeveloppement.
D'autant que les modifications publiées sous licence libre ont d'autant plus de chances de finir par être intégrées au logiciel de base (ou à un éventuel fork).

Si c'est une licence "à vie" par version de logiciel, le fait que le support du logiciel s'arrête n'est pas un énorme problème. Au pire, tu conserves ta vieille version du logiciel et tu as plusieurs années pour trouver une alternative. Le seul cas où tu aurais un souci est si tu paies une licence annuelle, et que du jour au lendemain, la boite arrête complètement ses activités. Mais c'est un cas qui me parait peu probable : il suffit de garder un gars qui va cliquer sur un bouton pour générer une nouvelle licence chaque année... Là encore, la boite a plusieurs années pour trouver une alternative.
Le plus gros risque, pour une entreprise, est de se laisser enfermer dans l'utilisation d'un logiciel très spécifique (libre ou pas) pour son "core business". Le jour où le support s'arrête, c'est toute l'organisation et la méthode de travail qui est à revoir. C'est à l'entreprise de faire un minimum de veille technologique et de préparer un plan B.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Microsoft assure la rétrocompatibilité à chaque nouvelle version. Un document créé avec Office 95 est toujours compatible avec Office 2013.

Eùh, ça, c'est peut-être ce dont ils se vantent ; mais des exemples de logiciels enregistrés avec une vieille version de Microsoft Office et qui s'ouvre mieux avec LibreOffice qu'avec une version plus récente de leur logiciel d'origine, j'en croise à la pelle.

Wacken a écrit :

Par contre, l'inverse n'est pas vrai : un document Office 2013 n'est pas forcément compatible avec une version antérieure.

C'est même plus que pas forcément, étant donné qu'il y a eu un changement de format entre temps.

Encore une fois, pour moi le DOC, DOCX et consorts sont des formats de travail, pas de conservation à long terme. Je voulais surtout pointer le fait que la problématique est exactement la même dans le libre.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

C'est exactement la même chose dans le libre : la version n du logiciel est compatible avec la version n-1, mais l'inverse n'est pas forcément vrai. Et c'est tout à fait logique, les softs évoluent, de nouvelles fonctionnalités sont apportées.
[…]
Rien ne m'assure qu'une image XCF crée avec Gimp 2014 sera compatible avec Gimp 2005 (je connais pas les versions de Gimp, mais tu auras compris mon propos).

La différence résidant surtout dans le fait que passer d'une version à une autre ne représente pas le même investissement dans un cas ou dans l'autre.

Oulàlà, je suis pas d'accord. Comment tu fais pour installer Gimp "2014", Tex Live 2013 ou LibreOffice "2014" sur Ubuntu Dapper Drake ? Y'a aucun binaire existant, et rien ne dit que ça compilera sans une intervention majeure dans le code source de l'application.

#18 Re : -1 »  Quelle proportion mondiale linux par rapport aux concurents? » Le 29/08/2014, à 19:22

Wacken
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Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Encore une fois, pour moi le DOC, DOCX et consorts sont des formats de travail, pas de conservation à long terme. Je voulais surtout pointer le fait que la problématique est exactement la même dans le libre.

Je te rejoins entièrement sur le fait qu'il s'agit de formats de travail ; pas sur le fait que ça s'oppose à une conservation à long terme. Enregistrer dans un format de document fini est, évidemment, une pratique indispensable, comme on l'a déjà dit ; mais il n'empêche que que conserver la source a généralement un intérêt aussi. La bonne pratique me semble être de conserver les deux.

Je suis tout à fait d'accord, l'idéal est de conserver les deux. Avec l'espoir que la source originale soit encore utilisable dans plusieurs années, ce qui pour moi n'est assuré ni pour le logiciel libre, ni pour le logiciel proprio.

Elzen a écrit :

Et non, la problématique n'est pas la même, compte tenu du fait qu'il y a, entre l'un et l'autre, une différence majeure résidant dans la documentation. Dans le cas malencontreux où tu as besoin d'accéder à une information stockée dans un format obsolète, que ce format ait été ouvert augmente considérablement tes chances de parvenir à tes fins.

Je ne nie pas que ça soit plus facile de retrouver l'information si cela a été documenté. Mais dans la pratique, en l'an 2014, des progrès énormes ont été réalisés quant à l'interopérabilité des formats, en particuliers au sujet de documents susceptibles d'être échangés. Pour rappel, le DOCX est un format respectant des normes ouvertes et documentées (même si Microsoft a trainé la patte pour clarifier tous les aspects). Le DXF, utilisé par AutoCAD, est aussi ouvert. Le standard SOAP est utilisé en entreprise pour faire communiquer différents logiciels. Bref, on n'est plus en l'an 2000 où chaque logiciel proprio tentait de fidéliser la clientèle via un format obscur. En entreprise, la multiplication des logiciels a poussé les éditeurs à normaliser les formats. En 2014, de nombreux logiciels proprios utilisent des formats natifs ouverts, ou permettent l'export vers des formats ouverts.

Elzen a écrit :
Wacken a écrit :

Oulàlà, je suis pas d'accord. Comment tu fais pour installer Gimp "2014", Tex Live 2013 ou LibreOffice "2014" sur Ubuntu Dapper Drake ? Y'a aucun binaire existant, et rien ne dit que ça compilera sans une intervention majeure dans le code source de l'application.

Étant donné que Dapper Drake est lui-même un logiciel libre, ça ne fait que décaler le problème, non ?

Compare la proportion d'entités (entreprises ou autres) utilisant encore des versions obsolètes d'un système par rapport à toutes celles utilisant le même système en version récente (pour éviter les biais dus au fait que certains systèmes sont plus fréquents que d'autres) : l'utilisation de Dapper Drake se rapproche-t-elle réellement de celle de Windows 9X ?

Ma remarque va plutôt dans ce sens : c'est pas parce qu'un logiciel est libre qu'il est forcément moins cher de le mettre à jour.

#19 Re : -1 »  Munich bientôt de retour sur Windows et Office » Le 20/08/2014, à 13:08

Wacken
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http://www.reddit.com/r/linux/comments/ … t_producs/
http://www.numerama.com/magazine/30298- … com1699497

Il y a _un_ type qui a dit un jour que ça serait bien de revenir à Windows. il a à peu près tout le monde contre lui. Problème : c'est un politicien, et depuis qu'Ars Technica a rédigé un article caca sur son opinion personnelle, les autres journaux reprennent ça comme si "la ville" avait décidé et que c'était couru d'avance. Parce que ça fait du clic.

Pendant ce temps : "The city council and the three largest parties represented in it have all made clear that Limux is not up for discussion in any way."

Le type en question ? Citons Ars: "Microsoft announced last year that it was moving its German headquarters to Munich. This move is planned to take place in 2016. While Reiter was involved in the deal that precipitated the move and describes himself as a "Microsoft fan," he says the criticism of LiMux is unrelated."

Voilà. Le mec est un fanboy Microsoft. Il se trouve que ça fait depuis plus de 10 ans que MS pense que le succès de Munich est une tache sur ses ambitions commerciales, et du coup s'est décidé à bouger sur place pour combattre le mal à la racine (de la même manière que ce qu'on a déjà vu dans les Halloween Documents, à croire qu'on est de nouveau en 2003). Ils ont trouvé et graissé un politicien verbeux qui fait son opération PR phase 1 "Linux, ça pue", histoire de préparer le terrain. Et la presse en raffole.

Je ne vous félicite pas, les gars.

#20 Re : -1 »  Munich bientôt de retour sur Windows et Office » Le 20/08/2014, à 19:36

Wacken
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ignus a écrit :

Pour ma part, ça ressemble à une reprise de pouvoir d'un lobby (© Microsoft®) grâce à la nouvelle équipe dirigeante (évoquée dans l'article) pour cette ville. La liberté logicielle ne pourra s'exercer naturellement tant quelle sera dépendante des décisions politiques locales... Ou nationales d'ailleurs...

Le passage à Linux par la ville de Munich relève d'une décision politique wink D'ailleurs on parle du parc informatique de la ville, ça parait logique que ce genre de décision soit prise par des organes liés à des partis politiques.

#21 Re : -1 »  Munich bientôt de retour sur Windows et Office » Le 20/08/2014, à 22:35

Wacken
Réponses : 42
ignus a écrit :
Wacken a écrit :
ignus a écrit :

Pour ma part, ça ressemble à une reprise de pouvoir d'un lobby (© Microsoft®) grâce à la nouvelle équipe dirigeante (évoquée dans l'article) pour cette ville. La liberté logicielle ne pourra s'exercer naturellement tant quelle sera dépendante des décisions politiques locales... Ou nationales d'ailleurs...

Le passage à Linux par la ville de Munich relève d'une décision politique wink D'ailleurs on parle du parc informatique de la ville, ça parait logique que ce genre de décision soit prise par des organes liés à des partis politiques.

Logique? Non! Mille excuses si je n'ai pas su me faire comprendre mais ce genre de décisions devraient relever des administrateurs réseaux, opérateurs, utilisateurs wink
Cette décision est comparable à la vente liée sur les pcs, © Microsoft Windows ® est un standard et non LE standard.

smile

Les administrateurs réseaux ou les opérateurs peuvent être consultés à titre informatif, mais ce ne sont pas eux qui prennent les décisions. Les décisions sont prises par le management (ici, les élus municipaux). Ca fonctionne comme ça dans le privé tout comme dans le public : il y a le management qui décide, et les techniciens qui exécutent.

Chacun fait son boulot... Le management a une vue globale de la situation, un plan à long terme, la responsabilité de gérer au mieux les finances selon le budget alloué. Les techniciens ou utilisateurs ont une vue limitée à un domaine particulier et ont pour tâche de réaliser au mieux le travail avec le matériel fourni. Si le management fait bien son boulot, il prend conseil auprès de référents techniques pour guider les décisions. Si le technicien fait bien son boulot, il s'adapte aux outils fournis et donne un feedback (négatif ou positif) à sa hiérachie.

C'est le principe même des systèmes hiérarchiques établis dans les grandes structures (et ici, la ville de Munich est une grande structure, on parle de 15000 postes). Penses-tu que l'employé qui encode les actes de naissances a la moindre idée de l'impact à grande échelle que peut avoir l'utilisation de Linux ou Windows ? La moindre idée du coût de déploiement d'un serveur Active Directory + Exchange plutôt qu'un LDAP + Postfix ? Penses-tu que l'administrateur réseau qui a la tête plongée dans ses logs Nagios ou Zabbix toute la journée a la moindre idée de ce qu'est préparer 150 slides avec Powerpoint plutôt qu'avec Impress ?

Bon ou pas bon ? Je ne sais pas, mais je suis prêt à parier que si tu avais demandé l'avis des 15000 employé de la ville de Munich si, en 2004, ils voulait passer sous Linux ou rester sous Windows, il y a fort à parier qu'ils seraient restés sous Windows. Pareil pour les administrateurs système... D'ailleurs c'est un peu le motto d'un admin système : si ça marche, on touche pas. A moins qu'ils aient été dans une situation intenable en 2004 avec Windows, ça m'étonnerait franchement que quiconque choisisse la difficulté en amenant du changement.

Pour en revenir au sujet initial, il y a des commentaires très intéressants sur l'article de Numérama. Si on creuse un peu, on se rend compte que cette histoire de rétropédalage est juste une campagne de désinformation lancée par un élu pro-Microsoft, et repris avec clairon sonnant et trébuchant par la presse IT. Pour la petite histoire, Microsoft a annoncé son "déménagement" à Munich (en fait, ils se déplacent à 15 km de leurs bureaux actuels) pour cause de manque de place. Ceci ayant été annoncé un mois avant que le gogo politique fase son annonce sur le rétropédalage vers Microsoft, ce qui a été démenti par tous les autres élus. En gros, ça donne de quoi occuper les fanboys Windows et Linux pendant cette période de vacances où il ne se passe rien smile

#22 Re : -1 »  Métiers de l’informatique… sur le terrain ? » Le 21/08/2014, à 21:34

Wacken
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Les métiers de l'informatique "en extérieur", c'est assez rare. Mieux vaut viser des études beaucoup plus pratiques, genre électromécanique, génie civil, géomètre... Et je dirais que plus tu vises haut dans les études, plus tu risques de te retrouver dans un bureau 5 jours par semaine. Un bon compromis peut être de viser un poste de chef de chantier : tu fais le lien entre le terrain et le bureau d'étude. Mais c'est un peu le "haut de l'échelle" des métiers sur le terrain, donc ça demande pas mal d'expérience.

Expérience personnelle, je pense qu'il est plus simple de gravir les échelons que de les descendre. Plus tu gagnes en expérience, plus on te donne des postes à responsabilité, plus tu rapportes à l'entreprise. Plus le poste est à responsabilité, plus il consiste à gérer des gens et des budgets, plus il consiste à rester enfermé dans un bureau. On va rarement reléguer un chef de chantier au statut d'ouvrier, tout simplement parce que son expérience du métier et sa compétence à gérer des équipes rapporte beaucoup plus que creuser un trou.

#23 Re : -1 »  Métiers de l’informatique… sur le terrain ? » Le 21/08/2014, à 21:41

Wacken
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Mornagest a écrit :

Salut,

Chez nous, on a des modélisateurs en hydrologie, par exemple.  Ils travaillent pas mal sur ordi, mais passent aussi du temps sur les rives des fleuves...

On a aussi des programmeurs pour des logiciels de gestion des sols pour les viticulteurs.  Là aussi, ils passent du temps sur le terrain.

Deux exemples dans le labo où je travaille.  Je ne doute pas qu'il y en ait plein d'autres wink

Et ce sont des informaticiens de formation ? Souvent c'est plus un boulot d'ingénieur ou de physicien : la compréhension du phénomène lui-même est bien plus important que le côté programmation.

#24 Re : -1 »  Métiers de l’informatique… sur le terrain ? » Le 21/08/2014, à 22:31

Wacken
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Mornagest a écrit :

Ça, je ne sais pas.  Je demanderai... mais je dirais qu'une formation en ingé est peut-être un peu plus large que le cadre de l'informatique seule, non ? Je connais mal les formations en France, j'avoue...

Justement, en Belgique la formation "master en informatique" est très orientée informatique pure et dure... Il faut partir sur des formations d'ingénieur ou de physicien (voire de mathématicien ou de chimiste, mais plus rare) pour se retrouver dans un boulot de modélisateur. La modélisation, ça demande grosso modo 50 % de compréhension physique, 10 % de programmation et 40 % d'analyse des résultats. J'ai intéragit avec des modélisateurs en Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, USA et Chine, et aucun n'était informaticien. D'où mon questionnement smile