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#226 Le 04/04/2013, à 13:34

pololasi

Re : Sexisme et société (2)

Omniia a écrit :

Ce qui me vient là : sexisme - discriminations sexistes - misogynie - machisme - viols - agressions sexuelles - violences sexistes

Merci il y en a deux qui m'ont rendu service.


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#227 Le 04/04/2013, à 13:36

pololasi

Re : Sexisme et société (2)

ginette a écrit :
The Uploader a écrit :
ginette a écrit :

Ca tu peux être sûre que + les anti sexistes se manifesteront et + il y aura de pubs sexistes. C'est quasiment mécanique
Un pub est faite pour marquer la conscience

On peut faire de la pub sans faire appel aux sexe, au pouvoir, etc... D'ailleurs, c'est ce qui me marque le plus (une pub qui ne me considère pas comme un animal, c'est si rare).

Ben moi je dis pas le contraire...je ne fais que constater
Et puis moi...si je suis considéré comme un animal sexuel...ben après toiut, y a pire dans la vie hein ?! mais qu'est ce que c'est que cet affichage de susceptibilité sous habillage moralisateur ??   lol

Mais qu'est ce que c'est que ce machisme latent sous couvert de fatalisme ? tongue

Un particularisme alsacien.


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#228 Le 04/04/2013, à 13:41

ginette

Re : Sexisme et société (2)

oui..chui une bête sexuelle...pas de ma faute !  lol

Un particularisme alsacien.

sale raciste va !   lol

#229 Le 04/04/2013, à 13:42

Marie-Lou

Re : Sexisme et société (2)

pololasi a écrit :

Au fait je cherche des mots clés pour faire des recherches sur les violences faites aux femmes et l’inégalité hommes femmes. Pas ceux que je viens de citer bien sur, mais je suis en panne de synonymes. Une idée ?

En plus de ceux cités par Omniia, et plutôt sur le versant inégalité et domination (et pas exclusivement violence physique) : patriarcat, domination masculine, intersectionnalité, androcentrisme.

Sur l'aspect violence physique, on rencontre souvent le terme de « mutilations » pour désigner certaines pratiques…


Compte clôturé

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#230 Le 04/04/2013, à 13:45

pololasi

Re : Sexisme et société (2)

ginette a écrit :

oui..chui une bête sexuelle...pas de ma faute !  lol

Un particularisme alsacien.

sale raciste va !   lol

Ouais mais quand même les alsaciens c'est pas des gens normaux...comme les féministes quoi... tongue


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#231 Le 04/04/2013, à 13:46

pololasi

Re : Sexisme et société (2)

Marie-Lou a écrit :
pololasi a écrit :

Au fait je cherche des mots clés pour faire des recherches sur les violences faites aux femmes et l’inégalité hommes femmes. Pas ceux que je viens de citer bien sur, mais je suis en panne de synonymes. Une idée ?

En plus de ceux cités par Omniia, et plutôt sur le versant inégalité et domination (et pas exclusivement violence physique) : patriarcat, domination masculine, intersectionnalité, androcentrisme.

Sur l'aspect violence physique, on rencontre souvent le terme de « mutilations » pour désigner certaines pratiques…

J'avais déjà pensé au deux premiers je teste les autres merci. Mais bon vu le catalogue sur lequel je cherche la pêche devrait être maigre.


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#232 Le 04/04/2013, à 13:55

ginette

Re : Sexisme et société (2)

Ouais mais quand même les alsaciens c'est pas des gens normaux...comme les féministes quoi...

Oooo la "normalité " tu sais.......
Sinon ben tous les mots donnés tu googles avec leurs traductions.
Mais je trouvais la demande un peu étonnante

#233 Le 04/04/2013, à 15:57

pololasi

Re : Sexisme et société (2)

ginette a écrit :

Ouais mais quand même les alsaciens c'est pas des gens normaux...comme les féministes quoi...

Oooo la "normalité " tu sais.......

Oui je sais

ginette a écrit :

Sinon ben tous les mots donnés tu googles avec leurs traductions.
Mais je trouvais la demande un peu étonnante

Effectivement, donc je t'explique : je travaille dans une BU de médecine ou je m'occupe (entre autres) des expositions pour mettre en valeur nos documents. Aucun intérêt de googler les traductions donc.
Et pour le mois prochain on devrait en faire une sur les femmes (femmes dans l'histoire de la médecine, féminisation de certains métiers médicaux, pathologies concernant uniquement les femmes, inégalités hommes femmes et violences faites aux femmes). Je cherchai donc des mots clés qui balayent nos ressources, même si la bibliographie comporte aussi une webographie qui est déjà faite elle.  Et les mots clés donnés par Marilou et Omniia s'ils m'ont permis de trouver quelques documents ne sont pas purement médicaux. Donc merci à eux, j’avais déjà essayé avec les mots clés en usage en médecine et je me suis dis qu'une psychologue et un sociologue aurait bien quelques idées que je n'aurai pas eu.
Par contre vu le peu de documents dans notre catalogue sur le sujet, on va peut être attendre d'avoir racheté des livres et décaler notre exposition pour la remplacer par une sur une autre thème.

Dernière modification par pololasi (Le 04/04/2013, à 15:58)


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#234 Le 04/04/2013, à 16:01

Marie-Lou

Re : Sexisme et société (2)

Et la webographie en question, tu peux la partager ? smile


Compte clôturé

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#235 Le 04/04/2013, à 16:16

pololasi

Re : Sexisme et société (2)

Marie-Lou a écrit :

Et la webographie en question, tu peux la partager ? smile

Oui dès que je l'aurai mise en forme.
PS : elle est assez orientée médical.

Dernière modification par pololasi (Le 04/04/2013, à 16:16)


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#236 Le 04/04/2013, à 23:22

david96

Re : Sexisme et société (2)

Pour ceux que ça intéresse, c'est en direct (débat au sénat)
Suivez en direct : le mariage ouvert aux couples de personnes du même sexe l

Y'a de sacrés perles, surtout de la part de l'UMP.

C'est aussi sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/Senat#video=xrrww0 (flash)

Dernière modification par david96 (Le 04/04/2013, à 23:42)

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#237 Le 04/04/2013, à 23:29

The Uploader

Re : Sexisme et société (2)


Passer de Ubuntu 10.04 à Xubuntu 12.04 LTS
Archlinux + KDE sur ASUS N56VV.
ALSA, SysV,  DBus, Xorg = Windows 98 !
systemd, kdbus, ALSA + PulseAudio, Wayland = modern OS (10 years after Windows, but still...) !  Deal with it !

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#238 Le 04/04/2013, à 23:46

david96

Re : Sexisme et société (2)

Merci, j'ai édité.

'tain énorme : Alain GOURNAC (Ump) lol

au tour de Gérard BAILLY (Ump)
« Vous allez priver les enfants de dire môman » ça commence fort lol

Thani MOHAMED SOILIHI (socialiste) : excellente entrée en la matière et pour le reste aussi. :respect:

Dernière modification par david96 (Le 04/04/2013, à 23:54)

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#239 Le 05/04/2013, à 12:03

Marie-Lou

Re : Sexisme et société (2)

Tiens, je partage avec vous un truc qui me « préoccupe » en ce moment, suite à tout ce que je lis sur Twitter ou les blogs, c'est une tendance à une forme d'essentialisme de la part de certain·e·s féministes. Bon nombre de féministes sont les premièr·e·s à rappeler le caractère socialement construit des catégories de genre ; ils et elles affirment que l'individu n'est pas et n'a pas à être réduit à son sexe ou à son genre. Et je ne peux être que d'accord avec cela.

Là où ça se complique, c'est lorsque les catégories hommes et femmes deviennent d'un solidité extrême sous la plume même des féministes. C'est le cas à mon sens dans ce billet de Crêpe Georgette (qui m'a beaucoup intéressé hein, je ne crache pas dessus, loin de là). Par exemple, ce passage :

Non les hommes féministes préfèrent « défendre les droits des femmes ». Laisse moi tranquille. Va gérer ta condition. Regarde le nombre d’hommes agressés par d’autres hommes. Regarde le nombre d’hommes en prison. Regarde le nombre d’hommes qui se suicident. Regarde qui viole (ouch pardon je dis ce qu’il ne faut surtout pas dire ; la vérité est tellement douloureuse, ce sont les hommes qui violent.. mais pas tous attention, ne parlons que de ceux qui ne violent pas et distribuons leur des bisous pour leur bienveillance), va éduquer.

D'une part, on n'est vraiment pas loin d'une dichotomie qui réifie « la » condition « des femmes » et « la » condition « des hommes ». Y'en faudrait pas beaucoup pour parler de « la » femme et de « l' » homme, comme sous la plume des plus sexistes. Et d'autre part, cette réification mène à la différenciation des combats, ce qui participe de cette réification.

Bien sûr, l'argument qu'on a tout de suite en tête est de dire qu'il ne s'agit pas d'essentialisme, qu'il s'agit du produit de socialisations différenciées qui créent bien, qu'on le veuille ou non, des hommes et des femmes, et que cette différenciation renvoie à des expériences sociales et psychologiques fondamentalement différentes (un homme ne peut pas réellement savoir ce que vit une femme − et inversement − et « compatir n'est pas pâtir », comme dit Delphy). C'est par exemple la réponse de Mar Lar dans ce tweet, lorsqu'elle défend l'idée que l'argument du mansplaining n'est pas essentialiste.

Sauf qu'il ne suffit pas de brandir le mot « socialisation » pour se dédouaner de tout essentialisme. Il s'agit toujours bien de fixer des positions, de les enraciner, de les réifier, quelque soit l'origine (sociale en l'occurrence) des dites positions. En un mot, c'est ce qu'on appelle du sociologisme. J'ai repris le texte d'un bouquin d'un chercheur de mon labo, qui bosse sur la notion d'identité ; extrait d'un passage concernant le sociologisme :

« (…) nous pouvons nous demander si, à trop vouloir combattre le mythe d'une Identité intérieure, et plus généralement le subjectivisme philosophique, de telles perspectives sociologiques n'auraient pas tordu le bâton dans l'autre sens en présupposant de façon plus ou moins explicite l'extériorité et la primauté de la société par rapport aux individus.
En effet, le risque contenu dans les approches théoriques qui conceptualisent les identités subjectives en termes d'intériorisation plus ou moins passive de manières d'être et de penser collectives, réside dans une tendance à remplacer une vision essentialiste de type métaphysique par un regard de même nature mais de type sociologique. À un substrat ontologique succéderait, en quelque sorte, un substrat social ou une « Identité sociale ».
(…)
est postulée l'existence d'une sorte d'instance réelle (…) qui fait des individus des êtres quasiment incapables de construire leur monde vécu. »

Le problème, à mon sens, n'est pas d'être déterministe. C'est de résumer le déterminisme à une seule « variable », celui du genre. Pour finir, je reprends ce passage du blog de Crêpe Georgette :

Même en étant féministe – ce que n’est pas Bourdieu ne vous en déplaise – un homme continue d’appartenir à une classe dominante et à en avoir les privilèges.

Certes, mais y'a pas de raison de penser a priori que la division en genre est ici plus importante, plus cruciale, que la division en groupes culturels ou en classes sociales. Y'a aussi des féministes femmes qui appartiennent à des classes dominantes, auxquelles n'auront pas accès d'autres féministes femmes (ou hommes, d'ailleurs). Je ne suis pas convaincu qu'un homme issue des fractions dominées de la société n'ait pas plus voire autant à dire sur la domination qu'une femme appartenant à une fraction dominante. Et pourtant, on assiste dans certains discours à une cristallisation des problèmes autour des catégories de genre, que le discours prétend pourtant déconstruire. Le concept de mansplaining, sans lui ôter tout intérêt évidemment, m'en semble un bon exemple.

Désolé pour la longueur tongue


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#240 Le 05/04/2013, à 12:12

Вiɑise

Re : Sexisme et société (2)

Crepe Georgette n'est pas essentialiste. C'est un rappel sur le fait que les hommes ont plein de boulot à faire pour parler de leur condition et de la façon dont le sexisme les atteint.

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#241 Le 05/04/2013, à 12:44

ginette

Re : Sexisme et société (2)

Ce matin dans la bagnole j'écoutais ça sur France Inter. Je vous le conseille.
Moi ce qui me remue là dedans , c'est cette détermination de ces femmes qui ont vraiment des couilles là où des hommes n'en ont pas !
Ecoutez la femen russe. Ecoutez la journaliste qui parle du combat de Amina en Tunisie, séquestrée par sa famille. Qui + est complêtement isolée. Elle justifie autant une intervention que le  Mali !  et on fait quoi nous ? on discourt sur oui ou non le mariage gay...non mais c'est hallucinant
En passant, une fois de plus, les religions montrent leur profond obscurantisme et ...et puis merde !

Dernière modification par ginette (Le 05/04/2013, à 12:45)

#242 Le 05/04/2013, à 13:11

Elzen

Re : Sexisme et société (2)

L'article de Crêpe Georgette cité par Omniia à la page précédente était très intéressant, et je le soutiens bien volontiers ; celui que vient de citer Marie-Lou m'apparaît effectivement plus problématique, dans la mesure où il me semble manquer terriblement de nuance.

Dans la première partie, j'ai un peu l'impression d'y retrouver le mode de construction des propos que manipulent les sexistes : commencer par poser que ce que l'on est en train de dire n'est bien sûr pas universel, même si c'est majoritaire ; mais ensuite tourner le discours de telle sorte que les cas qui n'y correspondent pas sont un genre d'« exception qui confirme la règle », et qu'on pourrait totalement le négliger pour la suite et faire comme si ça n'existait pas.

Un peu plus bas, sa « critique » de la remarque de Bourdieu sur la contribution des femmes à la domination masculine me semble particulièrement excessive. En lisant la phrase en question, il ne me semble pas qu'elle affirme, comme avancé dans l'article, que toutes les femmes sont d'accord ; mais simplement qu'elle met en lumière le fait que le sexisme est intériorisé des deux côtés ; et qu'un nombre important de femmes, comme d'hommes, vont agir de manière à ne pas le remettre en question – ce que l'on constate effectivement.

Les liens proposés en fin d'article, que je n'ai lu qu'en diagonal, me semblent plus intéressant, et apporter un ton plus « posé » au propos. Je dirais que dans l'article cité par Marie-Lou, la forme m'empêche d'adhérer à un discours qui, s'il était posé autrement, recevrait beaucoup plus naturellement mon adhésion. Il me semble tout-à-fait compréhensible que ce soit rédigé de cette manière-là, ceci dit.


(Sinon, j'vais bientôt créer un nouveau personnage pour le RP de la Couronne de Cuivre (Royaumes Oubliés, D&D, tout ça), et j'hésite sur son sexe (et sur son genre, aussi, d'ailleurs. Une fille en mode « garçon manqué », ça pourrait être intéressant))

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#243 Le 05/04/2013, à 13:25

Marie-Lou

Re : Sexisme et société (2)

Вiɑise a écrit :

Crepe Georgette n'est pas essentialiste.

Ça ce n'est pas vraiment mon problème, c'est bien plus le propos que l'individu qui m'intéresse. Et le propos me gêne pour les raisons énoncées (ceci dit je précise que je n'ai pris ce billet que comme une illustration, un exemple, d'une tendance qui me semble plus générale. Et d'ailleurs le billet m'a non seulement intéressé, mais aussi interpellé. Je ne suis pas sur un mode « bon à jeter »)

C'est un rappel sur le fait que les hommes ont plein de boulot à faire pour parler de leur condition et de la façon dont le sexisme les atteint.

J'ai bien saisi. Perso je mettrais « condition » au pluriel…


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#244 Le 05/04/2013, à 15:03

david96

Re : Sexisme et société (2)

ginette a écrit :

Ce matin dans la bagnole j'écoutais ça sur France Inter. Je vous le conseille.
Moi ce qui me remue là dedans , c'est cette détermination de ces femmes qui ont vraiment des couilles là où des hommes n'en ont pas !
Ecoutez la femen russe. Ecoutez la journaliste qui parle du combat de Amina en Tunisie, séquestrée par sa famille. Qui + est complêtement isolée. Elle justifie autant une intervention que le  Mali !  et on fait quoi nous ? on discourt sur oui ou non le mariage gay...non mais c'est hallucinant
En passant, une fois de plus, les religions montrent leur profond obscurantisme et ...et puis merde !

Je trouve que la réforme sur le mariage homosexuel est importante, pourquoi la minimiser de la sorte en la comparant à d'autres lieux et combats ?
Cet ignoble ! Le mot est fort, mais pas le temps de rédiger pourquoi ta réaction est dangereuse.

Réfléchie, si pour chaque combat, on te tape sur l'épaule pour te dire qu'il y a plus malheureux et que tu dois cesser tout de suite tes revendications par rapports à eux. Tu comprendras vite à quel parti ce jeu profitera ; une piste : il ne profitera jamais à plus faible.

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#245 Le 05/04/2013, à 15:30

sweetly

Re : Sexisme et société (2)

Marie-Lou a écrit :

Non les hommes féministes préfèrent « défendre les droits des femmes ». Laisse moi tranquille. Va gérer ta condition. Regarde le nombre d’hommes agressés par d’autres hommes. Regarde le nombre d’hommes en prison. Regarde le nombre d’hommes qui se suicident. Regarde qui viole (ouch pardon je dis ce qu’il ne faut surtout pas dire ; la vérité est tellement douloureuse, ce sont les hommes qui violent.. mais pas tous attention, ne parlons que de ceux qui ne violent pas et distribuons leur des bisous pour leur bienveillance), va éduquer.

D'une part, on n'est vraiment pas loin d'une dichotomie qui réifie « la » condition « des femmes » et « la » condition « des hommes ». Y'en faudrait pas beaucoup pour parler de « la » femme et de « l' » homme, comme sous la plume des plus sexistes. Et d'autre part, cette réification mène à la différenciation des combats, ce qui participe de cette réification.

Bien sûr, l'argument qu'on a tout de suite en tête est de dire qu'il ne s'agit pas d'essentialisme, qu'il s'agit du produit de socialisations différenciées qui créent bien, qu'on le veuille ou non, des hommes et des femmes, et que cette différenciation renvoie à des expériences sociales et psychologiques fondamentalement différentes (un homme ne peut pas réellement savoir ce que vit une femme − et inversement − et « compatir n'est pas pâtir », comme dit Delphy). C'est par exemple la réponse de Mar Lar dans ce tweet, lorsqu'elle défend l'idée que l'argument du mansplaining n'est pas essentialiste.

Sauf qu'il ne suffit pas de brandir le mot « socialisation » pour se dédouaner de tout essentialisme. Il s'agit toujours bien de fixer des positions, de les enraciner, de les réifier, quelque soit l'origine (sociale en l'occurrence) des dites positions. En un mot, c'est ce qu'on appelle du sociologisme. J'ai repris le texte d'un bouquin d'un chercheur de mon labo, qui bosse sur la notion d'identité ; extrait d'un passage concernant le sociologisme :

« (…) nous pouvons nous demander si, à trop vouloir combattre le mythe d'une Identité intérieure, et plus généralement le subjectivisme philosophique, de telles perspectives sociologiques n'auraient pas tordu le bâton dans l'autre sens en présupposant de façon plus ou moins explicite l'extériorité et la primauté de la société par rapport aux individus.
En effet, le risque contenu dans les approches théoriques qui conceptualisent les identités subjectives en termes d'intériorisation plus ou moins passive de manières d'être et de penser collectives, réside dans une tendance à remplacer une vision essentialiste de type métaphysique par un regard de même nature mais de type sociologique. À un substrat ontologique succéderait, en quelque sorte, un substrat social ou une « Identité sociale ».
(…)
est postulée l'existence d'une sorte d'instance réelle (…) qui fait des individus des êtres quasiment incapables de construire leur monde vécu. »

Le problème, à mon sens, n'est pas d'être déterministe. C'est de résumer le déterminisme à une seule « variable », celui du genre. Pour finir, je reprends ce passage du blog de Crêpe Georgette :

Même en étant féministe – ce que n’est pas Bourdieu ne vous en déplaise – un homme continue d’appartenir à une classe dominante et à en avoir les privilèges.

Certes, mais y'a pas de raison de penser a priori que la division en genre est ici plus importante, plus cruciale, que la division en groupes culturels ou en classes sociales. Y'a aussi des féministes femmes qui appartiennent à des classes dominantes, auxquelles n'auront pas accès d'autres féministes femmes (ou hommes, d'ailleurs). Je ne suis pas convaincu qu'un homme issue des fractions dominées de la société n'ait pas plus voire autant à dire sur la domination qu'une femme appartenant à une fraction dominante. Et pourtant, on assiste dans certains discours à une cristallisation des problèmes autour des catégories de genre, que le discours prétend pourtant déconstruire. Le concept de mansplaining, sans lui ôter tout intérêt évidemment, m'en semble un bon exemple.

Désolé pour la longueur tongue

Je suis d'accord avec ton passage en gras, quand il s'agit d'identifier les mécaniques des relations de domination de classes. Quand elles sont identifiées, que la lutte contre celles-ci (ou certaines d'entre elles) est déjà entamée, je vois mal comment un dominant (dans le cadre de cette relation, pas d'une autre) pourra prévaloir sur un dominé conscient. En d'autres termes, sur la dernière citation de Valérie que tu as mise, elle reste totalement vraie, à mon sens, dans le cadre des luttes féministes effectives.  Et que, partant, non, dans ces luttes, l'avis d'un dominant ne prévaut pas autant, a priori, qu'un dominé. Fusse-t-il lui aussi dominé.

Ensuite, sur les cristallisations de genre : ben, à partir du moment où c'est une lutte, où l'une des classes à plus à perdre à y gagner, y'a conflit. Qui se traduit par un radicalisme des deux côtés (et ici, c'est gentillet, comme radicalisme). Et j'estime d'ailleurs le radicalisme nécessaire.

Maintenant, oui, intersectionnalité, tout ça. C'est très bien dans la majorité des cas, j'en suis convaincu. Mais par exemple, quel peut être son impact dans la déconstruction de la culture du viol ? Dans les inégalités salariales (qui ne coincïdent pas avec les catégories socio-professionnelles) ?

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#246 Le 05/04/2013, à 16:27

Marie-Lou

Re : Sexisme et société (2)

sweetly a écrit :

Je suis d'accord avec ton passage en gras, quand il s'agit d'identifier les mécaniques des relations de domination de classes. Quand elles sont identifiées, que la lutte contre celles-ci (ou certaines d'entre elles) est déjà entamée, je vois mal comment un dominant (dans le cadre de cette relation, pas d'une autre) pourra prévaloir sur un dominé conscient. En d'autres termes, sur la dernière citation de Valérie que tu as mise, elle reste totalement vraie, à mon sens, dans le cadre des luttes féministes effectives.  Et que, partant, non, dans ces luttes, l'avis d'un dominant ne prévaut pas autant, a priori, qu'un dominé. Fusse-t-il lui aussi dominé.

Ce qui me gène dans ce type de raisonnement, c'est la double réduction qui est opérée : (i) réduction de l'expérience ou de « l'avis » d'un individu à sa position sociale. La position sociale sur-détermine le discours : j'ai l'impression que le fameux « d'où parles-tu » − question nécessaire certes, mais pas suffisante − se transforme en « d'où tu parles dit tout de ce que tu dis » ; (ii) réduction de cette position sociale à une variable − le genre − alors que la réalité est évidemment plus complexe que cela.

Alors certes, il peut paraître normal que des féministes / des anti-sexistes se concentrent sur la variable qui est au fondement de ce contre quoi elles et ils luttent. N'empêche que le type de raisonnement qui est engagé me semble réducteur, et d'une réduction qui s'approche d'une forme d'essentialisme.

Bon, en fait non, il y a deux variables : le sexe, et la couleur de la peau. « Homme blanc ». Même remarque. Qu'on fasse un travail pour réfléchir à sa position, c'est utile, nécessaire, indispensable. Qu'on se serve ensuite de ce simple adjectif − blanc − pour jeter le soupçon sur les propos de quelqu'un, c'est « facile » sur le plan rhétorique, et dangereux sur un plan épistémologique : alors qu'une des grandes avancées des sciences humaines, à mon sens, est de montrer que des catégories comme homme ou femme, blanc ou noir, ne se comprennent qu'en relation les unes aux autres, on a des discours qui décontextualisent totalement cette relation et qui repose cela comme un absolu. « J'ai rappelé que Bourdieu est un homme et qu'il est blanc, alors j'ai tout dit » (c'est l'impression que j'ai en tout cas). Ben non, précisément pas. Les positions théoriques de Bourdieu sont ramenées et expliquées au prisme de ces deux seules dimensions − homme et blanc − alors qu'elles soulèvent de vraies questions, complexes, qui méritent d'être débattues, bien au delà du personnage lui même (ce qui suppose donc de séparer un minimum l'énoncé de l'énonciateur).


Ensuite, sur les cristallisations de genre : ben, à partir du moment où c'est une lutte, où l'une des classes à plus à perdre à y gagner, y'a conflit. Qui se traduit par un radicalisme des deux côtés (et ici, c'est gentillet, comme radicalisme). Et j'estime d'ailleurs le radicalisme nécessaire.

Maintenant, oui, intersectionnalité, tout ça. C'est très bien dans la majorité des cas, j'en suis convaincu. Mais par exemple, quel peut être son impact dans la déconstruction de la culture du viol ? Dans les inégalités salariales (qui ne coincïdent pas avec les catégories socio-professionnelles) ?

Je ne peux évidemment pas répondre aussi facilement, l'intersectionnalité étant tout de même une question extrêmement complexe, un outil difficile à manier en situation d'enquête et d'analyse. Mais, par exemple, dans la déconstruction de la culture du viol, on peut envisager que les rapports différentiels au corps et à la sexualité selon les groupes sociaux entraînent des représentations plurielles de ce qu'est le viol dans une société. On peut soupçonner qu'en dépassant une image un peu général « du » viol dans « la » société, en allant observer les pratiques (si j'ose dire hmm) et les discours qui portent sur lui, alors la dichotomie en terme de genres s'avérera insuffisante pour la compréhension du phénomène.


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#247 Le 05/04/2013, à 16:57

ginette

Re : Sexisme et société (2)

Je trouve que la réforme sur le mariage homosexuel est importante, pourquoi la minimiser de la sorte en la comparant à d'autres lieux et combats ?
Cet ignoble ! Le mot est fort, mais pas le temps de rédiger pourquoi ta réaction est dangereuse.

Réfléchie, si pour chaque combat, on te tape sur l'épaule pour te dire qu'il y a plus malheureux et que tu dois cesser tout de suite tes revendications par rapports à eux. Tu comprendras vite à quel parti ce jeu profitera ; une piste : il ne profitera jamais à plus faible.

Oui c'est pas faux tout ça.
Mais je suis très partagé avec ce sujet. Le combat des femen je le vois autant contre l'obscurantisme de la religion que contre le sexisme.
Et je trouve que leur combat est d'autant lus habile lorsqu'il vise l'islam , parce que l'islam a vraiment un problème avec le corps de la femme.
Mais + risqué et dangereux aussi
Vois-tu, ce qui me saute aux yeux, c'est que la lutte des femens est une lutte à mort...un véritable combat où on risque sa vie (où elles risquent leur vie)...D'ailleurs, c'est le propre de tout combat quand il s'agit d'oppression. Le reste, comparé à un tel combat, est presque dérisoire.

Dernière modification par ginette (Le 05/04/2013, à 17:11)

#248 Le 05/04/2013, à 17:55

david96

Re : Sexisme et société (2)

Ha mais rien n'empêche les autres combats, je trouve celui des femens très bien aussi, pas toujours d'accord, mais dans l'ensemble je respecte. Il faut parfois mettre un bon coup de pied dans la fourmilière.

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#249 Le 05/04/2013, à 17:59

ginette

Re : Sexisme et société (2)

david96 a écrit :

Ha mais rien n'empêche les autres combats, je trouve celui des femens très bien aussi, pas toujours d'accord, mais dans l'ensemble je respecte. Il faut parfois mettre un bon coup de pied dans la fourmilière.

C'est surtout que c'est un combat qui change de dimension.
Dans l'émission, la russe explique leurs prochaines cibles...vraiment elles prennent des risques!
En plus, comme dit la journaliste, ELLES SONT BELLES !!
Et toc c'est pas moi ki la dit

Dernière modification par ginette (Le 05/04/2013, à 17:59)

#250 Le 05/04/2013, à 18:05

david96

Re : Sexisme et société (2)

Voilà une remarque qui plaira à Omniia. Que tu es taquin ginette. smile

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