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#1 Le 15/12/2010, à 12:42

roger64

Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Notre ami DidRocks, comme il nous l'a indiqué récemment, s'est rendu au manoir hanté de Canonical Castle, sis sur la falaise crayeuse du cap sud-est de l'île de Man pour consacrer ses congés bien mérités à sa passion de la pêche au gros (le Narwal; quoi d'autre?) au large de ses côtes poissonneuses.

J'avais envisagé de soumettre à son imprimatur un petit texte de vulgarisation qui tenterait de brosser à grand traits les objectifs poursuivis par Canonical. Il est parti avant que le texte ne fût prêt, et c'est donc, hélas, sous ma seule responsabilité que je vous le propose aujourd'hui. smile

                                                                    ****

Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Depuis la sortie de Maverick, Canonical a multiplié les annonces ou laissé circuler des informations que j'ai tenté de mettre en perspective.

La situation actuelle.

Cinq ans après sa création, Ubuntu s'est imposé comme la distribution Linux de référence. Au cours de cette même période toutefois, dans le paysage informatique global, les incertitudes sur l'avenir de Linux sur le desktop se sont accrues. Alors que Linux commence à pâtir ça et là de quelques pesanteurs, l'agilité et le dynamisme sont désormais du côté d'un nouveau monde mobile à l'essor fulgurant.

Beaucoup d'observateurs peuvent en faire aujourd'hui le constat: Linux, bien que soutenant avantageusement la comparaison avec Windows et Mac OS X, a mûri inégalement. Si près de vingt ans de progrès cumulés ont renforcé la compétitivité du noyau Linux, conduit d'une main de fer, d'autres ensembles de son eco-système n'ont sans doute pas évolué aussi favorablement. Certaines communautés très structurées ont fini par se rigidifier jusqu'à devenir des cénacles d'initiés incapables de se remettre en question. Le contraste peut parfois être cruel lorsque l'on compare trait pour trait les performances d'un nouveau logiciel avec celles d'une copie cent fois réécrite dont le code s'est épaissi au fil des ans.

Non seulement une partie de l'environnement Linux a vieilli, mais l'histoire se déroule désormais à côté de lui - ainsi que des autres systèmes d'exploitation «historiques» d'ailleurs-. Comment ne pas être frappé par le bouillonnement logiciel qui entoure le monde mobile avec IOS et Android? Certes, le développement logiciel reste aussi très actif dans l'open-source mais il y a plusieurs échelles de grandeur de différence entre ces deux mondes. Le domaine d'usage d'Android s'accroit. Il saute déjà des smartphones aux tablettes. Où ira t-il encore ? L'image se brouille.

L'arrivée l'an prochain de Chrome OS dans le paysage longtemps figé des systèmes d'exploitation a peut-être aussi contribué à hâter la réaction de Canonical. Bien que basé parait-il sur Linux, Chrome OS pourrait bien démoder d'un coup les autres distributions destinées aux petites configurations si populaires.  Certes, le succès d'une solution aussi radicale est loin d'être garanti mais il servira à coup sûr d'outil de référence. Le Linux «traditionnel» pourrait finir par se voir cantonné au rôle lucratif mais limité d'un OS pour serveurs que personne ne semble d'ailleurs aujourd'hui en mesure de lui disputer.

Si Canonical ne réagit pas vigoureusement, Linux dont il est le champion, risque de perdre sa chance sur le desktop sans jamais l'avoir réellement jouée.

Les nouvelles orientations d'Ubuntu.

Ubuntu doit donc s'alléger pour participer à la révolution du monde mobile.  Il examine tous les moyens pour y parvenir. Le pragmatisme est à l'heure du jour.

Depuis sa création, Ubuntu avait notamment manifesté sa personnalité par sa rigueur calendaire, parfois même -cela s'est vu- au détriment de la qualité. Aujourd'hui, la question de savoir s'il faut supprimer ou non ce sacro-saint calendrier n'est pas vraiment d'actualité. Tenter de coller à l'écume des jours n'est pas d'ailleurs la solution la plus efficace pour introduire des modifications de fond. La palme de l'innovation calendaire restera donc cette année à LMDE.

Ubuntu s'est placé sur un autre terrain. Il a marqué son intérêt depuis longtemps pour le nuage et le monde mobile. La mise en place d'Ubuntu One a été un premier pas en ce sens même si sa mise en oeuvre a été quelque peu laborieuse. D'autres efforts sont en cours dans ce domaine qui ne sont pas sans évoquer la voie tracée par Apple.

Si sa relation fondamentale avec Debian n'est pas remise en cause, Ubuntu a cherché aussi à s'ouvrir franchement vers l'extérieur. Canonical a fait par exemple des efforts notables pour élargir la logithèque en accueillant les développeurs de logiciels commerciaux mais leur résultat est encore bien modeste.

Toutes ces mesures contribuent à améliorer Ubuntu. Celles qui arrivent donnent vraiment la mesure de la froide résolution de Canonical.  Alors que Maverick représentait une version aboutie «bon chic, bon genre», Ubuntu a réalisé qu'il ne pourrait se moderniser sans s'impliquer lui-même dans des changements profonds, quitte à mettre en oeuvre une stratégie de rupture.

Le choix récent pour Natty d'Unity-Compiz au lieu de Gnome Shell-Mutter s'explique d'abord par la hâte d'aboutir et le souci de rester au diapason du monde mobile quitte à froisser quelques plumes.

Les tous derniers projets d'Ubuntu concernent le coeur de la distribution. Ubuntu veut s'orienter vers une solution technique agile et décrassée. Il prend ses distances envers ses partenaires amont que sont Xorg et Gnome. L'arrivée future de Wayland pour l'un, la mise en place éventuelle de LightDM pour l'autre, représentent autant de mini-séismes en ce sens qu'ils constituent une remise en cause du travail de ces communautés ou de parties importantes d'entre elles.

Toutes ces innovations seront à mettre en place dans un laps de temps serré, encore haché par les sorties programmées de la distribution. Le temps presse et personne ne nous attendra.

Réussir la transition

Ubuntu doit veiller à réussir la phase de transition qui s'annonce délicate en raison de l'importance et de la durée des changements à effectuer.

Il faut dix-huit mois en moyenne pour parfaire un progrès logiciel significatif. Il faudra bien à Canonical au moins tout ce temps pour produire le nouvel Ubuntu.  Vu sous cet angle, le nouvel Ubuntu ne serait disponible au mieux que pour la prochaine LTS, la 12/04, Piddly Pigeon.

En attendant cette LTS, Canonical doit veiller à ne pas déconcerter ses utilisateurs actuels. Il semble déjà établi qu'ils auront le choix entre deux versions d'Ubuntu: celle élégante et fiable, déclinée selon les lignes du «classique» Maverick, et la future version d'avant-garde avec ce qu'elle suppose d'innovations mais aussi de bogues et d'imperfections...

Pendant toute la durée de cette phase de transition, la décision de franchir le pas d'une version à l'autre devrait être laissée à l'utilisateur. Le nouvel Ubuntu doit séduire pour réussir et non chercher à s'imposer. C'est la seule façon de conjurer le danger d'un rejet éventuel.

                                                                            ***

L'avenir nous dira si Canonical réussira à négocier à temps son virage stratégique sans que des vices de forme ne viennent gâcher ses justes ambitions et faire fuir ses utilisateurs. Le pari n'est pas gagné d'avance.

Dernière modification par roger64 (Le 15/12/2010, à 14:30)

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#2 Le 15/12/2010, à 13:03

kurapika29

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Sacré pavé big_smile
Très intéressant , ça prouve la grosse volonté de changement et de fraicheur que cherche Canonical.
Mais cela va-t-il plaire ? Est-ce que le fait de changer les habitudes ne va pas porter préjudice à Ubuntu ?
Vivement sa sortie qu'on puisse se faire une idée et l'adopter tongue


Disponible sur IRC, sur le serveur irc.freenode.net salon ##ubuntu-voyager (et aussi sur plein d'autre serveur/salon)
Venez si vous avec besoin d'aide ou pour causer ;) suffit d'avoir Xchat ou un autre client IRC
Où sinon en cliquant sur se lien http://kiwiirc.com/client/irc.freenode. … tu-voyager

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#3 Le 15/12/2010, à 15:16

sorrodje

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Qui a écrit ça ?


Utilisateur Debian/Ubuntu depuis 2008 - http://sorrodje.alter-it.org

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#4 Le 15/12/2010, à 15:18

roger64

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

sorodje a écrit :

Qui a écrit ça ?

euh... je crois que c'est moi.
smile

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#5 Le 15/12/2010, à 15:53

sorrodje

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Ok Merci wink  je me demandais si ça émanait d'une manière ou d'une autre de didier Roche en fait wink


Utilisateur Debian/Ubuntu depuis 2008 - http://sorrodje.alter-it.org

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#6 Le 15/12/2010, à 16:38

roger64

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Sois rassuré. Il n'a pas commis ça.

Dernière modification par roger64 (Le 15/12/2010, à 16:38)

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#7 Le 15/12/2010, à 17:41

zb1000

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Merci pour l'article, j'y vois un peu plus clair!

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#8 Le 16/12/2010, à 10:50

lucmars

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Il est clair que :
1) l'usage de l'ordinateur n'a plus rien de "personnel"
2) l'ordinateur devient l'auxilliaire des dispositifs mobiles consuméristes.

Faute en est au succès d'internet, car pour beaucoup, un ordi est désormais une super télé et puisqu'on ne veut que le contenu alors on ne veut que l'écran.

Je vois mal dans ces conditions comment ubuntu et consorts puissent survivre ; le logiciel ne suffit pas car tout le monde s'en fout, il faudrait aussi un dispositif nouveau.

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#9 Le 16/12/2010, à 11:21

david1234

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Bonjour,
bouger pour survivre...s'il s'agit seulement de bouger parce que d'autre bougent, cela ne me paraît pas une bonne idée. Bouger pour suivre l'aire du temps, bof!

Pour moi, une tablette pc, un iphone ou un smartphone ne sont pas comparable à un ordinateur  (laptop ou notebook) et l'os des premiers n'est pas celui des seconds!

Je suis assez dérouté par cette volonté, affichée avec Unity, de tout passer à une version minimaliste d'un os.  A quoi me servira mon ordinateur avec ce genre d'interface? Quel peut bien être son utilité?

Je suis attaché aux menus, avec des mots dedans! C'est une méthode que je trouve bien plus efficace pour atteindre un programme que de chercher une icône dont le graphisme peut parfois/souvent être hermétique.

J'espère que Canonical laissera toujours le choix, avec ou sans Unity

Dernière modification par david1234 (Le 16/12/2010, à 11:26)


"Les révolutions commencent généralement par le remplacement des vieilles certitudes par de nouvelles et non par des découvertes originales dans un domaine complètement nouveau." S.J.GOULD
Mon blog : http://avousdire.wordpress.com/

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#10 Le 16/12/2010, à 13:25

lalimace

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

On m'avait raconté une histoire (vraie) d'un gars qui écrivait la "bible" d'un sport.

Le gars avait pondu la meilleure méthode, encyclopédie, références, carnet de regles, guide des parcours, dictionnaire, livre de regles etc. de ce sport.

Comme il était seul, ça ne coutait pas super cher à éditer, une 20aine d'euros... Il n'en vendit presque pas...

Persuadé de la qualité du contenu, un proche, travaillant dans le marketing, lui a dit de diviser sa "bible" en 4 parties,
selon les niveaux, les regles, les lieux du guide, d'investir dans le design de la couverture etc.

Chaque partie se vendait 20 euros. Il en a vendu des milliers, des 4 volumes...

Parfois, les gens ont des attitudes complétement INCROYABLES, voire incompréhensibles...

Le truc, c'est que si c'est seulement la couverture qui change, c'est pas génant... Dans le cas de canonical, j'ai l'impression que c'est largement plus profond...

Aller vers le plus grand nombre, OK... Mais pas à n'importe quel prix...

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#11 Le 16/12/2010, à 15:01

lucmars

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

lalimace a écrit :

Le truc, c'est que si c'est seulement la couverture qui change, c'est pas génant... Dans le cas de canonical, j'ai l'impression que c'est largement plus profond...

Aller vers le plus grand nombre, OK... Mais pas à n'importe quel prix...

Je doute qu'en informatique on puisse changer la façade sans remaniement profond ; surtout pour toucher le plus grand nombre.

Apple en est un bon exemple, ce n'est d'ailleurs même plus "Apple Computer" mais "Apple" tout court.
Franchement, je ne vois pas ce que Canonical peut faire, sinon à proposer son biniou à lui, avec services intégrés et un truc en plus qui fasse crac-boum-hue.

Mais quoi ?

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#12 Le 16/12/2010, à 18:07

lalimace

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Je doute qu'en informatique on puisse changer la façade sans remaniement profond ; surtout pour toucher le plus grand nombre.

Si, je pense que par exemple, pour la 10.04, ça a été excellent: on a vraiment fait un bond qualitatif au niveau du "look" sans trop s'éloigner de l'esprit de GNU/Linux...

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#13 Le 16/12/2010, à 23:44

sam7

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

très belle "prose" roger64, merci ... je suis à la fois inquiet & curieux des changements à venir roll
... on verra bien ce que l'avenir nous réserve ...
pourvu qu'Ubuntu réussisse

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#14 Le 17/12/2010, à 00:00

Zakhar

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

J'approuve, très belle prose.

Une chose est certaine, Google OS (Chrome OS de son vrai nom) va changer les choses... mais pour nous, Gaulois, on sait bien qu'en définitive ce n'est que du Minitel 2.0

On est donc certain d'une chose : ça aura beaucoup de succès (de même que le minitel en a eu en son temps : simplicité et réponse au besoin), mais même à l'époque du minitel certains avaient déjà des besoins au delà.

Donc est-ce qu'Ubuntu prend la bonne route ?.. l'avenir nous le dira.

Dernière modification par Zakhar (Le 17/12/2010, à 00:01)


"A computer is like air conditioning: it becomes useless when you open windows." (Linus Torvald)

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#15 Le 17/12/2010, à 11:57

lucmars

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

lalimace a écrit :

Je doute qu'en informatique on puisse changer la façade sans remaniement profond ; surtout pour toucher le plus grand nombre.

Si, je pense que par exemple, pour la 10.04, ça a été excellent: on a vraiment fait un bond qualitatif au niveau du "look" sans trop s'éloigner de l'esprit de GNU/Linux...

Peut-être, mais cela ne relance pas le buisness dès lors que les gens ne sont plus en majorité interessés par un desktop.
C'est le problème actuel : on a tant esperé chaque année que ce serait celle de Linux on Desktop pour s'apercevoir que la demande a changé.

Si tout le monde se tourne vers la consommation de services (entreprises inclues), aura-t-on encore des PC dans les supermarchés ?

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#16 Le 17/12/2010, à 17:16

Zakhar

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Pour les (grandes) entreprises il est évident de chez évident que la demande se tournera un jour où l'autre vers un modèle Cloud.
C'est vraiment trop cher de maintenir au niveau de l'utilisateur final un PC "lourd" : système de mise à jour, pannes, virus (pour Windows).
Cela vaut pour Windows, mais aussi (quoique dans une moindre mesure) pour Linux.

Les seuls GROS freins à ça :
- Office (il faut re-former les gens)
- la maturité de I.T. (+ lobbying de vendeurs privateurs)
- la puissance des réseaux (ce point est en bonne voie)

Mais nul doute que ça viendra, il y a de telles économies à la clé !..

Pour les particuliers, je suis plus sceptique.
Le modèle "Cloud" implique que l'on paye à l'acte les services que l'on consomme (même s'il y a un "forfait" ou si c'est payé par la publicité ou par la capture et valorisation de données privées -modèle Google-)
Le modèle "Desktop/Laptop" on est propriétaire de sa propre infrastructure (hard et soft).

Les deux ont des avantages et inconvénients.
Le modèle "Desktop/Laptop" a le même inconvénient qu'en entreprise : l'entretien. Il faut un minimum de compétences et de temps pour avoir un système en bon état de fonctionnement. A contrario, le système "Cloud" n'étant qu'un terminal "léger", c'est le fournisseur de service qui s'occupe de toute l'intendance technique pour qu'il fonctionne et l'utilisateur n'a plus besoin d'aucune compétence ni d'y consacrer du temps.

Et là, désolé de vous décevoir, mais le niveau de compétence informatique moyen est tellement minable, que c'est un gros gros gros avantage pour le Cloud, au même titre que le modèle Minitel, c'est à dire : "ça marche tout seul" (en réalité c'est le fournisseur de service qui fait en sorte que ça marche).

Le modèle "Cloud" a aussi un avantage concurrentiel certain pour l'usage épisodique de logiciels. Dans le monde libre on ne le voit pas trop vu qu'en général nous avons des logiciels gratuits. Mais si par exemple je veux utiliser de façon très très épisodique un Photoshop, il est probablement avantageux de louer à l'heure, à la journée, plutôt que d'acheter une licence complète (j'élimine là les cas d'illégalité !)


Cependant on est là dans un modèle location ou possession. On pourrait faire le parallèle avec les voitures.
Personnellement je n'ai pas de voiture (au centre de Paris c'est à la fois inutile et vraiment pas pratique !) et je suis content de pouvoir en louer une lorsque je vais en vacances. Globalement ça me revient bien moins cher, j'ai toujours (presque !) un véhicule entretenu, et pas de soucis de paperasses, contrôles techniques, revente, etc...

Pourtant je constate que plein de gens possèdent une voiture !..

Au même titre je pense que la possession d'un Desktop/Laptop et l'entretien subséquent de son bon état (qu'on le fasse ou le fasse faire) répondra toujours au besoin d'un bon nombre de personnes. Et pour ce modèle, je crois fermement que Linux est infiniment mieux armé que des O.S. comme Windows. En effet, via les dépôts, le maintien en bon état de l'O.S. et de l'ensemble des logiciels du PC est toujours assuré (pour peu qu'on ne soit pas un super geek ayant installé des logiciels issus de sources bizarres !).

Pour ce modèle là, je pense plutôt à un Gnu/linux tel qu'il existe aujourd'hui plutôt qu'à ce qu'Ubuntu essaye de faire.

Ensuite, tâcher de prédire la part de personnes qui vont adhérer au modèle "Cloud-je-suis-incompétent-et-ça-m'intéresse-pas-je-veux-juste-consommer" et ceux qui vont garder le modèle "Mon-PC-je-veux-bien-mettre-un-peu-d'huile-de-coude-pour-plus-d'indépendance".... il faudrait être madame Irma, ce que je ne suis pas.

Vous l'avez deviné, je me situe nettement dans la deuxième catégorie.

Si Ubuntu évolue dans une direction qui ne me plaît vraiment pas... je le déplorerais... mais ce n'est pas non plus comme si c'était la seule distribution GNU/Linux. Dans les "grands noms" il y aussi l'excellente Fedora, et bien d'autres distributions qui méritent certainement une attention.

Dernière modification par Zakhar (Le 17/12/2010, à 17:20)


"A computer is like air conditioning: it becomes useless when you open windows." (Linus Torvald)

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#17 Le 17/12/2010, à 21:14

Heliox

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

C'est moi ou le Cloud c'est un truc à la mode, qui sert à rien pour la plupart des gens ? neutral

Dernière modification par Heliox (Le 17/12/2010, à 21:14)

#18 Le 17/12/2010, à 21:47

Zakhar

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Tu n'as pas de Smartphone Hellox ?

(Je pose la question car moi je suis un dinosaure et j'ai même pas de tel mobile... enfin à part celui du boulot presque tout le temps éteint).

Parce que si tu as un Smartphone, tu fais du Cloud sans le savoir comme M. Jourdain faisait de la prose.


"A computer is like air conditioning: it becomes useless when you open windows." (Linus Torvald)

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#19 Le 17/12/2010, à 23:47

seb24

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Si tu as une boite email, que tu utilise de la messagerie, etc...
Le Cloud c'est bien, mais c'est comme tout il faut pas en abuser, et connaitre les limites.


Membre attitré de la brigade des S
Ubuntuser.com : Blog sur Ubuntu http://www.ubuntuser.com

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#20 Le 18/12/2010, à 01:09

mydjey

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Le cloud computing n'est pas forcement contraire à l'esprit du libre. Que telle entreprise propose tel service de Cloud n'est pas tellement grave, du moment qu'en parallèle, elle propose aussi une version Open Source et installable sur un serveur personnel.
Voir par exemple :
http://philippe.scoffoni.net/openstack- … en-source/
http://philippe.scoffoni.net/5-outils-o … computing/
Comme il est dis à la fin du second article:

Philippe Scoffoni   a écrit :

Beaucoup de ces solutions sont avant tout des solutions d'infrastructure permettant une gestion simplifiées d'architectures matérielles complexes. Il semblerait que ce soit dans ce domaine que l'open source puisse d'ors et déjà jouer un rôle important dans les solutions de cloud computing.

De ce côté la l'avenir semble radieux pour l'open source (un peu comme les serveurs Linux aujourd'hui'hui). Ce qu'il reste à faire c'est des softs.

Mais pourquoi pas faire des softs en cloud libre, que l'on peux au choix, installer sur son propre serveur, ou utiliser via les serveurs de l'entreprise qui les proposent ?

Finalement ça me fait penser à ce que fait Wordpress, d'un côté ils proposent leur CMS en Open Source. Et de l'autre ils proposent d'ouvrir un blog hébergé chez eux, avec une adresse en : wordpress.com.
Cette seconde possibilité n'est à mes yeux ni plus ni moins que du cloud. Mais du cloud qui me convient parce que en parallèle, possibilité de l'installer sur mon serveur et code source ouvert.

Si le cloud sur les desktops (pour les particuliers) est l'avenir, ça veux dire --> changement de mentalité. Donc les utilisateurs prêt à migrer vers autre chose que ce qu'ils connaissent.
Dans ce cas, faisons (yakafaukon) du cloud Open Source. Renversons les choses au lieu de voir dans le cloud une menace pour le logiciel libre, fessons en un atout.

--

[Edit] Au fait, belle prose roger64. wink

Dernière modification par mydjey (Le 19/12/2010, à 16:15)


Mon site : http://mydjey.eu/

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#21 Le 18/12/2010, à 15:19

Heliox

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Zakhar a écrit :

Tu n'as pas de Smartphone Hellox ?

(Je pose la question car moi je suis un dinosaure et j'ai même pas de tel mobile... enfin à part celui du boulot presque tout le temps éteint).

Parce que si tu as un Smartphone, tu fais du Cloud sans le savoir comme M. Jourdain faisait de la prose.

Non, je n'ai pas de smartphone, j'ai un vieux portable "classique" (pas tactile) qui me sert uniquement à téléphoner en cas d'imprévus divers et d'envoyer quelques fois des messages et à d'avoir l'heure aussi (en même temps il ne peut pas faire grand-chose d'autre tongue).
Après oui j'ai une adresse mail chez un prestataire et un compte Facebook mais ça se limite là. C'est vrai ça peut rentrer dans l'appellation "Cloud", mais pour moi initialement "Cloud" c'est les services d'hébergement des données personnelles et des logiciels/services en ligne comme proposés par Google.

Je ne suis pas sûr que ça si avantageux que ça de se rendre dépendant à la fois d'un prestataire particulier et d'une connexion à Internet pour ses données. À vrai dire je ne vois pas pourquoi changer le modèle classique (données chez soi, sur soi, contrôlées par soi), qu'est-ce que le Cloud apporte réellement pour le particulier ?

Les points noirs que je vois sont les suivants :
- Au niveau de l'architecture du réseau, ça centralise beaucoup de données chez un même prestataire et ça amène beaucoup de doutes avec (fiabilité des services ? s'il y a des problèmes pour accéder à ses données ? si le prestataire perd vos données ? Si les serveurs plantent et que vous ne pouvez accéder à vos données vous faites quoi ?)
- Au niveau de la propriété privée, le modèle "classique" c'est déja inestimablement plus sûr (Espionnage du contenu ? Si le prestataire espionne votre contenu pour se faire de l'argent comme Google ?)

Mais il y cependant des cotés positifs, mais je n'en vois que deux :
- L'accès à ses données depuis n'importe où (mais avec une bonne clé USB...).
- Le prix total peu cher pour le client final (Quoiqu'entre l'espionnage des données pour de la pub ciblée et la location mensuelle d'un espace virtuel, je ne suis pas sûr que l'achat d'un bon disque dur local ne soit pas plus avantageux).

Bref voila comment je vois le deal, après c'est un jugement personnel, est-ce que le coté avantageux vaut la négligence du coté désavantageux ?

Pour moi c'est évident que non. Les bienfaits du Cloud j'y croirai lorsqu'on me proposera une petite boîte écolo-économe du genre Freebox (à mettre chez soi), sur laquelle j'ai un contrôle total avec une solution logicielle facile de mise en place d'un "nuage" personnel, qui permette de faire un serveur FTP privé avec ses données et héberger un compte Diaspora, un site ou blog, etc...
Ce que dit mydjey à ce sujet correspond assez à ce que j'attends du Cloud.


Après le cloud, on n'en présente que les cotés positifs, on nous passe de la pub dessus, on ne nous présente que l'aspect facile, on nous manipule aussi sans doute un peu. C'est l'effet de mode qui va se charger de populariser le cloud. Mais finalement ça rendra les gens encore plus dépendants d'une quelconque marque qu'ils ne le sont déja, en les emprisonnant toujours...

Je suis sûr que si Diaspora était en état de marche et que si un vendeur quelconque proposait une petite boîte prête à brancher pour faire tout ce que j'ai décrid plus haut, Facebook et leur cloud centralisé se casseraient la figure... Manque d'opportunités et d'informations, encore.

Dernière modification par Heliox (Le 18/12/2010, à 15:28)

#22 Le 19/12/2010, à 15:34

lucmars

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

@Hellox
Je suis d'accord avec ton analyse mais si comme tu le dis les entreprises pensent faire de grosses économies avec un service d'infrastructure et que, d'autre part, nous ne sommes qu'une minorité attachée au modèle du PC, cela devient donc problématique pour le buisness de Canonical et de tout autre qui a assis son buisness sur ce modèle (voyez de qui je parle).

Dans cette pente, même les constructeurs traditionnels de PC orienteraient leur offre vers les centres de données et les dispositifs mobiles ou terminaux.

Monsieur Dell n'a plus qu'à sortir sa tablet ou son e-book.

Il y a certes des freins au tout serveur, le plus gros étant le hors-ligne. Il y a aussi un problème légal, mais la majorité s'en fout. Comme disait Stallman, mettait vos données sur un service, et la police n'aura rien à vous demander pour s'en emparer - il en ira de même avec un cloud "privé" ; mettait les sur votre DD, il faudra un mandat pour entrer chez vous.

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#23 Le 19/12/2010, à 16:02

psychederic

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

Well : les entreprises pensent aux économies, et d'autres entreprises pensent encore a nous enfermé, par du logiciel privateur, ou aujourd'hui a enfermer nos données

Ubuntu/Canonical ne gagne pas a faire comme les autres (c'est mon avis) : il peut faire du logiciel clés en mains , au lieu du cloud dans ces serveurs, on peut faire du "jeu video" au lieu de faire du "tous vers les petits gadget format smartphone/ipad"


Le monde du libre. Ubuntu :Ca rame ? | Installer un logiciel ? Avec Synaptic- Ubuntu Tweak. Msn ?

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#24 Le 19/12/2010, à 16:15

lucmars

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

psychederic a écrit :

Well : les entreprises pensent aux économies, et d'autres entreprises pensent encore a nous enfermé, par du logiciel privateur, ou aujourd'hui a enfermer nos données

Ubuntu/Canonical ne gagne pas a faire comme les autres (c'est mon avis) : il peut faire du logiciel clés en mains , au lieu du cloud dans ces serveurs, on peut faire du "jeu video" au lieu de faire du "tous vers les petits gadget format smartphone/ipad"

Oui, quitte à faire quelque chose, autant prendre le contrepied que de se coincer le pied à vouloir prendre un train en marche.

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#25 Le 21/12/2010, à 20:45

lawl

Re : Bouger pour survivre: ce que veut Canonical

GU/Linux étant très versatile (il n'y a qu'a voir Android, les routeur/box, lecteur, dvd, nas, etc) il y a tout ce qu'il faut pour s'adapter au changement que subit l'informatique actuelle avec des plateformes matérielle plus spécialiser et la disparition des ordinateurs ou du moins une diminution de cette plateforme.

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