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La section divers se réorganise ! De nouvelles sous-sections à venir. (plus d'infos + donner son avis)

#1 Le 19/05/2006, à 22:13

Stemp

Linus sur CNN (anglais)


«La violence n'a jamais rien réglé» Gengis Khan 1162-1227
Blog | Crunchbang Linux | Arch Linux

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#2 Le 19/05/2006, à 22:58

NicoA380

Re : Linus sur CNN (anglais)

Cool merci.

Qu'il est modeste ce type roll

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#3 Le 19/05/2006, à 23:12

Infinity

Re : Linus sur CNN (anglais)

KLS: And you have a mascot for all this which is the penguin. How did that happen?

LT: I felt that Linux wanted and needed a very nice kind of friendly mascot to kind of offset some of the geekiness and the hard technology. So selecting an animal was a pretty obvious thing to do. And at the same time you want something that is exotic; you don't want a dog or a cat because that's just too everyday. And everybody likes penguins, so I actually decided I want a penguin as my mascot. I want it to be cuddly, I want it to be a plush toy kind of penguin and I could do that myself. So we actually farmed out that design too and we just had a small competition for who could make the nicest penguin. Now you can see the winning end result everywhere on the web.

arf, il casse finalement le mythe de Linus mordu par un manchot hmm

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#4 Le 19/05/2006, à 23:36

bapoumba

Re : Linus sur CNN (anglais)

KLS: Is there anything else you want to accomplish going forward?
LT: No

big_smile
fallait lui parler de gnome wink


| Ubuntu Forums |
J'aime les fraises.

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#5 Le 26/05/2006, à 02:13

amadeus

Re : Linus sur CNN (anglais)

big_smile +1


Dumbledore returns from the dead and declares it to be hammertime, Harry proceeds to break it down, Voldemort is unable to touch this.

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#6 Le 30/05/2006, à 23:11

Saelynh

Re : Linus sur CNN (anglais)

allez, qui nous fait une traduction ? big_smile


[ http://www.dogmazic.net/saelynh _ http://www.jamendo.com/fr/artist/saelynh/ ]

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#7 Le 31/05/2006, à 11:53

MuMU

Re : Linus sur CNN (anglais)

Allez, je m'y colle wink
C'est une version alpha : pas de relecture, alors vous pouvez faire péter les fautes et les trads approximatives tongue

Portland, dans l'Oregon, est le centre d'une révolution logicielle à l'échelle mondiale. Cette révolution s'appelle l'Open Source. Et son meneur ? Linus Torvalds, le créateur de Linux.

Linux est le code libre développé par une communauté mondiale de programmeurs. C'est également l'OS qui se développe le plus rapidement et il tient la seconde place derrière Microsoft (Windows).

Torvalds passe son temps à superviser le développement de Linux qu'il a créé en 1991 alors qu'il était à l'Université d'Helsinki.

D'ordinaire plutôt absent des média, ce Finlandais de 36 ans a invité Kristie Lu Stout et l'équipe de Global Office chez lui pour un aperçu de l'OS qui donne de sérieux maux de têtes à Microsoft.

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KLS : Quel rôle jouez-vous actuellement dans le développement de Linux ?

LT : En ce moment je suis plutôt dans la communication. J'ai commencé en tant que développeur principal mais maintenant j'agis comme le point central pour d'autres personnes qui font beaucoup de développement et je rassemble le tout. Je communique aussi avec eux concernant ce qui doit être fait et ainsi de suite.

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KLS : Quel est approximativement, selon vous, le nombre de développeurs Linux dans le monde ?

LT : Je ne travaille en fait qu'avec quelques poignées de gens, donc je n'ai de contact direct qu'avec 10 ou 20 personnes, qui eux interagissent avec d'autres. Donc, suivant la façon dont vous comptez, en ne considérant que ceux qui sont au coeur de la chose, on doit être entre 20 et 50 personnes. Si vous comptez tous ceux qui sont impliqués; on arrive à 5000, mais vous pouvez prendre n'importe quel chiffre dans cet intervalle en fait... Tout le travail ou presque se fait par e-mail, donc peu importe où se trouvent les gens.

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KLS : Donc il y a les gens au coeur des décisions, les développeurs de par le monde et les testeurs. Qu'est-ce qui, selon vous, motive les gens et les conduit à faire de leur mieux pour créer un bon produit ?

LT : Beaucoup de gens qui sont au coeur des décisions sont très excités par les progrès technologiques. C'est pour cette raison que beaucoup de gens se lancent; ç'a été le cas pour moi, c'était juste l'excitation de faire quelque chose par soi-même. C'est comme un hobby en fait. Vous pouvez modifier votre voiture, mais aussi votre ordinateur. Il y a beaucoup de questions techniques très intéressantes si vous êtes ce genre de personne... Du point de vue des développeurs du moins, personne ne fait ça par haine de Microsoft. Aucune des personnes avec qui je travaille ne le font pour cette raison. C'est juste parce qu'ils aiment ce qu'ils font.

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UNE CROISSANCE GIGANTESQUE

KLS : Durant l'année dernière, on a pu voir une croissance énorme de l'utilisation de Linux, surtout pour les PC de bureau, avec des logiciels comme OpenOffice, mais surtout Firefox. Pensez-vous que nous sommes à l'approche d'une véritable prise de position de Linux sur le marché ?

LT : En ce qui me concerne, Linux a déjà une position bien assise. Cela fait maintenant 15 ans que je fais ça, et il faut que vous preniez conscience que mon point de vue général est légèrement différent du vôtre.

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KLS : Je comprends, mais disons que votre mère, ou la mienne, surfe sur Internet mais peut-être pas encore avec Firefox. Elles ne savent pas encore ce qu'est Linux.

LT : L'Opensource arrive vraiment à un point où beaucoup de gens qui ne connaissent pas la technologie commencent à connaître la notion d'open source et à utiliser les produits qui en font partie. Pas seulement Linux, je parle surtout de Firefox, qui est certainement le logiciel que beaucoup de gens auront vu et utilisé parce qu'ils le préfèrent, parce qu'il est meilleur ou parce qu'il est plus sécurisé, ou pour toute autre raison.

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KLS : Ou alors parce que c'est une alternative à Microsoft ?

LT : En fait, je pense que l'on évoque trop souvent cet argument. Il y a tout un mouvement anti-Microsoft derrière tout cela. Je pense que cela fausse un peu la réalité des choses.

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KLS : Retournons maintenant au commencement de Linux, au début des années 90. Qu'est-ce qui vous a motivé à donner le code source ?

LT : Je n'ai pas commencé en pensant diffuser le code source. J'ai commencé à l'âge de 21 ans, lorsque j'étais à l'Université d'Helsinki et j'avais déjà passé la moitié de ma vie à faire de la programmation. Tout les projets dans lesquels je m'étais lancé étaient pour mon plaisir personnel, des défis techniques. Mais c'était aussi pour résoudre des problèmes. Et Linux n'était rien de plus que ça. L'opensource n'était pas vraiment une décision mûrement réfléchie, du genre : "Je veux que ce projet soit open source". D'une manière générale, l'opensource était juste un moyen de permettre aux autres d'y jeter un oeil et de me dire "Hey, c'est mon bébé, et j'en suis fier."

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KLS : Pensez-vous qu'il y avait un peu de vantardise dans tout cela ?

LT : Absolument. Un peu de vantardise mais aussi un peu du fait que pour travailler à ce moment-là, je m'isolais dans ma cave. Et c'est sympa de parler aux gens. Il y avait un aspect social à tout cela, juste pour dire que c'est une manière d'interagir avec d'autres geeks qui eux aussi doivent être un peu asociaux à leur manière.

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KLS : Et vous avez une mascotte pour ce projet : un manchot. Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?

LT : J'ai ressenti le fait que Linux avait absolument besoin d'une mascotte sympathique qui reflèterait un peu de la geekitude et de la techologie de pointe. Le choix d'un animal s'imposait. Mais en même temps, il fallait quelque chose d'original, pas un chien ou un chat, c'est trop commun. Et tout le monde aime les manchots, donc j'en ai fait ma mascotte. Je voulais qu'il donne envie d'être caressé, qu'il soit comme une peluche et que l'on puisse le faire soi-même. Nous avons donc dévoilé cet aspect de la mascotte et organisé un petit concours de celui qui créerait le plus joli manchot. Désormais, le dessin qui l'a remporté est visible n'importe où sur le Web.

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KLS : Avez-vous déjà pensé à vous lancer sur le marché, à devenir follement riche avec cet OS, qui est à présent celui qui connaît la croissance la plus rapide ?

LT : Je suis assez riche maintenant. C'est pas mal, mais ce n'était pas mon but. Je suis très content du marché commercial qui tourne autour de Linux, parce que ça m'épargne beaucoup de choses qui ne m'intéressent absolument pas. Ce marché est mon gagne-pain. Et je gagne ma vie en faisant ce qui me plaît, à savoir l'aspect technique de la chose. Je n'ai que faire du marketing commercial. Je pense que chacun trouve sa place dans ce mode de fonctionnement, que les gens peuvent faire ce dans quoi ils se spécialisent, pas seulement dans le côte technique mais aussi dans tout le reste.

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KLS : Au fil des années, Linux a généré d'autres technologies ouvertes et même un esprit de l'opensource, voire une philosophie de l'opensource. On connaît Wikipedia, l'encyclopédie en ligne open source, ou encore, comme le disent certains, une forme de journalisme citoyen. Que pensez-vous de tout cela ?

LT : Nous ne devrions pas donner du crédit à Linux pour lui-même. Il y avait nombre de projets open source et de logiciels libres avant lui. De plusieurs façons, Linux est l'un de ceux qui jouissent de la plus grande visibilité et l'un des plus grand projets techniques dans ce domaine. Cela a changé le regard des gens vis-à-vis de lui car Linux regroupe les approches pratiques et idéologiques. D'un autre côté, je ne pense pas que cette notion d'"ouverture" soit nouvelle. En fait, je compare souvent l'opensource à la science, qui a pris cette notion de développement d'idées dans l'ouverture et l'amélioration grâce aux idées des autres. Ce cheminement aboutit à la science que nous connaissons aujourd'hui, et aux incroyables avancées dont nous bénéficions. Je fais aussi la comparaison avec la sorcellerie et l'alchimie, pour lesquelles l'ouverture n'était pas vraiment de mise. L'ouverture n'est donc pas une chose nouvelle, cela fait même longtemps qu'elle est en marche.

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KLS : Quelle est votre aspect préféré de la philosophie de l'opensource ?

LT : Voilà une question inattendue. Je n'en sais rien en fait. Je pense que le plus bel aspect dans tout ça n'est même pas le côté open-source, mais l'aspect communautaire, auquel je ne m'attendais pas le moins du monde. Mais c'est vraiment ce qui nourrit ma motivation en ce moment.

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KLS : Vous êtes désormais un genre de rock star dans le milieu de la technologie...

LT : Je ne le remarque pas dans la vie normale. Je ne vais pas beaucoup aux conférences, deux fois par an environ. En temps normal, on ne me reconnaît pas, les filles ne me jettent pas leur culotte. Je suis une personne tout ce qu'il y a de plus normal, qui fait son travail dans son coin.

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KLS : A quelle fréquence avez-vous l'occasion de rencontrer en personne les contributeurs de Linux ?

LT : Pas souvent. Quelques-uns habitent dans le coin. Je ne les rencontre que très occasionnellement. On sort boire des bières, prendre le petit déjeûner, ce genre de choses. Nous avons deux conférences par an, auxquelles les gens se rendent et qui sont très conviviales. Je veux dire que quelquefois, il nous arrive de discuter des problèmes en face-à-face pendant les conférences. C'est peut-être plus facile pour tomber d'accord, mais tout ça, c'est vraiment pour l'aspect social. Vous trouverez des gens qui s'assoient à table avec leur ordinateur portable et qui s'envoient des e-mails, parce que c'est souvent une meilleure façon de communiquer lorsque la discussion est d'ordre technique. Vous pouvez décrire le problème plus facilement et citer des morceaux de code.

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KLS : Donc le face-à-face est un peu surestimé ?

LT : Je pense, oui. Par exemple, j'ai décidé il y a un certain temps de ne plus jamais retourner aux meetings, car selon moi, les rencontres en face-à-face sont la plus grosse perte de temps que vous puissiez imaginer. La plupart des gens qui travaillent dans des bureaux doivent partager cet avis. On ne débouche jamais sur rien. Quand on parvient à quelque chose, il y a en général quelqu'un qui vient dans votre bureau pour vous en parler. Mais la majeure partie du temps où le travail réel est accompli, particulièrement en programmation, c'est lorsque vous êtes seul devant votre PC, à faire ce que vous faites le mieux.

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KLS : Quel est votre vision de l'avenir de Linux et particulièrement sur le fait qu'il puisse continuer à survivre sans vous ?

LT : C'est devenu tellement plus important que moi. Il y a dix ans, Linux avait besoin de moi, tant de façon personnelle que comme figure de proue. De nos jours, il y a des tonnes de sociétés, des tas de gens qui connaissent la technologie qui va de pair. Je suis le point de convergence final, mais c'est parce que les gens me connaissent et me font confiance. Je suis neutre. J'aime vraiment travailler sur Linux. J'aime les défis techniques, j'aime l'interaction et tant que je serai le meilleur pour cela, je continuerai.

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KLS : Donc, en supposant que vous continuiez à travailler sur ce sujet, il semble que vous soyez le point de convergence du processus de développement de Linux.

LT : En effet. En même temps, je vais essayer de développer le plus possible. Je veux toujours être le point central, mais je ne veux en aucun cas être un frein pour quoi que ce soit. C'est pourquoi il est nécessaire de faire confiance à beaucoup de monde et de dire : "Hey, c'est toi qui décide, je ne vais pas faire de micro-management.", parce que ça ne fonctionne pas du tout. Cela crée de l'animosité et si, en plus, vous ne les payez pas, ils refuseront. Donc je ne peux pas me permettre d'être ce type de frein non plus.

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KLS : Y a-t'il quelque chose d'autre que vous souhaiteriez accomplir ?

LT : Non, mais d'un aute côté je ne suis pas du genre à tout planifier. Quand j'ai commencé Linux, ce n'était pas pour en arriver là où je suis aujourd'hui. Je suis plus "Prends la vie comme elle vient" comme type. Je suis très heureux de faire quelque chose de sensé, quelque chose qui a fait la différence, quelque chose que nombre de gens utilisent. Mais en même temps, je n'ai pas et n'ai jamais eu d'objectifs visionnaires.

Edit : séparation des questions.
Edit 2 : ortho et trad.
Edit finale : défauts de trad et fautes de frappe.
Edit post-finale : corrections proposées par sksbir et pingouin --> manchot (en plus je le savais, ça lol)

Dernière modification par MuMU (Le 31/05/2006, à 13:51)


µ²     ---       Ex-Ubuntero

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#8 Le 31/05/2006, à 12:28

sksbir

Re : Linus sur CNN (anglais)

Merci pour la trad. Beau travail : résultat lisible et bien construit, d'autant plus que la VO possède une sémantique assez lourde

Petit détail : j'ai lu quelque part que  "a penguin", c'est un manchot en fait. (à vérifier).

"I think it makes a better story than is necessarily true in real life."
-->Tu as écris : Je pense que cela crée une histoire un peu attrayante que ce qui se passe vraiment.
--> je propose : "cela fausse un peu la réalité des choses."

"you can write it down more, you can point to the code."
--> Tu as écris : Vous pouvez écrire le problème plus facilement et renvoyer vers des morceaux de code.
--> Je propose : vous pouvez décrire le problème plus facilement, et citer des extraits de code.

mais bon, c'est peanuts par rapport à ton boulot wink

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#9 Le 31/05/2006, à 13:29

misteraph

Re : Linus sur CNN (anglais)

Merci pour la traduction.

C'est vraiment un type bien. Il se prend pas la tête.

Dernière modification par misteraph (Le 31/05/2006, à 14:08)

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#10 Le 31/05/2006, à 13:48

MuMU

Re : Linus sur CNN (anglais)

Merci pour la relecture sksbir. Je corrige ça : c'est vrai que ces morceaux-là (ainsi que quelques autres), ne sont pas franchement faciles à traduire...


µ²     ---       Ex-Ubuntero

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