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#1 Le 14/08/2011, à 00:12

Omniia

Végétalien-ne-s ?

Bonsoir à tous,

Je suis végétalienne depuis peu. J'ai cherché sur ce forum et avec étonnement je n'ai trouvé qu'un topic qui concernait seulement le végétarisme.

Alors y'a t-il des végétalien-ne-s dans le coin ?

Ça m'intéresse ! wink

Dernière modification par Omniia (Le 14/08/2011, à 00:12)


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#2 Le 14/08/2011, à 00:15

01101011

Re : Végétalien-ne-s ?

Salut,

Moi ça m'intéressse de savoir comment on peut survivre en ne mangeant QUE des légumes. Que ce soit moralement et physiquement. La viande, hm...

Dernière modification par koshie-Final-Release (Le 14/08/2011, à 00:16)


J'ai besoin d'aide pour un serveur mail !

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#3 Le 14/08/2011, à 00:38

Omniia

Re : Végétalien-ne-s ?

lol

Concernant l'aspect physique : c'est tout simplement meilleur pour la santé que de bouffer tous les jours de la viande bourrée d'hormones.

Concernant l'aspect moral : je me demande comment on peut survivre moralement à manger de la viande une fois qu'on a regardé des vidéos sur les abattoirs. (Sans parler de toutes les autres raisons morales).


Et sinon par rapport au régime végétalien :

Wikipedia a écrit :

Pour une grande part, les végétaliens consomment les mêmes aliments que les omnivores : des fruits, des légumes, des légumineuses, des céréales et des champignons. Le « pain de tradition française», les pâtes sans oeufs, les salades, la choucroute sans garniture, les épices, herbes et condiments (moutarde, ketchup, etc.), certains biscuits, et bien d'autres aliments courants, sont végétaliens, sauf en cas de présence d'additifs d'origine animale.

Y'a pas que des légumes tongue

Dernière modification par Omniia (Le 14/08/2011, à 00:39)


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#4 Le 14/08/2011, à 00:40

na kraïou

Re : Végétalien-ne-s ?

Salut,
chuis carnivore. tongue

Nan, j’déconne, j’ai été végétarien (pas végétalien) pendant environ six ans. Un jour, quelqu’un qui m’est cher et qui est végétarien pour des raisons religieuses, en discutant avec moi, m’a demandé si j’étais sûr que ça soit bien de manger de la viande, j’ai dit que j’allais réfléchir, il m’a dit que ce n’était pas honnête de suspendre ma décision en continuant à bouffer de l’animal, et j’ai trouvé que c’était vrai. J’ai réfléchi pendant six ans, et finalement, j’ai trouvé que ça ne me posait pas de problèmes, donc j’en ai remangé.

Je pense que l’un des principaux problèmes est que beaucoup de gens ont trop de certitudes, qu’ils ont un avis sur tout et sont incapables de concevoir que leur avis puisse cohabiter avec d’autres avis différents. Cela conduit un grand nombre de non végétariens à avoir un discours extrêmement méprisant et irrespectueux envers les végétariens et les végétaliens, et un tout aussi grand nombre de végétariens et de végétaliens à avoir un discours aussi intolérant envers les non-végétariens, alors que c’est un choix personnel, et que personne n’a à juger le mode de vie d’autrui. Pis j’n’aime pas trop le prosélytisme, aussi.

’fin, voilà, j’pense qu’on peut être omnivore, carnivore, végétalien, végétarien, chocolativore… sans considérer le reste de la terre qui pense ou agit différemment comme une masse d’abrutis.

Dans l’absolu, je trouve quand même que l’attitude des végétariens et des végétaliens est intéressante, parce que leur mode de vie est le fruit d’une décision, d’une réflexion, alors que les non-végétariens suivent souvent le mode de vie par défaut, sans se poser de questions. Mais ça n’empêche que certains non-végétariens réfléchissent également et le sont par décision, tandis que certains végétariens et végétaliens le sont peut-être parce qu’ils suivent un courant (m’semble que la majorité l’est pour des raisons religieuses − et non pas parce que le petit animal, il est trop mignon −, donc si tout une société vit d’une manière, c’est naturel de faire pareil). Réfléchir à ce que c’est, manger, c’est se distinguer de l’animal qui ne fait que manger.

koshie-Final-Release, chuis pas sûr, mais je crois qu’une partie non-négligeable de l’humanité n’a pas accès aux produits d’origine animale, et ce n’est ni par choix ni par idéologie…

Dernière modification par na kraïou (Le 14/08/2011, à 00:46)


Triste !
Intégriste ! Comploteur ! Connard ! Fourbe ! Linuxeux ! Machiavélique ! Moche ! Branleur ! Grognon ! Prétentieux ! Frimeur ! /b/tard ! Futile ! Étudiant ! Médiéviste ! Perfide ! Debianeux ! Futur maître du monde ! Petit (quasi nanos gigantium humeris insidentes) ! Égoïste ! Nawakiste ! Mauvaise langue ! 34709 ! На краю ! Arrogant ! Suffisant ! Ingrat !

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#5 Le 14/08/2011, à 01:17

Elzen

Re : Végétalien-ne-s ?

Douglas Adams, dans le Guide du Voyageur Galactique, a écrit :

L'histoire de toutes les civilisations galactiques de quelque importance tend à traverser trois stades directement reconnaissables : celui de la Survie, celui de la Recherche, enfin celui de la Sophistication, également connus sous le nom de stades du « Comment ? », du « Pourquoi ? » et du « Où ? ».
Par exemple, le premier stade est carctérisé par la question « comment peut-on manger ? » ; le second par la question « pourquoi mange-t-on ? » ; et le troisième par la question « où va-t-on déjeuner ? »

Concernant les conséquences sur la santé, il se trouve que nous sommes naturellement faits pour consommer des aliments d'origine végétale et animale.
On peut tout à fait se passer des seconds toute une vie durant quand on a la chance d'être en bonne santé et bien nourri par ailleurs, mais il me semble quand même que l'équilibre est meilleur avec que sans.
A contrario, il faut reconnaître que la consommation moyenne en viande dans nos sociétés privilégiées est très nettement supérieure aux besoins naturels d'un individu, et que trop de viande n'est certainement pas meilleur pour la santé que pas de viande du tout.

Quant à la proportion en hormones, je ne connais pas les détails, mais les fruits et légumes (et autres) également sont traîtés avec toutes sortes de produits pas glop, et si c'était une raison suffisante pour arrêter totalement toute forme de viande, ça le serait aussi d'arrêter totalement quasi-toute forme de nourriture.

Le concept de « ne pas consommer d'animal » est assez fun, je trouve, pour une espèce qui se veut relativement intelligente et (du moins, pour une partie de ses individus) respectueuse, mais les plantes sont des êtres vivants au même titre que les autres, donc si c'était par respect pour la vie dans son ensemble, on ne devrait pas en manger non plus.
Il y a cependant le problème de la conscience et de l'intelligence de certaines autres espèces, mais je manque de données sur ce point en ce qui concerne les espèces de consommation courante.
Il y a aussi le problème de la souffrance et de l'abattage, mais il est théoriquement possible de mettre en place un système moins barbare en conservant la possibilité de manger de la viande, et j'ai tendance à penser qu'il y a peu de chances qu'un boycott complet des aliments d'origine animale par une poignée d'individus améliore les choses à ce niveau.
Je trouve par ailleurs que – mes excuses par avances pour le possible troll – ce qui se passe dans les abattoirs a au moins le mérite d'avoir, quelque part, la finalité de nourrir les populations. Quand on voit que des animaux sont mis à mort juste pour le « spectacle », je pense qu'il y a d'autres problèmes.

Bref, à titre personnel, je mange assez peu de viande, mais j'en mange. Et plus par goût qu'autre chose (j'apprécie particulièrement quelques formes de viandes, mais pour la plupart, je n'aime pas franchement ça). Je pourrais m'en passer, mais je ne vois pas l'intérêt.
Mais je pense néanmoins que ceux qui pensent ça utile et agissent en conséquence méritent un profond respect.


Elzen : polisson, polémiste, polymathe ! (ex-ArkSeth)
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#6 Le 14/08/2011, à 01:17

Omniia

Re : Végétalien-ne-s ?

Je suis plutôt d'accord avec toi na kraïou. Effectivement il y a surement des non-végéta*iens qui décident de manger de la viande par décision. Mais ils se font très rares.

La plupart d'entre eux se voilent totalement la face je crois. Comme moi il y a peu de temps.

J'ai toujours été pour le végéta*isme sans tellement y réfléchir, et je n'avais pas le courage de m'y mettre, parce que comme ça a été dit plus tôt "hmm c'est trop bon la viande". Puis, un ami à moi est devenu végéta*ien, et là je ne pouvais plus vraiment me défiler. Il m'exposait tous ses arguments et ça me mettait très mal à l'aise, car je trouvais qu'il avait raison, mais pourtant je mangeais ma pizza à la bolo à côté de lui. Et puis on en a discuté très longtemps, mon malaise devenait de plus en plus grand, alors je m'énervais contre lui, je me creusais la tête pour trouver tous un tas de faux-arguments qu'il démontait en quelques phrases. Rationnellement je n'avais pas d'autres choix que d'être d'accord avec lui, mais je continuais pourtant à manger de la viande. Et un jour, alors que j'avais refusé sa proposition pendant plusieurs semaines, j'ai accepté de regarder avec lui une vidéo sur des abattoirs. Et c'est là que j'ai pris ma décision. Après tous les arguments rationnels, c'était la seule chose qui me manquait : regarder en face tout ce que j'ai cautionné depuis des années.

Et d'après ce que je vois autour de moi, j'ai l'impression que c'est un schéma assez typique ces phases de déni et d'énervement. Être végéta*ien énerve les gens, et il me semble que c'est parce qu'ils ne veulent pas voir. Et j'aurais aimé qu'on me pousse plus tôt à voir ça.

Donc non, je ne considère pas du tout les omnivores comme des abrutis, mais parfois comme des lâches, qui veulent tout sauf réfléchir à la question.


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#7 Le 14/08/2011, à 01:32

na kraïou

Re : Végétalien-ne-s ?

Alors toi aussi, tu as été influencé par quelqu’un. tongue

Par ailleurs, les vidéos d’abattoirs, ce n’est pas un argument rationnel, mais émotionnel. Mais après, chacun ses motivations, chacun ses choix.


Triste !
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#8 Le 14/08/2011, à 01:38

Elzen

Re : Végétalien-ne-s ?

na kraïou a écrit :

Par ailleurs, les vidéos d’abattoirs, ce n’est pas un argument rationnel

Ç'pour ça qu'Omniia a dit « après les arguments rationnels » : sa rationalité ne lui a pas suffit, il a fallu l'émotionnel en plus.

Sinon, le fait que tu n'aies pas mangé de viande si longtemps explique peut-être des choses sur ta cuisine tongue


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#9 Le 14/08/2011, à 01:53

Omniia

Re : Végétalien-ne-s ?

ArkSeth a écrit :

Concernant les conséquences sur la santé, il se trouve que nous sommes naturellement faits pour consommer des aliments d'origine végétale et animale.
On peut tout à fait se passer des seconds toute une vie durant quand on a la chance d'être en bonne santé et bien nourri par ailleurs, mais il me semble quand même que l'équilibre est meilleur avec que sans.

Certes pour être végéta*ien en et en bonne santé, il faut avoir la chance de pouvoir bien se nourrir. Mais si c'est le cas, non je ne crois pas que l'équilibre est meilleur avec viande que sans, ou alors à une vitamine près (la B12 qu'on ne trouve que dans les aliments d'origine animale).

ArkSeth a écrit :

Le concept de « ne pas consommer d'animal » est assez fun, je trouve, pour une espèce qui se veut relativement intelligente et (du moins, pour une partie de ses individus) respectueuse, mais les plantes sont des êtres vivants au même titre que les autres, donc si c'était par respect pour la vie dans son ensemble, on ne devrait pas en manger non plus.

Personnellement, ma première motivation vient de la souffrance qu'endurent les animaux pour un petit plaisir humain qui dure quelques minutes. (Je parle évidemment ici des individus ayant le choix de ce qu'ils mangent).

Je ne prône pas un respect pour La Nature ou pour La Vie pour je ne sais quoi d'autres. Je n'ai foi en rien. Je suis simplement écoeurée devant les conditions d'élevage et d'abattage des animaux. Comme quasiment tout le monde le serait d'ailleurs.

Ça ne veut pas dire que je me moque de la manière dont sont cultivés les légumes. Mais là pour moi il s'agit d'écologie. Cueillir une pomme est moins cruel que de castrer un porc sans anesthésie, tu en conviendras. Et d'ailleurs en matière d'écologie, la production de viande n'est pas du tout compatible avec la respect du vivant.

Et de toute façon ce n'est pas parce que certains décident d'arrêter de manger des animaux pour le respect de la vie, qu'ils ne devraient plus manger de légumes. Effectivement si tu pousses le raisonnement au bout, oui, si on est pour le respect de la vie autant se suicider. Mais tu peux te dire ça pour tout. Tu peux toujours aller plus loin. Je crois qu'il faut déjà essayer de faire au mieux.

Dernière modification par Omniia (Le 14/08/2011, à 01:59)


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#10 Le 14/08/2011, à 02:02

Rolinh

Re : Végétalien-ne-s ?

J'aime trop la viande pour pouvoir m'en passer tongue

Pour argumenter sérieusement, cela ne me pose aucun problème de manger de la viande, d'un point de vue éthique, du moment qu'il y a un respect de l'animal.
Par respect de l'animal, j'entends le fait qu'il soit élevé dans de bonnes conditions (espace, plein-air, etc.) et pas abattu n'importe comment.
L'homme est omnivore alors pourquoi devrait-il aller contre sa nature et se priver de viande?
Les fauves se nourrissent bien d'autres animaux non?

Par ailleurs, j'ai une question aux végétaliens: je peux comprendre les motivations qui poussent à ne pas manger de viande et je respecte ce choix bien que ce ne soit pas le mien mais en revanche il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre: pourquoi se priver d’œufs sachant qu'une poule pond de toute façon et que les œufs que nous mangeons ne sont pas fécondés? Quelle est la raison la derrière?

Dernière modification par Rolinh (Le 14/08/2011, à 02:04)


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#11 Le 14/08/2011, à 02:02

na kraïou

Re : Végétalien-ne-s ?

ArkSeth a écrit :

Sinon, le fait que tu n'aies pas mangé de viande si longtemps explique peut-être des choses sur ta cuisine tongue

mad

C’est de l’alter-cuisine, une autre cuisine est possible ! yikes


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#12 Le 14/08/2011, à 02:22

Elzen

Re : Végétalien-ne-s ?

J'te taquine, na kraïou tongue

Rolinh a écrit :

Par ailleurs, j'ai une question aux végétaliens: je peux comprendre les motivations qui poussent à ne pas manger de viande et je respecte ce choix bien que ce ne soit pas le mien mais en revanche il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre: pourquoi se priver d’œufs sachant qu'une poule pond de toute façon et que les œufs que nous mangeons ne sont pas fécondés? Quelle est la raison la derrière?

J'suis pas végétalien, mais j'peux peut-être répondre. En fait, la réponse est contenue dans ton post : « du moment qu'il y a un respect de l'animal ».

Il se trouve que la plupart des œufs actuellement sont issus d'« élevages » où les poules passent leur vie dans une cage à peine assez grande pour elles, alignées par lignes et par colonnes aussi serrées que des pixels sur un écran, sans jamais voir la lumière du soleil ni sentir le sol sous leur pattes, et avec pour seul contact avec l'extérieur le fait qu'on leur récupère tous les œufs qu'elles pondent pour les foutre dans des emballages et les envoyer vers le supermarché le plus proche.

Et il se trouve donc que pour protester contre cette situation, un certain nombre de végétaliens (je ne dis pas que c'est leur raison à tous, ceci dit, mais c'est ce qu'on m'a apprit, en tout cas) boycottent tous les œufs de toutes les poules, parce que ç'pas humain de traiter les animaux comme ça.

Omniia a écrit :

Mais si c'est le cas, non je ne crois pas que l'équilibre est meilleur avec viande que sans, ou alors à une vitamine près (la B12 qu'on ne trouve que dans les aliments d'origine animale).

Je serais incapable de citer la moindre source comme ça de mémoire, mais il me semble quand même qu'il est médicalement reconnu que manger un peu de viande est très bon pour la santé (en tout cas meilleur que d'en manger trop ou de ne pas en manger du tout).

Je demande l'avis d'un médecin !

(Après, ç't'une question de composition autant que de quantité : j'pense que pour un végétarien doit se rattraper sur les autres produits animaux qu'il consomme. Les œufs, par exemple, justement.)

Omniia a écrit :

Comme quasiment tout le monde le serait d'ailleurs.

Quasiment, ouais. Exception faite des tueurs en série et des gens à qui cette manière de traiter les animaux fait gagner plein de sous (on me dit dans l'oreillette qu'il n'y a en fait peut-être pas de différence fondamentale entre ces deux catégories, hormis dans le compte en banque).

Omniia a écrit :

Effectivement si tu pousses le raisonnement au bout, oui, si on est pour le respect de la vie autant se suicider.

Assez paradoxal tongue

Dernière modification par ArkSeth (Le 14/08/2011, à 02:24)


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#13 Le 14/08/2011, à 04:31

yanightmare

Re : Végétalien-ne-s ?

Omniia a écrit :

Puis, un ami à moi est devenu végéta*ien, et là je ne pouvais plus vraiment me défiler. Il m'exposait tous ses arguments et ça me mettait très mal à l'aise, car je trouvais qu'il avait raison, mais pourtant je mangeais ma pizza à la bolo à côté de lui. Et puis on en a discuté très longtemps, mon malaise devenait de plus en plus grand, alors je m'énervais contre lui, je me creusais la tête pour trouver tous un tas de faux-arguments qu'il démontait en quelques phrases. Rationnellement je n'avais pas d'autres choix que d'être d'accord avec lui, mais je continuais pourtant à manger de la viande. Et un jour, alors que j'avais refusé sa proposition pendant plusieurs semaines, j'ai accepté de regarder avec lui une vidéo sur des abattoirs. Et c'est là que j'ai pris ma décision. Après tous les arguments rationnels, c'était la seule chose qui me manquait : regarder en face tout ce que j'ai cautionné depuis des années.

Tiens, c'est gentil de parler de moi smile. C'est cool que tu es ouvert ce topic wink.

Je me permets de prendre part à la discussion. Je suis végétalien depuis 3 ou 4 mois, je commence donc à connaître par coeur les arguments opposables (ou tout du moins opposés) à la cause végétalienne.
Je ne vais pas prendre la peine de citer les intervenants précédents, pour une raison simple, tous les arguments des "omnivores" sont sans cesse les mêmes, et malheureusement, rien qu'en un mois, je peux vous garantir qu'on en a fait le tour.

Listons donc ici les principaux arguments et réponses entendus ici ou là, censés rendre illégitime la cause du végétalisme, voire la ridiculiser. On gagnera du temps, puisqu'on va y venir très rapidement (et en 3-4 réponses, je vois qu'on a déjà un combo).

1/ "Ouais, mais la viande c'est trop bon".

Soit, cela dit ça ne change rien à la question. C'est la réponse la plus évidente, la plus directe, la plus "naturelle". On a là clairement un problème question-réponse. À la question "faut-il manger des animaux ?" on répond "il est plaisant de le faire". On peut donc très bien répondre "je trouve cela mal, mais j'ai du mal à m'en empêcher car c'est trop bon", ou bien "personnellement, j'y ai réfléchi, et j'en ai vraiment rien à fou*** de la cause animale. Et puis franchement, c'est super bon". Mais répondre simplement "Ouai mais franchement, un bon steak c'est quand même trop bon !", ne constitue pas une réponse adaptée et encore moins un argument, j'espère que l'on en conviendra.


2/ "Et les carottes, tu y penses aux carottes ? Et la tomate ! Elle souffre pas la tomate quand on met des pesticides dessus ?"

Là il s'agit clairement d'une réponse sophistique complètement absurde. Absurde pour deux raisons principales : elle part de l'équation "si on commence à se soucier du vivant (les animaux) il faut alors se soucier de tout le vivant (les végétaux)". Or, tout mettre dans le même lot relève clairement de la mauvaise foi (au mieux) ou de la stupidité (au pire). Il est évident que le vivant connaît de grandes variations, et notre société est d'ailleurs fondée sur cet axiome. On pourrait tout aussi bien répondre "Tu te soucies des humains ? Alors soucie-toi du vivant dans son ensemble", mais personne n'y pense, car il semblerait que tout le monde se plait à soustraire l'être humain du règne du vivant.
Enfin et surtout, je te propose ArkSeth d'aller égorger un boeuf toi-même, et de constater la différence que tu ressens, au niveau psychologique, avec le fait de cultiver une tomate hors-sol et de la couper.


3/ On en vient alors (conséquence logique) au mépris affiché face aux personnes qui avouent que les sentiments et les émotions rentrent en jeu dans le raisonnement.

Non, malheureux(se), nous sommes des être rationnels et purs, il nous faut uniquement raisonner avec notre tête et non avec notre coeur. Notez que ce sont les mêmes qui quelques minutes plus tôt vous ont dit "Ouais mais franchement, on s'en fout, le foie gras c'est trop bon nan ?", passons.
À vrai dire, je pourrais très bien vous demander si vos positions politiques sont si éloignées de tout sentiment et de toute perception de souffrance : seriez-vous de simples gestionnaires économiques sans la moindre compassion pour vos semblables ? Je pense au contraire que toute position politique (et a fortiori morale) découle d'un certain ressentiment (colère, sentiment d'injustice, dégoût, etc.) mais il est de bon ton actuellement de fustiger tout rapprochement entre coeur et raison.
En réalité, l'objection de la "passion" face à la logique ne sort principalement que face à des questions épineuses comme celles de la question animale, mais ces mêmes détracteurs questionnent rarement leurs valeurs et prises de position sous cet angle.
De même, il semblerait que l'Union Européenne ait déclaré la guerre au gavage des oies et des canards (interdit dans de nombreux pays d'Europe), jugé inacceptable d'un point de vue éthique, ce qui veut clairement dire que le fait de voir une question éthique dans la souffrance animale ne relève pas simplement de lubies personnelles de demeurés sectaires, mais que cette préoccupation atteint même nos vieux représentants européens peu réactifs sur les questions morales. Bien sûr, la France s'oppose à cette interdiction, car comprenez-vous, le foie gras relève de la tradition française, tout comme la corrida (argument des plus débiles et des moins défendables).


4/ "Tu vas être carencé, tous les végéta*iens que je connais sont tout blancs et faibles".

Le végéta*isme est effectivement très mal vu des institutions Françaises, contrairement à bon nombre de nos voisins étrangers. Il suffit de lire les brochures distribuées par l'INPES aux enfants pour comprendre quelle peur il y a de ce régime alimentaire tout à fait anormal et surtout "dangereux". Or, nous sommes bien seuls au niveau international à être aussi dogmatiques sur la consommation de viande et de produits dérivés d'animaux. L'association américiane de diététique (ou d'autres ministères s'occupant de la santé publique comme celui de Belgique) établit clairement que le régime végétalien (s'il est bien mené, comme pour tous les régimes) ne pose pas de problème de santé, à tous les âges de la vie (du nourrisson au retraité).
Et lorsqu'on se rend compte que les rapports de l'INRA concernant le bien être des oiseaux gavés sont financés par l'industrie du foie gras, on comprend clairement que nous sommes dans un pays où l'on fait tout pour que le débat public sur ces questions passe à la trappe.
Pour l'anecdote personnelle (qui vaut ce qu'elle vaut) je suis végétalien depuis 4 mois et je ne me suis jamais senti autant en pleine forme. Je prends de la B12 de temps en temps, ça s'arrête là.
Enfin, notons que tout le monde se soucie de savoir si tu as de la vitamine K ou PP dès que tu dis que tu es végétalien, alors que quand tu enchaînais Pizza sur Kebab, tout le monde s'en foutait royalement.


5/ "C'est ton choix, je le respecte, alors respecte aussi le mien. Chacun son régime"

Ca relève ici du "je n'aime pas les prosélytes", "chacun son truc", "je ne t'impose rien [merci de ne pas m'imposer de manger de la viande cher ami, je t'en serai éternellement reconnaissant ! Puis-je te baiser les pieds ?] alors respecte moi en retour".
Là où il y a mésentente, c'est que nombre de végétaliens (tout comme moi) considèrent cela comme un combat politique. Il ne s'agit pas d'une simple éthique de vie personnelle, mais bien d'un combat contre la cruauté, contre une souffrance qui ne vaut rien face à un plaisir éphémère. Je considère que ce système doit être éradiqué. Si je ne mange plus d'animaux torturés ce n'est pas juste pour soulager ma conscience (bien qu'en partie, forcément) mais pour refuser un système que je ne cautionne pas. Si je ne le cautionne pas c'est qu'il me pose problème moralement. Et s'il me pose problème moralement, je ne veux pas juste "ne pas y participer", mais "participer à sa destruction".
Bien que je ne me considère pas anti-spéciste (au sens où j'admets la relative supériorité de l'homme sur l'animal), je considère que les animaux n'ont pas à souffrir, et que l'être humain n'a pas à les faire souffrir inutilement. Il s'agit bien d'une question morale, et a fortiori politique. Et je suis d'ailleurs pour l'abolition de la viande.

6/ "Vous êtes panthéistes, vous louez un culte au Dieu Nature"

Je ne sais combien de fois j'ai pu l'entendre celle-là. Si je milite pour l'abolition de la viande, ce n'est pas parce que je veux respecter la nature, ou je ne sais quoi, mais parce que les animaux souffrent. Je ne suis pas pour la non intervention de l'être humain sur son univers, je ne suis pas spécialement écolo-panthéo-bio-naturaliste, je refuse simplement une souffrance inutile. Point barre. Aucune admiration ou je ne sais quelle connerie, envers la nature.

7/ "L'homme est un carnivore par nature, c'est naturel pour lui de manger de la viande"

Ici on retourne l'argument. Après nous avoir accusé de panthéisme, on nous accuse de vouloir défier la nature (faudrait savoir qui lui voue un culte ?).
Très honnêtement, l'argument du naturel ne me touche aucunement. J'avoue bien volontiers, que l'homme peut avoir été carnivore depuis l'aube de l'humanité, je m'en tamponne le coquillard. L'argument du naturel est utilisé quand ça arrange... La femelle dans la plupart des espèces animales garde les enfants. Le mâle la domine en général. Est-ce là un coup d'arrêt au féminisme ? Aucunement. Le viol pourrait bien être présent dans la nature que ça ne le légitimerait pas moralement à mes yeux. Je vous passe bien entendu les arguments les plus pitoyables entendus dans cette veine... Oh et puis non, allez pour le plaisir ! Voilà ce que nous dit Dominique Lestel, éthologue et philosophe, auteur de ce merveilleux ouvrage, Apologie du Carnivore :

« C'est l'illusion puritaine de croire qu'on peut éliminer tout ce qui nous gêne - l'Axe du Mal, comme dirait Bush », «cela contribue à exprimer sa supériorité sur les pauvres carnivores qui vont finir en Enfer, qui est présenté d'ailleurs comme un gigantesque barbecue !», «L'esprit gentil qui veut sincèrement éliminer le mal nie complètement l'équilibre du monde basé sur la coexistence des contraires», «les végétariens éthiques comme tous les obsédés du Bien, croient qu'il existe des solutions simples et gratuites pour régler les problèmes du monde : quelle naïveté ! », « Dans Disneyworld, une sensiblerie mal placée est aussi pernicieuse que le sadisme».

Je me propose d'aller lui couper les testicules prochainement pour rétablir l'équilibre de ce monde (il penche trop vers le bien en ce moment).
Je constate donc que l'appel à la nature est quasi omniprésent chez les détracteurs du végétalisme. Pourtant j'aimerais comprendre en quoi des poules élevées dans des hangars immenses, bourrées d'antibiotiques, d'hormones et autres joyeusetés, ne voyant qu'une seule fois le jour de leur triste vie lorsqu'elles sont transportées en camion vers des abattoirs, relève du butin du chasseur ancestral.


8/ "Tu m'emmerdes avec ce sujet. C'est pas que je me voile la face, c'est que ça ne m'intéresse pas".

Lorsqu'un ami veut à tout prix me montrer la vidéo Youtube d'un but marqué par je ne sais quel sportif, je râle, ça ne m'intéresse pas. En revanche, quand je veux lui montrer une vidéo d'abattoir, il ne râle pas de désintéret. Il me supplie de ne pas la mettre, ou de cliquer sur stop. Parce qu'en majorité les gens ne supportent pas d'observer la conséquence de leurs actes. Pourquoi ? Pas parce qu'ils se désintéressent de la question animale (du fait qu'ils aient mieux à faire), mais bien parce qu'ils n'assument rien, parce qu'ils sont lâches.
Lorsqu'on me montre une chose qui ne m'intéresse simplement pas, je ne ferme pas les yeux comme un gosse devant le film du dimanche soir. Je m'en lasse. Ce n'est pas le cas de 90% des omnivores devant un reportage sur ce qu'ils ont dans leur assiette.
Qui parmi vous est capable d'aller tuer ce qu'il mange ? Je suis persuadé que si vous aviez ne serait-ce que vu le boeuf au moment de sa mort se faire égorger vous auriez du mal à manger une bouchée de votre entrecôte.
C'est d'ailleurs pour cela que j'ai décidé de devenir végéta*ien. Ca m'est venu d'un coup. À ce moment là je me suis dit "Assume ce que tu fais. Serais-tu capable de voir la mort de la bête et surtout de tuer toi même l'animal que tu manges ?" La réponse était évidente. Là décision était alors logique et implacable. Ou bien j'assumais mes actes et je pouvais être fier (ou au moins non honteux) de ce que je faisais au jour le jour, ou bien je continuais à être lâche et à me réfugier derrière je ne sais quelle raison pseudo philosophique absurde et contradictoire.


9/ "Tu es rentré(e) dans une secte ? Tu t'es fait embrigadé(e), c'est ça !"

Comme précisé au dessus, ça m'est venu tout seul, je ne connaissais pas un seul végétarien dans mon entourage. J'ai juste usé de ma raison pour le coup. La majorité des "omnivores" (il faut bien trouver un nom par souci de simplicité, il n'y a aucun mépris dans le fait de donner un nom aux gens qui suivent ce régime [je précise parce qu'on m'a déjà accusé de ça...]) ne se sont jamais posé une seule fois la question (tout comme moi pendant plus de 20 ans) de la souffrance animale (il était évident que c'était débile ou ridicule), mais ne se genent pas pour mettre en doute ton manque de réflexion sur la question. Au final, en général, le débat d'idées tourne court et vire à l'agression. Les arguments et les réponses s'enchaînent, dans une totale incohérence et avec une mauvaise foi incroyable.
"Tu es panthéiste", "ce n'est pas naturel", "attention, tu as écrasé une fourmi là", "Hey tu veux une bonne tranche de bifsteak ?! Hahaha", etc.


Je passe rapidement, pour finir, sur le fait que le végétalisme paraisse être un mode de vie "extrémiste", et illégitime.
Pourquoi refuser de manger des oeufs ? Parce que la majorité des poules qui pondent ces oeufs sont "élevées" en batterie, dans des cages, entassées, à l'abri de la lumière du jour. Parce qu'en comparaison, cela reviendrait à enfermer toute leur vie, 5 humains dans une cabine téléphonique. Cette promiscuité (et on pourra reparler du naturel, ici) est tellement défavorable à l'épanouissement de la vie, qu'elle entraîne folie et cannibalisme. C'est pourquoi on coupe leur bec avec une lame chauffée à blanc.
Les mâles qui sortent des machines d'incubation ne servent à rien dans la production d'oeufs. C'est pourquoi ces poussins sont broyés vivants à la naissance (ils serviront entre autres aux pâtés pour chien, chat) y compris dans les productions dites "biologiques". Les poules qui ne donnent plus d'oeufs finissent à l'abattoir comme les autres (pour devenir des cubes Knorr, des nuggets, ou des cordons bleu, si leur chair est trop abimée par les conditions d'élevage).
Pour ta question Rolinh, j'accepterais en revanche, a priori (mais je ne me suis pas encore réellement penché sur la question) de consommer des oeufs de poules élevées par mes soins dans un grand jardin, où elles viveraient en paix.

En ce qui concerne les produits laitiers, c'est bien pire en un sens. La vache ne donne pas de lait naturellement. Tout comme une femme, elle produit du lait uniquement pour sa progéniture. C'est pourquoi une vache est en permanence réinséminée tout le long de sa triste vie, et que le veau est retiré à la mère dès sa naissance pour qu'on puisse prendre le lait qui lui "appartient". Les vaches sont considérées comme des machines à lait, y compris dans les fermes biologiques (ou non biologiques), au point que la population en vient à croire que l'animal produit constamment du lait et que le prélever relève quasiment de la bonne action ("tu comprends, sinon la vache ça lui fait mal").

Enfin, à savoir, les fromages sont caillés avec de la présure ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sure ), pour la quasi totalité de provenance animale. Il s'agit d'une enzyme prélevée dans la "caillette" (l'estomac) du veau, de l'agneau, etc. Par conséquent, la majorité des fromages ne conviennent pas aux dits végétariens.


na kraïou : Je suis parfaitement d'accord avec toi, je préfère un omnivore qui a réfléchi à la question et qui est cohérent, qu'un végétalien qui l'est parce que ses parents le sont. Une végétarienne m'a demandé récemment pourquoi j'étais végétalien. Elle m'a répondu "Ah mais je pourrais pas, le fromage c'est trop bon"... Retour à l'argument 1...

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#14 Le 14/08/2011, à 05:23

Grünt

Re : Végétalien-ne-s ?


Red flashing lights. I bet they mean something.

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#15 Le 14/08/2011, à 06:41

Sopo les Râ

Re : Végétalien-ne-s ?

ArkSeth a écrit :
Omniia a écrit :

Comme quasiment tout le monde le serait d'ailleurs.

Quasiment, ouais. Exception faite des tueurs en série et des gens à qui cette manière de traiter les animaux fait gagner plein de sous.

roll


La sieste, c'est maintenant.
   * * *
« J'ai l'intention de vivre éternellement. Pour l'instant, tout se passe comme prévu. »

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#16 Le 14/08/2011, à 08:01

hopimet

Re : Végétalien-ne-s ?

Omniia a écrit :

Donc non, je ne considère pas du tout les omnivores comme des abrutis, mais parfois comme des lâches, qui veulent tout sauf réfléchir à la question.

Et voilà, quand on est pas des abrutis, on est des lâches. Pourquoi ce besoin de revendiquer et d'insulter les autres ?

#17 Le 14/08/2011, à 10:06

tamir

Re : Végétalien-ne-s ?

yanightmare a écrit :

Pour l'anecdote personnelle (qui vaut ce qu'elle vaut) je suis végétalien depuis 4 mois et je ne me suis jamais senti autant en pleine forme. Je prends de la B12 de temps en temps, ça s'arrête là.

Je trouve ça relativement aberrant de considérer que si tout va bien sur 4 mois, tout va bien à long terme... La plupart des carences se développent en beaucoup plus longtemps que ça. Et il y a pas que les vitamines dans la vie, par exemple les carences en fer tu connais (et pour avoir été carencée, va pas me dire que oui mais les épinards tout ça, quand tu es une fille et que tu te carences naturellement, c'est pas simple de trouver des apports en fer suffisants hors viande rouge (et hors cures de médocs)) ? Après, je dis pas que le régime végétalien est forcément déséquilibré, juste qu'il faut passer carrément plus de temps à réfléchir à ce qu'on mange pour que ça soit équilibré en tout, et que tout le monde n'a pas ce temps.


yanightmare a écrit :

Là où il y a mésentente, c'est que nombre de végétaliens (tout comme moi) considèrent cela comme un combat politique. Il ne s'agit pas d'une simple éthique de vie personnelle, mais bien d'un combat contre la cruauté, contre une souffrance qui ne vaut rien face à un plaisir éphémère. Je considère que ce système doit être éradiqué. Si je ne mange plus d'animaux torturés ce n'est pas juste pour soulager ma conscience (bien qu'en partie, forcément) mais pour refuser un système que je ne cautionne pas. Si je ne le cautionne pas c'est qu'il me pose problème moralement. Et s'il me pose problème moralement, je ne veux pas juste "ne pas y participer", mais "participer à sa destruction".

Vu comme ça, les témoins de Jéhovah ont parfaitement raison de venir nous déranger à domicile, parce qu'ils pensent agir pour le bien de l'humanité et refuser un système athée qu'ils ne cautionnent pas ? Le problème de ton argument, c'est que dans un combat politique et/ou éthique et/ou moral, il y a plein de points de vue différents qui peuvent être valables simultanément, et si il faut écouter systématiquement tous les camps, on a pas fini... Donc j'estime que oui, on a le droit d'avoir la paix si on veut pas en parler. C'est comme les gens qui "imposent" linux à leur entourage parce que c'est libre, que c'est mieux, toussa, ça donne une mauvaise image de linux et ça dessert la distribition plus qu'autre chose. En parler, oui, mais imposer une discussion à quelqu'un qui n'en veut pas, non.

yanightmare a écrit :

Je constate donc que l'appel à la nature est quasi omniprésent chez les détracteurs du végétalisme. Pourtant j'aimerais comprendre en quoi des poules élevées dans des hangars immenses, bourrées d'antibiotiques, d'hormones et autres joyeusetés, ne voyant qu'une seule fois le jour de leur triste vie lorsqu'elles sont transportées en camion vers des abattoirs, relève du butin du chasseur ancestral.

Quid des oeufs de poules élevées en plein air ? On en trouve dans presque tous les supermarchés...


yanightmare a écrit :

Lorsqu'un ami veut à tout prix me montrer la vidéo Youtube d'un but marqué par je ne sais quel sportif, je râle, ça ne m'intéresse pas. En revanche, quand je veux lui montrer une vidéo d'abattoir, il ne râle pas de désintéret. Il me supplie de ne pas la mettre, ou de cliquer sur stop. Parce qu'en majorité les gens ne supportent pas d'observer la conséquence de leurs actes. Pourquoi ? Pas parce qu'ils se désintéressent de la question animale (du fait qu'ils aient mieux à faire), mais bien parce qu'ils n'assument rien, parce qu'ils sont lâches.

Pas d'accord, je n'irai pas plus regarder de vidéos d'abattoir que regarder des reportages de bloc opératoire ou d'urgences (dans les deux cas ça me file la nausée). Et pourtant, je pense que tu seras d'accord avec moi que dans ce deuxième cas, ce n'est pas une histoire de conséquences des actes. Ce n'est pas parce qu'il y a une orgie de sang par exemple que la scène est immorale, et on ne peut pas voir sur une vidéo en quoi les animaux souffrent ou pas (j'ai déjà crié sous anésthésie locale, alors que je n'avais pas "mal"). Donc l'argument de la vidéo n'est pas pertinent (c'est comme les vidéos contre les ivg en ce qui me concerne : ça joue à fond sur l'émotionnel, et il n'y a aucun argument solide dedans).

Qui plus est, traiter les gens de lâche, c'est aussi jouer sur l'émotionnel, mais je trouve que ça abîme plus l'image des végétarien/liens qu'autre chose (ça donne une image extrémiste et intolérant). Surtout qu'en général, quand on commence à insulter les gens, c'est qu'on a plus d'argument qui tienne la route.

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#18 Le 14/08/2011, à 10:15

billou

Re : Végétalien-ne-s ?

Je suis omnivore, et ça ne m'empêche pas de penser comme lui, ta réponse c'est de la mauvaise fois hopimet, il ne t'insulte pas, il te donne son ressenti.

M'enfin clairement, il y a de la mauvaise foie des deux cotés, avec par exemple, le fait d'être végétarien et d'au moins manger des oeufs, sortir l'excuse des cages à poule, c'était absurde, certaines personnes vérifient bien sur la boîte que ce sont des oeufs de poules élevées en plein air !

J'aurais vraiment du mal à me passer de viande, et je l'assumme (ce qui ne m'empêche pas de réfléchir sur la question), j'ai un travail assez physique, et mon corps en réclame un peu de temps en temps, reste que je ne suis pas un gros consommateur, je doit manger un peu de viande et/ou de poisson une à deux fois par semaine, et encore, très rarement de la viande rouge.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'avant de penser à dire aux gens d'arrêter de manger de la viande, il faudrait déjà penser à les convaincre d'en manger moins, pas seulement pour des conditions écologiques (environnement et élévage de masse), empathique (abbatage massif des animaux, de plus en plus par égorgement, sans compter le taff de merde des mecs qui se forcent à bosser là dedans), mais aussi pour leur propre santé, on n'en a jamais autant mangé qu'à notre époque, et on n'a jamais eu autant de problèmes de santé en relation avec la surbouffe/malbouffe.
Le problème très clairement, est similaire aux diverses drogues douces ou dure, la viande, si t'es pas "sevré" t'es accroc, le gout, les nutriments, ton corps te supplie parfois de macher dans un bon morceau de viande rouge, surtout si t'as certaines carences, que tu bouffe n'importe comment, et que tu connais absolument pas la cuisine sans viande ou avec très peu; et ça, c'est sans compter que l'on est tenté absolument partout, autant chez soit, que dehors.

Déjà rien qu'éduquer les gens sur les associations céréales/légumineuses, ça serait bien... On mange rarement des haricots rouges/blancs/azuki avec des pâtes, et pourtant ça donne une mélange délicieux bien cuisiné, et surtout très digeste et nutritif ! Et ça n'est qu'un exemple parmis d'autres, en mangeant moins de viande, j'ai du me forcer à faire connaissance avec d'autres céréales, telles que l'amarante (rhaaa les céréales soufflées d'amarante  au miel dans du lait !!), le quinoa, sarrazin, etc... Qui sont parfois plus digeste que le blé (on en mange tellement, que diverses formes d'intolérances au gluten apparaissent de plus en plus).
Même le sucre je l'ai redécouvert, avec du sucre non raffiné, qui contient encore tous les minéraux nécessaires à la bonne ingestion du sucre (et puis le parfum que ça a mhhhh !)

Enfin bref, faut donner le goût aux gens de découvrir de nouveaux horizons, si tu commences à leur dire qu'ils font de la merde et qu'ils se tapent de la mort des animaux qu'ils bouffent, forcément ils vont se braquer, et l'orgeuil, l'égo, prendront le dessus, car se remettre en question n'est jamais facile, surtout quand on a éduqué de telle façon, qu'on a toujours vécu ainsi.... Un peu de tact !

Dernière modification par billou (Le 14/08/2011, à 10:17)

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#19 Le 14/08/2011, à 10:23

side

Re : Végétalien-ne-s ?

Omniia a écrit :

Je n'ai foi en rien.

A priori si. Sinon tu ne serais pas végé.

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#20 Le 14/08/2011, à 10:51

Sopo les Râ

Re : Végétalien-ne-s ?

billou a écrit :

si tu commences à leur dire qu'ils font de la merde et qu'ils se tapent de la mort des animaux qu'ils bouffent, forcément ils vont se braquer

Ce n'est pas ce qu'elle dit. Au contraire, elle pense que tout le monde est sensible au sort des animaux (et donc que les omnivores se voilent la face).


La sieste, c'est maintenant.
   * * *
« J'ai l'intention de vivre éternellement. Pour l'instant, tout se passe comme prévu. »

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#21 Le 14/08/2011, à 11:00

helly

Re : Végétalien-ne-s ?

koshie-Final-Release a écrit :

Salut,

Moi ça m'intéressse de savoir comment on peut survivre en ne mangeant QUE des légumes. Que ce soit moralement et physiquement. La viande, hm...

Coupain !
Steack tartare, saucisses confites \o/


Archlinux-wmii-dwb.
Un problème résolu ? Faites le savoir en mettant [résolu] à côté du titre de votre topic.
Un problème non résolu ? Faites le savoir en insultant ceux qui cherchent à vous aider.
Un site bleu super remasterised©, un wiki cherchant des volontaires pour traduire un site.

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#22 Le 14/08/2011, à 11:03

helly

Re : Végétalien-ne-s ?

na kraïou a écrit :

Alors toi aussi, tu as été influencé par quelqu’un. tongue

Par ailleurs, les vidéos d’abattoirs, ce n’est pas un argument rationnel, mais émotionnel. Mais après, chacun ses motivations, chacun ses choix.

moissonneuse_batteuse1550cws.jpg
Et ça, s’pas un génocide ?
Bon donc je suis un carnivore convaincu, mais j’aime bien piquer aussi dans la cuisine des végéta?iens avec par exemple les saucisses végétales. C’est super bon ça aussi !


Archlinux-wmii-dwb.
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Un site bleu super remasterised©, un wiki cherchant des volontaires pour traduire un site.

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#23 Le 14/08/2011, à 11:07

Marie-Lou

Re : Végétalien-ne-s ?

Omniia a écrit :

La plupart d'entre eux se voilent totalement la face je crois. Comme moi il y a peu de temps.

En fait c'est sans doute un peu plus compliqué que ça, dans la mesure où même chez les mangeurs de viande se déploient des pratiques différenciées de consommation de viande. L'anthropologie de l'alimentation montre par exemple (voire Le sang et la chair de Noélie Vialles) que, d'un côté, ceux qu'elle nomme les sarcophages (mangeurs de chair) privilégient les viandes dont on ne peut aisément deviner de quel animal elles proviennent (et privilégient ainsi les viandes blanches) là où les zoophages (mangeurs d'animaux) n'ont pas ce problème et consomment des mets dont l'origine est identifiable.

On a donc, chez les mangeurs de viande, des pratiques opposées permettant de gérer le rapport à la mort animale et une éventuelle culpabilité. Sur le plan moral, on peut trouver cela hypocrite, ou que sais-je. Sur le plan factuel en tout cas, les pratiques concrètes montrent qu'une description en deux camps, végétariens vs. mangeurs de viande, est un peu trop simpliste.


Compte clôturé

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#24 Le 14/08/2011, à 11:28

billou

Re : Végétalien-ne-s ?

Sopo les Râ a écrit :
billou a écrit :

si tu commences à leur dire qu'ils font de la merde et qu'ils se tapent de la mort des animaux qu'ils bouffent, forcément ils vont se braquer

Ce n'est pas ce qu'elle dit. Au contraire, elle pense que tout le monde est sensible au sort des animaux (et donc que les omnivores se voilent la face).

Dire aux gens directement qu'ils se voilent la face, c'est les contraindre à affronter une réalité, et ce genre de chose là se fait en douceur, sinon ils se braquent.
Comme je le disais tu ne peut pas remettre en question comme ça le mode de vie que quelqu'un aurait depuis des années, voir sa naissances, ve genre de changement doit être le fruit d'une mûre réflexion personnelle, et ne peut s'obtenir du jour au lendemain dans nos conditions de vie.
Moi même j'ai mis du temps à changer mes habitudes alimentaires, et j'ai encore beaucoup de travail de ce coté avant d'atteindre l'idéal que je me suis fixé, et il en va de même dans la vie de tous les jours, beaucoup de facteurs extérieurs influent sur la façon dont on vit, et dont on assumme ou pas nos idées, et faisons certains choix.
Et encore, j'ai eu quelques facilités, je m'estime moi même être en marge, avec des idées différentes "de la masse", j'achète uniquement ce qui m'est vraiment nécessaire dans l'optique du long terme, jamais d'achats compulsifs, je n'ai pas de voiture, n'estimant pas en avoir besoin (un scooter me suffit, ça revient beaucoup moins cher), ne vivant pas en couple, je fais de la colocation, je ne fume pas, ne bois pas (sauf monaco tongue ), n'ai jamais touché à une quelconque drogue, je travaille à mi temps pour disposer d'un rythme de vie plus tranquille, et de temps, pour "profiter", j'estime clairement que ce n'est pas parce que d'autres se foutent de tout, que je dois baisser les bras à mon échelle, dans mon quotidien, etc...

En gros, mon choix de régime alimentaire n'étaient que la suite logique de ces choix de vie... Ce qui n'est pas forcément le cas de tout le monde.

Bref, quand je parle de tact, il faut faire preuve d'un minimum de psychologie, d'empathie, pour se mettre deux minutes à la place de quelqu'un d'autre, et pour le végétalisme, le végétarisme, ou tout autre facteur culinaire, il y a de nombreux facteurs dans la vie d'une personne à prendre en compte... On change sur la durée, et avec de la volonté, et exposer ses idées à quelqu'un doit impliquer de ne pas chercher à changer ses habitudes, s'il en a envie, il le fera de lui même, l'important, c'est qu'il y ait un échange, du dialogue sur le sujet, surtout pas d'agression verbale, ce qu'il faut, c'est faire tomber le mur, ouvrir l'esprit des autres.


Ps : faut aussi voir que certaines personnes n'ont pas forcément été élevé de la même façon concernant le respect de la vie, de fait, beaucoup se foutent de jeter leur papier par terre, de faire attention à leur prochain, de se retrouver dans une forme de complicité passive dans leur quotidien pour toute chose, certains pensent même que les êtres humains sont supérieurs à tout autre être vivant, j'en ai même entendu certains dire qu'ils pensaient que nous étions des dieux pour eux, par rapport à leur condition et la façon dont ils nous perçoivent, c'est pour dire... L'humilité a rarement été le point fort de l'espèce humaine...

Dernière modification par billou (Le 14/08/2011, à 11:33)

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#25 Le 14/08/2011, à 11:32

DaveNull

Re : Végétalien-ne-s ?

C'est vrai qu'il y a de quoi s'indigner, pour ce qui est des conditions d’élevage industriel des animaux dans la souffrance, toussa.
Cependant, ne serait-ce pas un peu plus pertinent, non pas de boycotter totalement la nourriture d'origine animale, mais seulement celle d'origine industrielle.
Ce n'est pas l'objet "viande" qui vous révolte (du moins dans vos argumentaires), mais le mode opératoire qui nous permet de l'obtenir industriellement.

J'ai une amie dont les parents élèvent des vaches de manière non-industrielle. J'ai visité leur exploitation.
Ils ont une vingtaine de vaches, qui courent toutes dans les prés. Sans exceptions. Avec assez d'espace pour toutes (c'est grand et vert, l'Ardèche wink).
Quand ils en tuent une pour faire des steaks, c'est un boucher professionnel qui le fait, et il sait les tuer d'un seul coup, sans souffrance (les éleveurs en question sont très pointilleux sur ce point, non pas pour de nobles raisons éthiques, mais par-ce que ça altère le goût de la viande).

Pour conclure, je dirais juste que je  trouverais vachement plus logique de râles contre ces horribles pratiques industrielles en n'achetant que des viandes comme ça.
Bon, ok, c'est super cher, mais on nous dit bien qu'on mange beaucoup trop de viande... Un steak tous les 15 jours, ou 3 semaines, c'est niquel pour la santé...


« Ce pangramme autodescriptif en hommage à Douglas Hofstadter, Lee Sallows, Jacques Pitrat, Nicolas Graner et Éric Angelini contient exactement dix-sept a, un b, onze c, huit d, trente-cinq e, cinq f, neuf g, six h, vingt-quatre i, deux j, un k, sept l, six m, vingt-six n, onze o, huit p, huit q, onze r, quinze s, vingt-sept t, dix-sept u, quatre v, deux w, neuf x, un y, et cinq z. »
— oulipo

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