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#26 Le 23/01/2013, à 10:36

Marie-Lou

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

J'avais lu ça dans cet article, faisant référence à ce bouquin. Je n'ai pas cherché davantage.


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#27 Le 23/01/2013, à 10:43

SystemeD

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Marie-Lou a écrit :

J'avais lu ça dans cet article, faisant référence à ce bouquin. Je n'ai pas cherché davantage.

La question de la répartition filles/garçons ne fait pas aujourd’hui l’objet d’un consensus dans le monde scientifique.

La prévalence supérieure classiquement rapportée chez les garçons (de l’ordre de 2 à 3 garçons pour une fille) a en effet été remise en question par un certain nombre de chercheurs.

Source : http://www.fondation-dyslexie.be/index. … ie&Itemid=


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#28 Le 23/01/2013, à 10:58

Marie-Lou

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Intéressant ; faudrait voir, en amont, s'il y a une définition stabilisée de la dyslexie…


Compte clôturé

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#29 Le 23/01/2013, à 11:01

SystemeD

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Il semblerait que les filles compensent mieux et plus tôt vu leur maturité plus précoce que les garçons.


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#30 Le 23/01/2013, à 11:39

Ayral

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Vraiment très intéressant tout ça, je ne regrette pas d'avoir lancé le fil !
Quelqu'un a demandé ce qu'était la méthode Boscher. C'est une méthode syllabique bien sûr. Elle était utilisée par la quasi totalité des écoles publiques comme privées à partir des années 50. Je me souviens encore par cœur de l'histoire de la petite poule rouge 60 ans après. Nous la déclamons en cœur avec mes sœurs quand nous en avons l'occasion. (page 59 du lien ci-dessous)
Voici ICI les copies de chacune des pages.
Voici la page de la 1ère consonne 1358933065.jpg
C'est la méthode que ma mère a utilisée pour m'apprendre à lire pour m'occuper vers 3 ans et demi 4 ans. Comme il me semble l'avoir indiqué plus haut les écoles n'étant pas reconstruites ma mère devait faire la classe à mes 2 sœurs et m'occupait à ça pour que je ne traîne pas dans leurs pattes. le samedi une institutrice passait et nous contrôlait et donnait les consignes pour la semaine suivante.

La France n'est plus rurale comme elle l'était alors et bien sûr les dessins et les situations ont changé. Mais vous la trouverez en vente par exemple à la Fnac dans sa dernière édition je pense. Je continue à penser que pour des gamins de 5 ans normalement débrouillards, 1 double page par jour en s'amusant pendant les vacances et à la rentrée ils savent lire (ce qui n'est absolument pas obligatoire, mais bon, quand même c'est rassurant pour le gosse !). Mais je sais aussi que ceci est est l'objet de polémiques parfois véhémentes (litote ?) dans le monde l'école primaire.

Il semble que de nombreux orthophonistes utilisent cette méthode encore disponible mais actualisée. Très efficace paraît il. Sur un enfant sans difficultés particulières, 2 mois pour apprendre à lire et écrire. une année scolaire pour un enfant en difficultés, avoir un travail sans doute diversifié.

Dernière modification par Ayral (Le 23/01/2013, à 11:42)

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#31 Le 23/01/2013, à 11:47

Fly0s

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Effectivent, sur Web of Knowledge ou Google Scholar, on peut voir qu'il y a des études qui trouvent un biais clair et d'autres (dont au moins une très récente), non. Ceci dit, j'ai pas trop le temps d'aller fouiller dans les méthodologies...

Pour "La revanche du chromosome X", je suis curieux, j'y jetterai un œil. Mais le prologue fait très peur quant à la rigueur du bouquin : "la faculté d'être pénétré" pour définir le féminin, hm, hm, mais oui ! roll

Ayral, y a-t-il une différence entre la méthode Boscher et la fameuse méthode B-A-BA ? Je suis curieux.

Dernière modification par Fly0s (Le 23/01/2013, à 11:48)

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#32 Le 23/01/2013, à 12:17

Elzen

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Ayral a écrit :

Je ne voudrais pas troller dans ma propre discussion, mais je me demande d'ailleurs à quoi est adapté le collège unique.

Bah en fait, j'crois que le truc principal, c'est que le collège unique est adapté… à l'école d'il y a un bon moment, quand seule une partie de la population dépassait l'école primaire. Le nombre d'élève à prendre en charge a littéralement explosé depuis (et leur niveau moyen a baissé⁽¹⁾, puisqu'auparavant, seuls les meilleurs scolairement continuaient), mais la structure est restée la même. D'où inadaptation, avec des conséquences pas toujours idéales…

(1) C'est le « paradoxe » de la démocratisation de l'enseignement : le niveau moyen d'une classe diminue, tandis que celui de l'ensemble de la population augmente.

Ayral a écrit :

Quelqu'un a demandé ce qu'était la méthode Boscher.

Je n'ai pas demandé explicitement, je crois, mais j'ai dis que je ne connaissais pas, et ça m'intéresse ^^

Difficile de juger juste comme ça, mais à première vue, ça a quand même l'air mieux que ce qui se fait actuellement dans le genre…

Fly0s a écrit :

Ayral, y a-t-il une différence entre la méthode Boscher et la fameuse méthode B-A-BA ? Je suis curieux.

En fait, il n'y a pas « une » méthode « B-A-ba ». Le « B-A-ba », c'est juste le symbole emblématique de toutes les méthodes syllabiques.

En vitesse, histoire de ne pas trop exagérer la parenthèse (quoique nos modos puissent éventuellement séparer ça si besoin), il y a essentiellement deux familles de méthodes d'apprentissage de la lecture : les globales et les syllabiques.

Les méthodes syllabiques, comme leur nom l'indique, sont axées dès le départ sur la décomposition du mot, d'où ce fameux « B-A-ba » : quand on prend un B, qu'on met un A derrière, on s'attend à ce que ça s'entende « ba » (en pratique, ai-je besoin de rappeler que c'est loin d'être toujours le cas ? Ça dépend évidemment de ce qu'il y a après le A : bain, banc, baudet, baiser…).

Les méthodes globales, au contraire, reportent cette décomposition à plus tard, en étant prioritairement axées sur le sens : le concept est d'apprendre d'abord aux enfants à identifier directement un certain nombre de mots « de base », permettant d'accéder le plus rapidement à la compréhension du texte, ainsi que de faciliter les décompositions ultérieures (en repérant des syllabes dans des mots connues et en supposant qu'elles se prononceront de la même façon dans d'autres mots).

Le truc qu'il y a eu une grosse mécompréhension sur le principe de fonctionnement des méthodes globales quand on a essayé de les mettre en place : pas mal d'instits, qui n'avaient pas été formés au sujet, se sont arrêtés au mot « global » et ont compris qu'il s'agissait de ne plus faire de décomposition du tout, ce qui n'a évidemment pas donné de bons résultats. D'où un retour en arrière massif de la population qui a conduit à rejeter en bloc l'idée de méthode globale, et à ne surtout plus sortir du syllabique.

Et malheureusement, les méthodes syllabiques qui ont été proposées depuis sont particulièrement terrible dans leur genre. En gros, pas mal de manuels actuels comportent juste de la lecture de syllabes ou de mots, sans aucune suite, donc tout l'intérêt d'inciter l'enfant à rechercher le sens du texte disparaît. De plus, les mots utilisés sont choisis spécifiquement pour que les combinaisons un poil complexe (du genre, « oiseau ») n'arrivent que le plus tard possible, ce qui augmente d'autant plus la difficulté, vu que ce genre de combinaisons est quand même relativement fréquent.

Edit : tiens, vu qu'il ne me semble pas que ce soit la première digression du genre, et pour éviter d'en refaire d'autres à l'avenir, j'pourrais éventuellement faire un article sur les méthodes de lecture sur mon blog. Ça intéresserait quelqu'un ?

Dernière modification par Elzen (Le 23/01/2013, à 12:50)

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#33 Le 23/01/2013, à 12:54

ginette

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Que je sache, la méthode globale a essuyé de sacrés échecs...pour les raisons que tu rappelles, sans doute, mais aussi pour d'autres, notamment de favoriser  dyslexie et dysorthographie.
Fut un temps ça m'aurait vachement interessé d'en savoir d'avantage vu que je m'engueulais avec les profs de mon fils à ce sujet, trouvant que cette méthode n'en était pas une...et ce, 1 moi s avant qu'elle ne soit abandonnée par l'éducation nationale. Les profs pourtant ne juraient que par ça ...enfin..c'est ce qu'ils racontaient....
Ca faisait peut-être rétrograde mais j'estimais qu'on ne change pas comme ça, ce qui a fait ses preuves, surtout que ce sont les gamins qui essuyent les plâtres

Dernière modification par mrey68 (Le 23/01/2013, à 12:59)

#34 Le 23/01/2013, à 14:16

Elzen

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

mrey68 a écrit :

mais aussi pour d'autres, notamment de favoriser  dyslexie et dysorthographie.

Mal formulé, au mieux. Les troubles en question sont (cf plus haut) un problème neuronal, ce n'est pas une méthode de lecture qui va les « favoriser ».

Ce qu'il peut se produire, c'est qu'une méthode mal appliquée (et ça peut être vrai pour les syllabiques autant que pour les globales), associée à un manque d'attention de l'enseignant aux élèves en difficultés (manque très souvent conditionné par le fait qu'il y a une classe entière à gérer, et que donc on ne peut pas être dispo à chacun en permanence) ne donne pas à l'élève les possibilités de dépasser ses difficultés.
Mais considérer ça comme la faute unique (donc, en négligeant tout le reste) de la méthode elle-même (comme si une application conditionnait toutes les applications possibles), c'est simplement ce qu'on appelle le principe du bouc émissaire.

mrey68 a écrit :

ce qui a fait ses preuves

Le principe de base, c'est qu'aucune méthode n'est parfaite ; mais qu'en revanche, les conditions d'apprentissage évoluent énormément, et que c'est donc loin d'être une mauvaise idée que de faire évoluer l'apprentissage lui-même pour aller avec. En particulier, les résultats d'une méthode dépendent énormément de trois facteurs : les outils à disposition, l'enseignant, et l'élève. Et si l'un de ces trois facteurs n'est pas adapté à une méthode donnée, je peux te garantir que ça va se casser la tronche, quelles que soient les hypothétiques preuves que ça ait fait par ailleurs.

Désolé, mais chaque fois que j'entends « ce qui a fait ses preuves » à propos de l'école, c'est quelqu'un qui veut dire par là « ce qui a marché pour moi », en oubliant royalement qu'il n'est pas représentatif de l'ensemble des élèves. L'inertie pédagogique est déjà énorme alors qu'il y a énormément de moyens d'améliorer les choses, ce n'est pas en tenant des discours comme celui-ci, idéalisés à outrance, qu'on va améliorer les choses, au contraire.

Encore une fois, je conseille vivement le livre de Sylvain Grandserre.

Dernière modification par Elzen (Le 23/01/2013, à 14:17)

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#35 Le 23/01/2013, à 14:24

ginette

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Désolé, mais chaque fois que j'entends « ce qui a fait ses preuves » à propos de l'école, c'est quelqu'un qui veut dire par là « ce qui a marché pour moi », en oubliant royalement qu'il n'est pas représentatif de l'ensemble des élèves.

Que je sache, la méthode syllabique avait été quasi abandonnée au profit de la globale pour les mêmes motifs ..non ?  alors bien sûr tu as raison dans ce que tu dis mais la méthode syllabique,a formé des générations d'élèves, et tout à coup, ben non ce n('était plus bien. Je schématise certes mais c'est ainsi qu'on nous présentâit les choses en tant que parents

#36 Le 23/01/2013, à 15:04

Ayral

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Elzen a écrit :

tiens, vu qu'il ne me semble pas que ce soit la première digression du genre, et pour éviter d'en refaire d'autres à l'avenir, j'pourrais éventuellement faire un article sur les méthodes de lecture sur mon blog. Ça intéresserait quelqu'un ?

Déjà moi. C'est quoi l'adresse de ton blog ?
Edit; désolé je crois que c'est ça, ancien ArkSeth ? http://fadrienn.irlnc.org/

Dernière modification par Ayral (Le 23/01/2013, à 15:05)

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#37 Le 23/01/2013, à 15:11

Elzen

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

mrey68 a écrit :

Que je sache, la méthode syllabique avait été quasi abandonnée au profit de la globale pour les mêmes motifs ..non ?

What the phoque ?

Les méthodes globales ayant réussi à devenir à la mode dans les hautes sphères, les programmes ont tenté de les mettre en avant sans formation aucune ; et donc, une partie des enseignants de l'époque (comme tout changement de méthode, ça a fait face à une telle inertie que c'est très loin d'avoir affecté toutes les écoles) ont appliqué un truc qui n'était pas une méthode globale, avec de mauvais résultats. C'est donc une tentative de renouvellement mal conduit.

A contrario, tu parles de conserver le truc le plus utilisé pour le seul motif qu'il est celui le plus utilisé (contrairement à ce que le dernier mot laisserait entendre, l'expression « faire ses preuves » au sens où elle est ici utilisée ne veut pas dire avoir une efficacité rigoureusement prouvée, hein ; ça marche à peu près parce que vu qu'on a essentiellement que ça, bah on se débrouille tant bien que mal pour le faire marcher).

Je ne sais pas où tu vois une similitude, même si elle n'est que de motifs, entre les deux démarches, mais pour moi, elles sont clairement diamétralement opposées.



Les deux familles de méthodes posent incontestablement quelques problèmes. Certes, présenter « la méthode globale » comme la panacée était au minimum une énorme erreur de communication, surtout associée aux multiples problèmes de mise en place ; mais néanmoins, ce n'est pas le fait qu'elles aient, ou n'aient pas, formé des générations d'élèves, qui causent leur qualité (pour faire dans l'exagérément caricatural, le travail des enfants aussi, a « formé » des générations d'élèves tongue)

Edit @Ayral : yep, c'est ça. Et j'vais donc essayer de publier un truc là-dessus dans pas trop trop longtemps wink

Dernière modification par Elzen (Le 23/01/2013, à 15:12)

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#38 Le 23/01/2013, à 17:20

ginette

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Juste pour en finir avec notre petit débat...je te contais mon expérience avec la méthode globale sans aucun esprit de polémique...mais elle a conduit mon fils chez une orthophoniste avec début de dyslexie. Tu sais ma femme et moi on débarquait ...on découvrait. Ce qui était quand même inquiétant c'était de voir un gamin qui lisait des phrases sans comprendre du tout ce qu'il lisait. Ma femme étant allemande, elle n'ignorait pas que cette méthode était largement critiquée outre-Rhin (à tort ou à raison). Heureusement, son école a fait machine arrière peu de temps après. La méthode utilisée par la suite fut quelque chose de plus "classique".

#39 Le 23/01/2013, à 17:31

Elzen

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

mrey68 a écrit :

Ce qui était quand même inquiétant c'était de voir un gamin qui lisait des phrases sans comprendre du tout ce qu'il lisait.

C'est d'autant plus inquiétant que le principe fondamental des méthodes globales est de faire en sorte que les élèves puissent comprendre ce qu'ils lisent le plus rapidement possible ; qu'il vaut mieux accéder au sens en priorité, même si ça demande de retarder un peu la compréhension de la mécanique des mots. Si l'enfant s'est retrouvé dans une telle situation, c'est sans doute que la méthode était loin d'être comprise, ou alors qu'il y a eu un très gros problème d'application.

Ceci étant, je maintiens que ce n'est pas la méthode qui a conduit ton enfant chez l'orthophoniste, et qu'« un début de dyslexie », ça ne veut rien dire (la dyslexie ne « débute » pas : celui qui est dyslexique le reste, même s'il peut heureusement arriver à progresser).

(Et désolé si j'ai été un peu véhément dans les derniers posts…)

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#40 Le 23/01/2013, à 18:09

SystemeD

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie


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#41 Le 23/01/2013, à 18:15

Elzen

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Tiens, merci pour le lien, intéressant, je rajouterai ça en note dans mon article smile

(Pour le remerciement dans l'article, tu préfères que j'orthographie ton pseudo comment ? « 6steme1 » comme actuellement, « systeme1 » comme au départ, autrement ?)

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#42 Le 23/01/2013, à 18:18

SystemeD

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Elzen a écrit :

Tiens, merci pour le lien, intéressant, je rajouterai ça en note dans mon article smile

(Pour le remerciement dans l'article, tu préfères que j'orthographie ton pseudo comment ? « 6steme1 » comme actuellement, « systeme1 » comme au départ, autrement ?)

Merci de mentionner 6steme1, si tu le souhaites. smile


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#43 Le 23/01/2013, à 18:53

ginette

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Ceci étant, je maintiens que ce n'est pas la méthode qui a conduit ton enfant chez l'orthophoniste,.

Ça c'est pas impossible....

et qu'« un début de dyslexie », ça ne veut rien dire (la dyslexie ne « débute » pas : celui qui est dyslexique le reste,

Oui..je te cite l'orthophoniste.....mais les ortophoniste sont parfois tellement évasifs...mais ça se comprend aussi
En revanche, depuis, j'ai eu l'occasion de connaitre des dislexiques, des vrais...et ren à voir avec mon gamin, qui, je dirait "faisait un peu de dislexie "
Pour la véhémence y a pas de problème..j'avais rien remarqué

Dernière modification par mrey68 (Le 23/01/2013, à 18:55)

#44 Le 23/01/2013, à 19:05

Ayral

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Je pense que, effectivement, le  oint des différentes méthodes d'apprentissage de lecture est hors sujet par rapport aux "dys". D'ailleurs j'avais entendu dire au moment où la polémique faisait rage, que la méthode importait peu, l'important c'est que le formateur maîtrise parfaitement une méthode dont il a l'habitude. Un peu comme l'histoire du bon vieux calcul algébrique aux maths modernes (théorie des ensembles). J'y ai jamais rien compris comme élève.

Pour en revenir  aux dys... ça me fait penser à un jeune constructeur de bateaux anglais, qui a quitté  le collège très jeune en échec à cause toutes les dys possibles. Il est maintenant patron d'un chantier naval réputé pour la restauration d'unités traditionnelles en bois et la construction d'unités neuves inspirées des lignes anciennes. Mais il est incapable de tracer un plan pour calculer les cotes et les plans de découpe. Pour dépasser cette incapacité il utilise la technique dite de la demi-coque de chantier. On sculpte dans la masse la moitié d'un bateau, puis on la découpe en plans horizontaux ce qui permet de reporter les formes sur une feuille de papier et de découper les bordés, et en plans verticaux pour découper les plans des couples. C'est une technique utilisée depuis des siècles mais remplacée par le dessin de carène assisté par ordinateur. Lui il fait tout au ciseau à bois et à la râpe.
Quel magnifique stratégie de contournement de sa dyscalculie !
L'article indiqué par 6steme1 est très intéressant.
Dans mon bled il y a un médecin qui est dyslexique. Ses ordonnances sont terribles, même le nom des médicaments est bizarrement orthographié...

Dernière modification par Ayral (Le 23/01/2013, à 19:10)

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#45 Le 23/01/2013, à 20:20

Fly0s

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

6steme1 a écrit :

Sur les causes de la dyslexie...

Comme quoi, on avance sur les causes neurologiques de la dyslexie !

mrey68 a écrit :

Oui..je te cite l'orthophoniste.....

Moi, ça me dérange justement ce flou qui entoure le diagnostique de la dyslexie et ces abus de langage comme "début de dys...". Perso, je trouve que ça porte le doute sur le fait qu'on n'en vienne pas à appeler n'importe quel trouble de la lecture "dyslexie". Après tout, un analphabète n'est pas forcément dyslexique et une méthode d'apprentissage très mal mise en place peut faire beaucoup de dégâts sans que l'enfant soit particulièrement dyslexique. Quelqu'un sait comment marchent ces tests ?

Perso, j'ai trouvé ça : on est à 100 lieux de la définition cognitive ou neurologique... Et bonjour la définition négative : "la dyslexie est un déficit durable et significatif du langage écrit qui ne peut s’expliquer par une cause évidente".

Bref, je suis pas sûr que les orthophonistes parlent de la même "dyslexie" que les cognitivistes.

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#46 Le 23/01/2013, à 21:23

lawl

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

. Très efficace paraît il. Sur un enfant sans difficultés particulières, 2 mois pour apprendre à lire et écrire. une année scolaire pour un enfant en difficultés, avoir un travail sans doute diversifié.

Ma femme (instit) me dit souvent qu'un enfant sans difficulté et dont les parents s'occupent normalement apprend pratiquement à lire tout seul.

Juste pour en finir avec notre petit débat...je te contais mon expérience avec la méthode globale sans aucun esprit de polémique...mais elle a conduit mon fils chez une orthophoniste avec début de dyslexie

Mon instit de CP qui m'a apprit à l'ancienne avait dit a mes parents que la méthode globale aurait peut être été plus adapté vue mes difficultés d’apprentissage sur sur la lecture.
Ma femme m'a détecté dsylexique 20 ans plus tard....J'en ai 38 donc aucun prof n'a détecté ce problème et doivent se poser la même question que Ayral....

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#47 Le 23/01/2013, à 22:13

ginette

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Moi, ça me dérange justement ce flou qui entoure le diagnostique de la dyslexie et ces abus de langage comme "début de dys...". Perso, je trouve que ça porte le doute sur le fait qu'on n'en vienne pas à appeler n'importe quel trouble de la lecture "dyslexie". Après tout, un analphabète n'est pas forcément dyslexique et une méthode d'apprentissage très mal mise en place peut faire beaucoup de dégâts sans que l'enfant soit particulièrement dyslexique. Quelqu'un sait comment marchent ces tests ?

A qui le dis-tu ?! c'est très simple...tu as un gamin et l'école te dis qu'il "semble" avoir un trouble de lecture et de calcul, on te conseille d'aller consulter.
Et là tu te retrouves devant un(e) orthophoniste qui va faire des tests...c'était hors de ma présence pour ne pas troubler, donc je patientais dans la salle d'attente...et ensuite on te commente les tests, (t'y comprends pas grand chose) mais on te conseille une rééducation bien que le trouble ne soit pas avéré mais il y a des indices...etc...et donc tu y laisses du pognon pour une dizaine de séances renouvelables.
Au final, mon fils n'avait aucun trouble de dyslexie. Ni dysorthographie ni dyscalculie.
S'agit pas de jeter la pierre à qui que soit, qu'on se comprenne bien, chacun fait son boulot, l'école détecte, elle oriente, les spécialistes font leur boulot correctement, mais entre le gamin sans problème et le dyslexique avéré, il y a un flou...et un gamin peut très bien avoir un trouble passager, léger qui s'arrange avec l'âge.
C'est pas aussi évident qu'une grippe.
Le truc qui me fait sourire: J'ai remarqué que dans les classes où a passé mon gamin, entre les dyslexique les dysorthographiques, les dyscalculiquees, les hyperactifs et les surdoué, il ne restait plus grand monde de normal

Dernière modification par mrey68 (Le 23/01/2013, à 22:16)

#48 Le 23/01/2013, à 23:27

Julientroploin

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Elzen a écrit :
Ayral a écrit :

Je ne voudrais pas troller dans ma propre discussion, mais je me demande d'ailleurs à quoi est adapté le collège unique.

Bah en fait, j'crois que le truc principal, c'est que le collège unique est adapté… à l'école d'il y a un bon moment, quand seule une partie de la population dépassait l'école primaire. Le nombre d'élève à prendre en charge a littéralement explosé depuis (et leur niveau moyen a baissé⁽¹⁾, puisqu'auparavant, seuls les meilleurs scolairement continuaient), mais la structure est restée la même. D'où inadaptation, avec des conséquences pas toujours idéales…

(1) C'est le « paradoxe » de la démocratisation de l'enseignement : le niveau moyen d'une classe diminue, tandis que celui de l'ensemble de la population augmente.

[...]

Edit : tiens, vu qu'il ne me semble pas que ce soit la première digression du genre, et pour éviter d'en refaire d'autres à l'avenir, j'pourrais éventuellement faire un article sur les méthodes de lecture sur mon blog. Ça intéresserait quelqu'un ?

+1000 concernant ton diagnostique sur le collège unique, je n'aurais pas dit mieux..
Pour connaitre un peut l'enseignement agri. (beaucoup moins bien qu'Ayral), j'ai quand même l'impression que les conditions d'enseignement y sont bien différentes de celle de l'EN : public différent, mais aussi grosses différences de rigidités du système..

Concernent ton projet d'article, ça m'intéresse aussi, pense à nous donner le lien lorsqu'il sera au point wink

Et pour en revenir au sujet, je pense que la prise en charge des dys- supposerait plus d'echanges entre le corps enseignant et le corps médical, or ils sont quasi-inexistants..
Bien sur, les enseignants qui repèrent un problème, le signalent à la personne la plus accessible, souvent l'infirmière scolaire qui traitre le cas d'une part avec les parents et d'autre part avec le médecin scolaire... l'enfeant est en suite adressé à un spécialiste
L'info fait ensuite le chemin inverse mais il y a tellement d'étapes, de filtres,  de délais que l'info qui nous revient est bien maigre et souvent très générique. Du coup elle me semble inadaptée à la plupart des cas..

Autre aspect qui me pose question : les stratégies de contournement développés par les dys pour s'en sortir. J'ai du mal a situer le curseur entre les aider à faire face à leur problème en leur simplifiant sertains aspect de leurs taches et les aider à aprendre à le contourner
Formulé autrement : en les aidant, ne les empeche t on pas de développer leurs stratégies de contournement ?


Fixe : Core i5, 4GoRAM, NVidia 9800GT Silent => Raring64
Portable Compaq Presario2158 : AthlonXP-M2400+, 1GoRAM, ATI Radeon mobility320M => Debian stable+Openbox
https://launchpad.net/~julienmbpe

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#49 Le 23/01/2013, à 23:44

lawl

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

mais entre le gamin sans problème et le dyslexique avéré, il y a un flou...et un gamin peut très bien avoir un trouble passager, léger qui s'arrange avec l'âge.

Ben c'est justement ce qui différencie la dyslexie avec un simple problème d’apprentissage. La dyslexie c'est permanent...On ne guérie pas la dyslexie on la contourne.

Le truc qui me fait sourire: J'ai remarqué que dans les classes où a passé mon gamin, entre les dyslexique les dysorthographiques, les dyscalculiquees, les hyperactifs et les surdoué, il ne restait plus grand monde de normal

Ben oui la normalité n'existe pas mais tu force quand même sacrément le trait....

Formulé autrement : en les aidant, ne les empeche t on pas de développer leurs stratégies de contournement ?

Personnellement ce que j'ai vécue c'est que j'ai du me faire mes propres stratégie de contournement et pendant ce temps je n'apprenais pas les bases de la langue. Si j'avais eu une aide peut être que j'aurais mit en place plus rapidement des solutions de contournement et pu apprendre le Francais plus correctement et surtout ne pas faire un rejet d'une matière dans laquelle je n'avais forcément que de mauvais résultat, du moins en primaire.

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#50 Le 24/01/2013, à 00:08

Ayral

Re : Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Julientroploin a écrit :

Pour connaître un peut l'enseignement agri., j'ai quand même l'impression que les conditions d'enseignement y sont bien différentes de celle de l'EN : public différent, mais aussi grosses différences de rigidités du système..

Effectivement. Je travaillais dans l'enseignement agricole public, rattaché au ministère de l'agriculture. À part l'organisation des filières pour lesquelles les équilibres des programmes, la durée des formations sont les mêmes, pour le reste tout est différent. Le déroulement des épreuves (contrôle permanent 50 %, épreuves terminales le reste); les élèves: le choix de la formation agricole résulte d'une énorme motivation des élèves et des parents, soulagés de quitter la maison de oufs des collèges, et même en 4ème et 3ème, les profs du collège sont contents de s'en débarrasser chez nous (parfois on ramasse quelques cas sosses, mais bon). Même le déroulement des cours est différents: on est souvent dehors au cul des tracteurs ou des vaches, on fait des trous partout (fosses pédologiques ou profil cultural). Les problèmes de discipline se règlent différemment, par exemple une fois toute une classe a été punie à ramasser des cailloux sur l'exploitation, ils ont trouvé que ça valait le coup de de se faire punir parce que d'une part ils avaient eu du plaisir avec la connerie (apporter des bouteilles et picoler en douce dans le bois) et encore plus de plaisir à passer le mercredi à ramasser des cailloux en rigolant.

Je pense que si les profs de l'EN fréquentaient les profs de l'enseignement agricole ils nous prendraient pour de dangereux fous furieux de la pédagogie. Mais bon, nous, le taux de chômage à 6 mois après le diplôme (ou sans) est quasiment nul. Et des années plus tard on rigole ensemble. Un ancien auquel j'avais donné un bon gros coup de pied au cul, 2 ans plus tard : "Si on peut plus botter le cul d'un élève, ça vaut pas le coup d'être prof..."

Dernière modification par Ayral (Le 24/01/2013, à 10:56)

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