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nombre réponses : 25

#0 Re : -1 »  Ubuntu-fr: signaler des erreurs et aider à améliorer le site » Le 28/10/2014, à 17:10

oleg
Réponses : 1377
ljere a écrit :

Rebonjour,
Désolé pour le message type télégramme, mais j'étais fort occupé et vu qu'il y a eu jusqu'à des signalements, j'ai préféré répondre vite que de vous laisser dans le flou.
Pour l'explication, elle est donné par nesthib ces sections sont pleines de discussions dont beaucoup n'ont rien à voir avec Ubuntu et
avoir des membres qui s'inscrivent juste pour participer à ce genre de discussion n'est pas notre objectif.

librement,
ljere

Bonjour,

Mon point de vue : connectés ou pas, inscrits ou pas n'est pas vraiment la question sauf à défendre une position que je trouve assez bancale et un peu hypocrite avec cette décision de planquer des topics aux visiteurs de passage non inscrits (comme s'il fallait par exemple leur cacher que des membres inscrits – y compris des modos- puissent trouver important de se dire « plop » à 3 heures su mat et « bonjour » deux ou trois heures plus tard en comptabilisant leurs connexions).

Ma proposition :  soyez cohérents et allez  jusqu'au bout de votre logique en supprimant purement et simplement les sections « Etre ou ne pas être » et « Ephémères ».

Quant à la section « Café » restante :

- rapatriez de la section « Etre ou ne pas être » les topics à caractères culturels et de partage, de même que les jeux
- acceptez-y  toutes les discussions à l'exception des sujets politiques, et religieux qui finissent le plus souvent par être fermés à cause de conflits inévitables entre membres (et même les sujets économiques et sociétaux ne concernant pas directement Ubuntu qui finissent souvent eux aussi par dériver en discussions politiques ) : à mon avis, vous serez alors à 100 % en cohérence avec votre démarche et les choses seront enfin plus claires.

Cordialement

oleg

#1 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 02/09/2014, à 08:02

oleg
Réponses : 151
dragao13 a écrit :

Ce que je peux en dire après 3 ans d'utilisation ... c'est que c'est l'expérience la plus stable que j'ai eu avec un OS et un ordi ...
Que du bonheur pour mon utilisation !

Pareil pour moi. Je suis sur un Mac mini depuis 2009 en triple boot , toujours en version Snow Leopard de base en plus (j'ai laissé passé les 3 -bientôt 4- moutures suivantes qui ne m'apportent strictement rien) et ça tourne. Juste une augmentation mémoire ram (8 Go) et un disque dur dur de plus grande capacité (1 T0) depuis les maigres capacités d'origine et basta. Oui, vraiment il tourne bien et il est propre. Vraiment bien l'option Mac mini qui laisse le choix de l'écran mat et de qualité (les écrans glossy I Mac je ne supporte pas pour la photo notamment)

#2 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 02/09/2014, à 08:07

oleg
Réponses : 151

On peut toujours augmenter la mémoire sur les derniers et c'est prévu pour et bien plus facile que sur ma version Late 2009 avec laquelle il faut faire un minimum attention au démontage (mais je l'ai fait à partir d'excellents tutos troouvés sur le net..)

#3 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 02/09/2014, à 08:10

oleg
Réponses : 151

Possible. Macbook pro, connais pas....

#4 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 04/09/2014, à 08:13

oleg
Réponses : 151

Et bien tu en auras vu au moins un = moi. Triple boot Mac OS X/ Windows 7/ Xubuntu Precise LTS 12.04 sur Mac mini.

#5 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 13/09/2014, à 07:43

oleg
Réponses : 151

J'ai déjà donné un premier avis sur la question : http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.ph … #p17904731

Je voudrais quand même apporter quelques petits bémols: je suis en triple boot Mac OS X/ Seven/ Xubuntu 12.04 LTS mais sur ma partition Mac OS X je suis toujours sur Snow Leopard (version sortie en 2009) et qui tourne vraiment très bien.

Oui mais depuis, plusieurs autres versions Mac OS X sont sorties (que j'ai laissées passer n'en voyant aucune utilité par rapport à mes besoins habituels) : Mountain puis Mountain Lion puis Mavericks et très bientôt : Yosemite.

J'en suis aussi resté à SL pour une autre raison essentielle : parce qu'après m'être bien renseigné j'ai constaté que les versions suivantes tournaient plus lentement sur les hardwares des années 2009/2010. Apple offre en ce moment la possibilité gratuite de passer directement de SL à Mavericks. Très bien. Sauf que j'ai constaté que de nombreux utilisateurs qui l'ont fait faisaient tout pour revenir ensuite sur SL et demandaient comment procéder car cette dernière version faisait complètement ramer leur ordi.

Donc, chez Apple il y a manifestement plusieurs soucis :

- en terme de sécurité, les versions antérieures ne sont pas longtemps soutenues (et le soutien de SL a été abandonné en 2013/ par contre je reçois toujours des propositions de mises à jour pour...I Tunes , ça oui !!! GRRR...)
- les dernières versions software de MAC OS X sont toujours plus lourdes et ne tournent bien qu'avec les modèles hardware ad-hoc (ce qui oblige à changer de matos tous les 3 à 4 ans en moyenne)
- les dernières versions de certains logiciels ne tournent plus sur les anciennes versions : par exemple, la dernière version de Lighroom (LR 5) ne tourne plus sur mon Mac Mini Late 2009

Sur Linux, c'est tout le contraire : on peut l'adopter et l'adapter sur des hardwares déjà dépassés ce qui est bien pratique.

#6 Re : -1 »  Question con: qu'est-ce que vous pensez des machintosh? » Le 14/09/2014, à 12:39

oleg
Réponses : 151

"Parler" des Macintosh...

J'ai comme l'impression que ceux qui en parlent le plus sont ceux qui ne l'ont jamais utilisé.

#7 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 24/06/2014, à 07:50

oleg
Réponses : 97

Toujours passionné par les mystères entourant l'assassinat de Kennedy en 1963, j'ai terminé hier en quelques heures de lecture rapide « JFK, le dernier témoin » de William Reymond. Une enquête haletante qui peut nous donner toutes les clés de l'affaire et qui désigne clairement les assassins (et je dirais même plutôt : L'assassin, le cerveau quoi... ) Alors bien sûr la première page m'énerve quand la préface s'intitule « Je sais qui a tué Kennedy » et qu'ensuite, l'auteur nous fait comprendre qu'il va falloir attendre des pages et des pages et encore et toujours attendre... tongue En fait, les choses se révèlent petit à petit. J'ai donc un peu survolé l'ouvrage, à la fois agacé mais aussi intéressé par moments car les témoignages sont accablants et convergents. Pas très bien écrit, style reportage journalistique bâclé.  Et puis moi encore très agacé par les toutes dernières lignes dans lesquelles le témoin clé toujours vivant fait enfin écouter à l'auteur une fameuse cassette audio dont il a été question tout le livre et dont il ne nous communique pourtant que les seuls tout premiers mots... Comme s'il ne pouvait pas nous en dire plus pour couvrir encore ses propres arrières se sentant encore menacé par certaines révélations qui pourraient toujours le mettre en danger lui-même.  Agacé aussi car si un des tireurs semble clairement identifié (dans l'immeuble du Dealay Plaza où se trouvait aussi Oswald), le vrai tireur d'élite,  celui qui a tiré la balle mortelle de face depuis le talus herbeux du Grassy Knoll lui ne l'est toujours pas. 6/10

#8 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 07/07/2014, à 07:28

oleg
Réponses : 97

C'est le genre de livre qu'on  aime beaucoup et qu'on peut avoir  du plaisir à faire durer (j'en suis à la moitié des 492 pages...)

Voilà : c'est l' histoire apparemment authentique, celle d'un jeune militant de gauche chilien obligé de fuir son pays à la suite du coup d'état de Pinochet. Il se réfugie alors en Allemagne de l'Est où il tombe amoureux d'une jeune militante et étudiante communiste cubaine, fille d'un haut dignitaire du régime castriste. La jeune fille tombe en enceinte et le jeune couple décide de repartir pour Cuba où ils se marient. Dès lors, commence pour le jeune époux chilien (pourtant communiste idéologue convaincu) la découverte de toutes les turpitudes du régime castriste et la réalité d'une vie quotidienne étouffante et frustrante sur tous les plans (même si en tant que beau-fils d'un cacique du régime, le jeune chilien ne souffre pas de toutes les privations du petit peuple, ce qui est d'ailleurs l'occasion pour lui de vérifier de quels avantages bénéficient les huiles du régime pourtant ... communiste  !!!)

Un livre à la fois bien écrit et facile à lire, un livre que je trouve attachant et qui témoigne dans toute sa complexité de la réalité cubaine face à tous les discours idéologues et à toutes les théories marxistes.

« Quand nous étions révolutionnaires » de Roberto Ampiero (Editions JC Lattès)

#9 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 08/07/2014, à 06:42

oleg
Réponses : 97
sounderk a écrit :

Un livre que j'ai lue 3 fois La mort est mon métier de Robert Merle un pur chef d’œuvre 

C'est noté pour moi. Jamais lu ni entendu parler mais va falloir que je comble ce retard...quand je serai d'humeur à entrer dans cet univers-là aussi car pas évident pour moi en ce début d'été où j'ai envie de lectures plus « faciles ».

Petite recherche sur le net et je trouve ceci.

La mort est mon métier est un grand classique de la littérature sur le nazisme qui retrace leparcours de Rudolf Höss ou Höß (Rudolf Lang dans le livre). On y découvre son enfance, son ascension au sein du parti nazi et son quotidien de commandant des camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.
Cette lecture est aussi douloureuse que passionnante. Robert Merle a su parfaitement faire le portrait de cet homme dénué de sentiments, d'une fidélité sans faille à l'ordre établi, qui se comporte en directeur d'usine à la recherche du rendement maximum. Son enfance explique pour beaucoup l'obéissance aveugle dont il fait preuve. le tour de force de Merle est de donner des éclaircissements sur le comportement de Rudolf Höss sans jamais chercher à le justifier.
Un livre à lire évidemment, si ce n'est déjà fait.

Source : http://www.babelio.com/livres/Merle-La- … /critiques

Je ne sais pourquoi mais ce livre me fait penser à un autre que je n'oublierai jamais et dont la lecture m'a littéralement bouleversé : « Si c'est un homme » de Primo Lévi. Alors là, on n'en sort pas indemne, c'est sûr. Catégorie des « poids lourds » de la littérature.

edge_one a écrit :

James Ellroy
le Dahlia noir.
une fois de plus.

Oui, j'ai lu et ça m'a assez marqué. Ce que j'aime là c'est à quel point l'auteur centre cette œuvre sur le souvenir du meurtre de sa mère comme une véritable obsession. Et puis il y a tout ce décor de Los Angeles, la ville de tous les excès, la ville du crime. Si tu aimes cet univers de polars ayant pour cadre Los Angeles, si tu aimes les lectures courtes et renouvelées, je te conseille ce recueil de nouvelles : « Los Angeles noir » : http://www.amazon.fr/Los-Angeles-Noir-D … 2070445127

Edit : avec encore une fois le sentiment un peu honteux d'avoir pu rater quelque chose d'important, j'ai essayé pour la troisième fois de rentrer dans ce que beaucoup considèrent comme un pur chef d'oeuvre : "Voyage au bout de la nuit" de Céline. Impossible. Je ne comprends décidément rien à cette oeuvre et là j'ai renoncé à la page 68. J'aurai pourtant fait un nouvel effort ! tongue

#10 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 09/07/2014, à 07:31

oleg
Réponses : 97
edge_one a écrit :

je n'ai pas les moyens de m'acheter de livres en ce moment, .

80 % de ce que je lis moi je l'emprunte en bibliothèques municipales. C'est rare que j'achète. Et quand j'achète, c'est rare que je garde. Je revends le plus souvent sur Price Minister.

#11 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 10/07/2014, à 08:16

oleg
Réponses : 97
sounderk a écrit :

Le seul problème des Bibliothéques municipal et des Médiathéques  est le rendu des bouquin sous 15 jours c'est un peut léger quand on lit un gros pavé , ou alors après il faut reconduire l'empreint du livre c'est assez contraignant . :rolleyes:

Là où j'emprunte moi c'est un mois. Et si j'ai pas terminé en un mois, je fais rallonger le délai.

#12 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 14/07/2014, à 19:27

oleg
Réponses : 97

J'en ai déjà parlé : http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.ph … #p17408401

J'arrive à présent à la fin de ce livre « Quand nous étions révolutionnaires » de Roberto Ampeiro (Ed Lattès) et Dieu sait que je vais refermer ce livre avec tristesse tant j'ai eu du plaisir à le lire. Je ne suis jamais allé à Cuba, si je l'avais fait ça aurait été en tant que touriste, comme des milliers d'autres touristes, et j'aurais certainement vu cette île en touriste, mais après la lecture d'un tel bouquin et le vécu de son auteur à Cuba,  franchement, l'envie d'aller visiter cette île me passe... Un livre très attachant, le vécu d'un jeune étudiant chilien communiste réfugié à Cuba après le renversement d'Allende, et une véritable descente aux enfers dans cette île-prison pour ce jeune idéaliste qui ne cherche finalement qu'à la fuir par tous les moyens. 8/10

Du coup je vais passer à présent à la lecture d'un bouquin sur le "Lider Maximo" « Castro L'infidèle » de Serge Raffy (Fayard)

#13 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 08/08/2014, à 08:54

oleg
Réponses : 97

Terminé "Castro L'infidèle" de Serge Raffy (Fayard). 8/10. Un livre fort bien documenté que je trouve bien conçu et que j'ai eu du plaisir à lire. A charge, vraiment à charge contre Fidel Castro  que l'auteur décrit comme un fou furieux, mégalomane, manipulateur, impitoyable, et dont la seule obsession a été de garder le pouvoir coûte que coûte et qui a éliminé impitoyablement tous ceux qui ont osé émettre le moindre doute ou la moindre critique à son égard (y compris ses vieux et fidèles compagnons de route).

J'en ai 2 autres sur le feu que je commence à lire alternativement : "Israël, Palestine" Vérités sur un conflit de Alain Gresh (Fayard) et "Le mystéieux Mr Kidder" de Joyce Carol Oates (Editeur Philippe Rey)

#14 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 09/08/2014, à 07:52

oleg
Réponses : 97
Einleiger a écrit :

Débutant sur Linux, j'ai sous la main Linux pour les nuls. J'ai pris à la bibliothèque Shells Linux et Unix par la pratique de Christophe Blaess. Ce n'est pas avec trois semaine de prêt qu'on fait le tour de ce bouquin pour apprendre à utiliser un terminal.

.

Tu peux demander à prolonger non ? Moi ça m'arrive souvent de demander à prolonger une quinzaine, voire un mois de plus. Aucun souci en général, (sauf dans une bibliothèque locale en ce qui concerne les seuls ouvrages très récents pour lesquels on encourage "le turn over" mais sans obligation quand même ...)

Einleiger a écrit :

J'ai découvert un auteur cette année, Jean-Christophe Rufin (Rouge Brésil, Le collier rouge, le grand coeur). Dans les causes perdues, l'autre montre via un journal comment sont construits les déplacements de population sous couvert d'actions humanitaires.

J'ai lu de lui "Immortelle randonnée" l'an dernier, j'ai beaucoup aimé ce pèlerinage sur la route de Compostelles, beaucoup d'innocence pour un écrivain adulte et même un peu d'humour, parfois. Une petite vidéo dans laquelle l'auteur parle de ce livre et de sa philosophie de la marche :
http://www.editionsguerin.com/boutique_ … e_367.html

#15 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 10/08/2014, à 09:15

oleg
Réponses : 97
na kraïou a écrit :

J’ai récemment lu No Place to Hide de Glenn Greenwald, Snowden dit qu’on se définit non pas par rapport à ce que l’on dit ou pense, mais par rapport à ses actes et choix, et depuis je cherche des choses là-dessus.

D'abord une petite mise en bouche cool au ras des pâquerettes juste pour tenter de décoller (?)

http://simpsonscity.com/l-homme-est-il- … 46176.html

Ensuite, pourquoi pas  : cette référence à la pièce de Jean-Paul Sartre « Le diable et le bon Dieu »faite dans la discussion du premier lien :
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/3842

Et pourquoi ne pas continuer avec « La pensée et l'acte » ? http://www.gboss.ca/philosophie_et_pratique11.html

Voir aussi « La relation entre Agir et Penser" dans « La vie de l'esprit » de Hannah Arendt :
http://www.hottopos.com/mirand6/la_rela … penser.htm

Mais je suppose que tu as déjà dû passer par toutes ces premières pistes...

#16 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 12/08/2014, à 23:48

oleg
Réponses : 97

Katya, 16 ans, jeune nounou issue d'un milieu modeste et primaire est abordée par un vieux monsieur distingué de 68 ans alors qu'elle regarde une vitrine de lingerie à Bayhead Harbor (New Jersey)   « Et que choisiriez-vous, s'il vous était accordé un souhait ? » Quel langage étonnant pour une jeune fille élevée à la dure n'est-ce pas ? Pourtant, peu à peu, au fil des jours et de leurs rencontres, Katya se laisse vaguement séduire par la culture, l'éducation surannée mais aussi les talents artistiques de ce vieil homme, sa grande maison, ses tableaux bizarres, son chauffeur de maître, sa gouvernante... Mr Kidder précise très vite qu'il ne vient pas « draguer » Katya, qu'il ne lui veut aucun mal, mais qu'il la reconnue entre mille comme une « âme soeur » et qu'il la  chargera d'une mission extrêmement délicate qu'il ne lui révélera que plus tard. Partagée entre répulsion et fascination pour cet homme, Katya a d'abord du mal à se laisser convaincre mais la curiosité et l'intérêt pour cet homme est plus fort... Voilà, je viens de terminer « Le mystérieux Mr Kidder » de Joyce Carol Oates (Philippe Rey éditeur) et j'ai vraiment aimé et « marché » jusqu'au bout. Bien sûr je me suis posé la question « mais cherche-t-il à la sauter oui ou non ? » d'autant plus qu'il y a manifestement un éblouissement du vieillard face à la jeunesse de cette jeune fille, il y a aussi une forme d'ambiguïté dans leur rapport, un peu de vénalité aussi puisque Katya accepte de poser pour lui et qu'il la rémunère pour cela...Mais il y autre chose aussi, une forme de spiritualité et une part d'inconnu qui n'est révélée qu'à la fin. Vraiment bien écrit = 8/10. Je ne connaissais pas cet auteur mais je vois qu'il a écrit de nombreux autres romans chez le même éditeur mais aussi aux éditions Stock et j'ai envie de lire d'autres de ses ouvrages.

Terminé aussi "Israël, Palestine" Vérités sur un conflit de Alain Gresh (Fayard) qui ne m'a pas appris grand chose que je ne savais déjà mais que j'ai quand même lu jusqu'au bout... Je commence en ce moment "Le parfum de notre terre/ Voix de Palestine et d'Israël" de Kénizé Mourad chez Robert Laffont et là j'accroche beaucoup plus fort.

#17 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 13/08/2014, à 11:17

oleg
Réponses : 97

Témoignage recueilli par Kenizé Mourad auteure du livre « Le parfum de notre terre » auprès du Palestinien Salim Shawamrech (Robert Laffont), livre que je commence à lire en ce moment (pages 19 à 27)

« Malgré toutes les difficultés, j'ai passé ma jeunesse à étudier car je savais que c'était le seul moyen de m'en sortir. En 1977, j'ai obtenu mon diplôme d'ingénieur dans le bâtiment, et après avoir épousé une palestinienne, elle aussi réfugiée, je suis parti travailler en Arabie Saoudite. Au bout de 10 ans je suis rentré avec ma femme et mes 3 enfants. J'avais désormais de l'argent, je voulais une maison pour ma famille. J'ai acheté un morceau de terre dans le village d'Anata, à 3 kms de la vieille ville de Jérusalem.

J'ai fait ma première demande de permis de construire en 1990, et j'ai alors payé 5000 dollars à l'Administration civile israélienne pour enregistrer ma demande. Au bout d'un an et demi ils m'ont donné une réponse négative, disant que ma terre était en dehors du plan de construction du village. En réalité, il n'existe aucun cadastre dans nos villages, c'est resté comme du temps des Ottomans mais le gouvernement israélien utilise ce prétexte pour nous empêcher de bâtir. La seule chose qu'il ait faite c'est tracer des limites autour des villages, à la lisière des maisons, de façon à ne laisser aucun zone constructible.

Dès que j'ai eu leur réponse , je me suis rendu à l'Administration civile et leur ait dit :
- Je vais construire, je suis obligé de loger ma famille. Vous n'avez qu'à détruire si vous voulez.

Ils m'ont répondu :
- Bon, on va te donner un permis, mais comme c'est en dehors du village, fais ta demande comme si c'était une terre agricole, et comme si tu voulais construire une ferme.

A nouveau j'ai payé 5000 dollars et j'ai attendu un an et demi.

Ils m'ont alors dit :
- On ne peut pas t'accorder le permis car ton terrain est trop en pente.
- Ce n'est pas le problème, je peux le faire aplanir avec un bulldozer !
Ils ont refusé alors que tout Jérusalem est construit sur une colline !

Ils m'ont dit :
-Fais une autre demande.

Encore une fois j'ai payé 5000 dollars et à nouveau ils ont refusé :
-Ta maison est trop proche d'une route israélienne.

C'étaient évidemment des prétextes pour ne pas me donner de permis. J'avais fait 3 demandes, attendu 4 ans, dépensé 15.000 dollars pour rien ! 15.000 dollars, imaginez un Palestinien d'ici qui gagne 500 dollars par mois, comment peut-il payer des sommes pareilles, juste pour un permis ?

Mes économies fondaient, ma famille s'agrandissait, je ne pouvais plus vivre dans une pièce. Alors en 1994 j'ai décidé de prendre le risque de bâtir ma maison. Tous les Palestiniens prennent ce risque, il faut bien avoir un toit. On se dit : j'aurai peut-être de la chance, ils ne peuvent pas tout contrôler, il y a des milliers de maisons bâties sans permis. Comme c'était juste après la signature des accords d'Oslo, ils ne vont plus être si stricts, ils ne vont pas démolir. Quel innocent j'étais !
Nous avons vécu dans notre maison 4 ans. De belles années ! Les enfants étaient heureux, pour la première fois ils avaient de la place pour étudier et pour jouer. Nous avions même aménagé un jardin planté de fleurs et d'arbres fruitiers, orangers, citronniers, figuiers, oliviers. Tout cela était le résultat de mes 10 années de travail en Arabie Saoudite. Nous en jouissions pleinement.

Jusqu'au jour du 9 juillet 1998, le pire jour de ma vie !

J'étais en train de déjeuner avec ma famille lorsque j'ai entendu un grand bruit. Je suis sorti et j'ai vu ma maison entourée de dizaine de soldats. Un inspecteur en civil m'a demandé :

- C'est ta maison ?
- Oui.
- Eh bien, désormais ce n'est plus ta maison. Tu as 15 mn pour sortir tes affaires.

J'ai protesté, ils ont commencé à me frapper, puis ils m'ont menotté et m'ont jeté à terre. Paniquée, ma femme s'est enfermée à la maison avec les 6 enfants et appelé nos amis au secours. Alors les soldats ont cassé une fenêtre et lancé des grandes lacrymogènes, puis ils ont défoncé la porte pour sortir ma femme évanouie et les enfants qui hurlaient de terreur. Ils me tenaient au sol, je voyais tout et je ne pouvais rien faire.
Des voisins sont accourus pour nous aider. Les soldats ont tiré. Il y a eu 7 blessés, un garçon de 15 ans a même perdu un rein. Des Israéliens du Comité contre les démolitions sont venus à la rescousse et se sont mis devant le bulldozer, mais eux aussi ont été arrêtés et frappés.
Après avoir tout détruit, même les arbres, l'armée est partie en nous laissant une facture de 1500 dollars pour payer la destruction de notre maison...

Le lendemain, la Croix-Rouge nous a apporté une tente où nous avons vécu avec nos 6 enfants, à côté des ruines. Nous étions comme anesthésiés, nous n'arrêtions pas de pleurer.

Le Comité israélien contre les démolitions est alors venu et nous a encouragés :
- Il faut résister. Nous allons vous aider à rebâtir au même endroit.

Ils m'ont convaincu et nous avons commencé à reconstruire ensemble. Nous avons terminé la structure extérieure de la maison le 2 août 1998, il y a avait seulement les murs et le toit, nous ne pouvions encore y vivre. Mais nous étions heureux, nous avons même fait une petite fête.

Une semaine plus tard, le 10 août à 4 h du matin, nous avons ouvert les yeux pour voir des mitrailleuses pointées sur nous. L'endroit était entouré par des soldats, et à nouveau un bulldozer s'avançait pour tout détruire. Les amis israéliens sont arrivés. Un professeur américain a essayé de s'enchaîner à un balcon. Ils l'ont jet de la terrasse et il s'est retrouvé avec 3 côtes cassées. Puis ils ont fini d'arracher les arbres qui restaient, et nous ont même pris la tente sous prétexte que je n'avais demandé de permis pour vivre sous une tente....

(L'auteure du livre) :

- Vous plaisantez ?
- Je n'ai pas le cœur à ça ! Ils nous ont laissés avec ma femme et mes 6 enfants dans la poussière des gravats, sans rien. Cette nuit-là, Jeff Halper, le coordinateur israélien de l'organisation contre les démolitions a dormi avec nous ainsi que deux autres membres d'une ONG. Mais pour ma femme c'en était trop. Elle a fait une vraie dépression. Elle ne parlait plus, ne semblait plus rien entendre. Je l'ai envoyée avec les petits dans sa famille en Jordanie. Elle a dû être soignée pendant des mois à l'hôpital mais elle n'est pas toujours complètement guérie. Quant aux enfants, ils ont longtemps eu peur d'aller de leur chambre à la salle de bains la  nuit et ils faisaient pipi dans leur lit ; à l'école, ils n'arrivaient plus à étudier.

Cette seconde démolition a fait scandale. Grâce à Jeff des journaux israéliens en ont parlé. Le bureau de l'Administration civile a écrit aux journaux pour dire que la propriété de la terre faisait problème et que deux signatures manquaient.

Pendant 3 mois notre avocat a tenté de savoir quelles étaient les signatures manquantes, impossible d'obtenir une réponse. Alors comme Anata est un petit village, j'ai demandé à chacun de signer un document disant qu'il ne contestait pas mon accès à la propriété du terrain, et qu'il ne voyait aucun problème à ce que je bâtisse. J'ai apporté 300 signatures à l'avocat.

Les autorités ont dit :

- Nous ne connaissons pas ces noms.
...et elles ont rejeté le dossier. Il était évident que c'était de la mauvaise foi, il n'y avait désormais plus rien à tenter auprès d'elles.

Pour la troisième fois Jeff Halper m'a convaincu de rebâtir. Des centaines de volontaires, israéliens, palestiniens et des volontaires étrangers ont participé. Nous avons terminé le 9 juillet 1999. Nous n'avions fait qu'une structure, nous n'y vivions pas. Personne n'est venu. Aussi, au bout de quelques mois, j'ai commencé à peindre, à faire des aménagements intérieurs, à mettre l'électricité. J'ai terminé le 3 avril 2001. Nous avons vécu là une nuit. Le 4 avril, à 8 heures du matin, les bulldozers sont venus et ont déruit notre demeure pour la troisième fois ! Les enfants étaient à l'école. Quand ils sont rentrés, d'abord ils n'ont pas compris, ils cherchaient la maison, vous auriez dû voir leurs yeux. Vous savez, pour un enfant c'est encore plus terrible que pour nous. La maison c'est la sécurité, le nid... Si on lui détruit son nid, il se sent en danger de mort.

Au mois d'avril dernier (avril 2002, lors de l'occupation de Ramallah), ma fille de 11 ans a vu les hélicoptères lancer des roquettes sur le quartier général de la police palestinienne à Ramallah. De frayeur elle ne pouvait plus tenir sur ses jambes, elle est tombée, elle avait de violentes crampes d'estomac. J'ai essayé de la rassurer :

- Ne t'en fais pas, ton papa est là pour te protéger.
Elle m'a regardé :
- Comment pourrais-tu me protéger ? J'ai vu les soldats te tenir à terre pendant qu'on détruisait notre maison !

Cela m'a tué...mes enfants ont le sentiment que leur père ne peut rien pour eux.

(L'auteure essaie de changer de suje)t :

- Comment gagnez-vous votre vie ?
- Ici je ne peux trouver de travail comme ingénieur, je suis chauffeur dans un journal. Mais ce n'est pas suffisant : mon fils de 16 ans a dû abandonner ses études pour nous aider. Il travaille comme manœuvre et nous rapporte tout son salaire. Quant à la location de notre maison actuelle à Kufr Aqab, elle est payée par le Comité israélien contre les démolitions.
- Et maintenant, qu'avez-vous l'intention de faire ?
- Continuer à résister. Depuis deux mois nous avons recommencé à reconstruire. 200 volontaires sont venus nous aider. Bientôt nous allons mettre le toit sur la nouvelle structure.

(Salim me fixe et poursuit) :

- Quiconque dans le monde voit sa terre occupée et ne résiste pas est un animal ! Nous résisterons même si depuis 35 ans les choses n'ont fait qu'empirer. Tenez, l'autre jour les soldats ont attrapé un homme qui essayait de contourner le barrage de Qalandiya pour aller travailler. Ils lui ont bandé les yeux et l'ont gardé attaché au barrage pendant des heures. Assoiffé, l'homme a demandé à boire. J'ai vu un soldat uriner dans une bouteille et dire :

- Ouvre ta bouche !

L'homme a commencé à boire mais quand il a réalisé ce qu'il buvait, il s'est mis à rendre et à se tordre par telle d'humiliation. Les soldats riaient à gorge déployée, puis ils l'ont emmené. »

#18 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 14/08/2014, à 10:04

oleg
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sounderk a écrit :

Petite erreur de frappe dans ton Texte Oleg
Le Comité israélien contre les démolitions est alors venu et nous a encouragés :
- Il faut résister. Nous allons vous aider à rebâtir au même endroit.                               C'est Le Comité Palestinien contre les démolition car tu parle du vécu d'un palestinien et de sa famille.

Non, non, c'est bien le Comité israélien contre les démolitions qui est cité dans le texte qui a aidé cette famille à plusieurs reprises d'après le témoignage de l'auteure.

Et, vérification faite,  il existe bien ce Comité : http://www.icahd.org/

Autre source : http://www.youphil.com/fr/article/01157 … ?ypcli=ano

A titre d'info = autre organisation (non israélienne celle-là je pense) qui milite contre les destructions de maisons palestiniennes : http://www.protection-palestine.org/spip.php?mot59

#19 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 14/08/2014, à 10:36

oleg
Réponses : 97
david96 a écrit :

Ça serait bien de poursuivre votre discussion (très intéressante en passant) dans le sujet approprié (cf Gaza) wink
.

De ma part ce n'était pas une discussion mais juste une réponse de détail à sounderk qui croyait à une erreur de frappe dans ma transposition du texte.

#20 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 22/08/2014, à 08:40

oleg
Réponses : 97

Je termine en ce moment « Le parfum de notre terre , voix de Palestine et d'Israël) de Kenizé Mourad : les témoignages, les tranches de vie qu'elle recueille sont accablants et révoltants concernant la politique israélienne menée dans les territoires occupés, chaque jour, chaque nuit depuis des décennies, en toute impunité avec droit de vie ou de mort sur chaque palestinien, enfant, jeune, adulte ou vieux, « pour des raisons de sécurité ».

C'est finalement l'histoire d'un peuple, victime du plus tragique génocide de l'histoire de l'humanité qui se transforme ensuite lui-même en bourreau d'un autre peuple sans avoir aucun recul sur ce qu'il est en train de devenir.

On se dit à chaque page « mais ce n'est pas possible ! » Ce sont des choses que je savais, plus ou moins, mais là elles sont réactualisées à la puissance 1000 et la colère m'envahit.

A lire, vraiment. 10/10.

Parallèlement, j'ai commencé la lecture de « Bienvenue en Palestine- Chroniques d'une saison à Ramallah » de Anne Brunswic. Là encore des témoignages et des tranches de vie d'autant plus forts que celles qui les recueille est ...juive.

Dans ce livre étonnant, des rencontres aussi, beaucoup de rencontres avec des Palestiniens de tous bords et notamment avec ce  qu'il restait encore d'intelligentsia palestinienne au début des années 2000.

Avec une constante aussi dans ces deux livres : l'incroyable hospitalité palestinienne (avec rien, avec si peu de moyens!) dont ces deux auteures bénéficient au cours de leurs périples respectifs en ...enfer.

Mais ces deux livres datent un peu aussi (début des années 2000) : à l'époque, on voit bien qu'il y avait encore en Palestine une intelligentsia palestinienne,  l'espoir (bien trompeur parce que c'était déjà une arnaque pour les Palestiniens) des accords d'Oslo, mais les choses allaient déjà très très mal.

Aujourd'hui, elles sont encore bien pires. Les extrémismes l'ont manifestement emportés des deux côtés et on ne voit pas d'issue, sauf qu'il y a un oppresseur qui a tous les moyens, tous les droits et un opprimé complètement humilié, anéanti, dépossédé de lui-même et qui ne croit plus une seule seconde aux « négociations », qui n'a plus aucun espoir mais qui ne veut en aucun cas devenir les indiens de « l'état Juif ».

Un extrait de « Bienvenue en Palestine – Chroniques d'une saison à Rammallah » d'Anne Brunswic :

« Mon premier mois à Ramallah s'achève et, de plus en plus souvent, la colère m'attrape, m' étreint, m'étrangle. Hier, je pestais contre toutes les bondieuseries chrétienne, juive ou musulmane qui se disputent les prétendus Lieux saints. Avant-hier contre les médias palestiniens qui ne sortent guère du martyrologue. Que dire de mes sentiments lorsque je passe à proximité des fortifications des colons dressées au beau milieu de la campagne palestinienne, de leurs routes quatre étoiles et des soldats qui les gardent, ou lorsque je croise au check-point le regard de l'indigène qui courbe l'échine devant les petits maîtres, patauge dans la boue, ronge son frein ? Là, je me sens bien au-delà de la colère, ou en deça.

Il y a un mois, je ne connaissais aucun Palestinien et n'en avais jamais rencontré de ma vie. Je n'avais guère lu d'écrivain, de poète ou de penseur palestinien, sauf au hasard d'une tribune « libre » dans un journal. J'imaginais la vie quotidienne en Palestine occupée à travers ce qu'en laissaient deviner quelques films documentaires.

Je ne suis pas venue ici par amitié pour les Palestiniens que je ne connaissais pas, ni par sympathie pour le monde arabe dont j'ignore tout (y compris le premier mot d'arabe), ni par solidarité avec une lutte de libération nationale car toutes les prétentions nationalistes me sont congénitalement étrangères, au mieux indifférentes. Je suis venue voir ce que l'état juif fait ici au nom des Juifs du monde entier. En mon nom. (c'est moi qui souligne) Entendre l'autre version de notre histoire. Visiter la face cachée de notre lune. D'abord pour moi-même, pour m'arracher à mon propre aveuglement. Parce que « je ne savais pas » n'a jamais été une bonne excuse. »

#21 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 29/08/2014, à 07:07

oleg
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Akumu a écrit :

Un petit bouquin que j'ai terminé il y a peu et qui peut intéresser les membres/citoyens de ce forum :

6, sans auteur, éditions S|Z

Ce petit livre traite du rôle joué par l'informatique dans le développement de la finance de marché et plus particulièrement du THF (trading haute fréquence) et autres algorithmes "tueurs" qui oeuvrent sur cet immense réseau informatique.

On y apprend en particulier, et de manière détaillée, en quoi le développement des marchés financiers contemporains est une histoire de voyous très compétents en informatique (voire en robotique). Des pigeons voyageurs aux algorithmes de trading, en passant par les tickers et le télégraphe, l'histoire de l'architecture technique/informatique financière y est racontée par Sniper, un algorithme de trading en coloc' dans un immense data-center.

Ne nécessite aucune connaissance préalable en finance, c'est plaisant à lire et très instructif wink

Bonjour : ça m'intéresse mais peux-tu nous dire si c'est un ouvrage uniquement technique qui s'adresse essentiellement à des développeurs par exemple, ou bien qui peut toucher un public plus large ?

#22 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 29/08/2014, à 07:51

oleg
Réponses : 97

O.K c'est noté. Merci wink

Edit : "6, sans auteur, éditions S|Z" = je ne trouve pas le lien. Pourrais-tu nous le donner ?

#23 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 29/08/2014, à 10:31

oleg
Réponses : 97

Mais je ne comprends rien à tout ça moi. C'est quoi ce livre ? Où le trouve-t-on ? Où peut-on l'acheter ? Le commander ?

#24 Re : -1 »  Qu'est-ce que tu lis en ce moment...? » Le 08/09/2014, à 15:59

oleg
Réponses : 97

C'est l'exécuteur des condamnations à mort : il est très soucieux de ne pas faire souffrir ses victimes, d'où l'importance de bien connaître la taille et le poids du supplicié pour déterminer la longueur de la corde. Une corde trop courte risque de provoquer l'étranglement du condamné et le faire souffrir inutilement. Une corde trop longue risque de provoquer sa décapitation. Il faut donc calculer la bonne longueur par rapport aux mensurations et au poids du supplicié pour provoquer la rupture des vertèbres cervicales suivie d'une mort instantanée.  Albert Pierrepoint est l'exécuteur en chef du royaume britannique. Il pend de nombreux criminels de guerre nazis en 1945 mais il a une faiblesse : il déteste pendre des femmes. Et c'est la cas lorsqu'il passe la corde au cou de la jeune Irma Grese , au « visage d'ange »paraît-il, mais gardienne impitoyable, cruelle et perverse dans plusieurs camps de concentration nazis pendant la guerre. Albert commet l'erreur de croiser son bleu regard au moment fatal alors qu'impassible (déformation professionnelle?) elle lui semble lui donner un dernier ordre « Schnell ! » comme pour en finir au plus vite.

Albert ne vit pas que des 15 livres par exécution que lui versent les autorités pour chaque pendaison. Il tient aussi un pub londonien avec sa femme. C'est là qu'un soir il entend une jeune et jolie femme imaginer avec des amis à elle les horreurs de la mort par pendaison (visages noirâtres, corps tordus comme des ceps de vigne, langues épaisses et violacées pendant sur les mentons, jambes souillées des déjections...) Albert se permet alors d'intervenir -sans dévoiler sa fonction- en précisant que les techniques de pendaison ont beaucoup évolué et qu'aux mains d'un bourreau expérimenté, un condamné décède sans avoir le temps de ressentir une réelle souffrance. Il affirme même que la plupart des pendus n'ont aucun rictus, ils sont seulement très pâles et leur cou semble s'être un peu allongé.

Ce qu'Albert ne sait pas, c'est que quelques années plus tard, il devra recroiser cette jeune et jolie femme,  Ruth Ellis , dont le destin brisé nous est narré tout au long de ce chouette bouquin de Didier Decoin (La pendue de Londres/ Edition Grasset), roman basé sur des faits et des personnages totalement réels, sur une histoire vraie mais librement romancée par l'auteur.

Un vrai bon moment, le genre de bouquin qu'on referme avec regret. J'aime beaucoup aussi le style narratif de Didier Decoin. (8/10)